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Guerre à la drogue : quand la Commission européenne fume la moquette

La rédaction

16 mars 2009 (Nouvelle Solidarité) – Dans son dernier rapport daté du 10 mars 2009, la Commission européenne analyse l’évolution du marché mondial des stupéfiants entre 1998 et 2007.

Avant que la Commission européenne ne présente son rapport à la conférence organisée par la Commission sur les drogues narcotiques (CND) des Nations Unies à Vienne, Jacques Barrot, commissaire en charge de la justice, la liberté et la sécurité, également vice-président de la Commission européenne, affirmait qu’ « à Vienne, nous ne pourrons pas nous limiter à quantifier les objectifs. Nous devrons chercher à attaquer le phénomène mondial de la drogue, basé sur des preuves factuelles ».

On espère que Barrot n’a pas pris le temps de lire ce rapport, qui présente une analyse de l’évolution du phénomène drogue entre 1998 et 2007, car ses conclusions sont unanimement accueillies comme une victoire du lobby de la drogue et des apôtres de la légalisation.

Premier scandale, le rapport a été pour l’essentiel composé et écrit par un professeur américain du Maryland, Peter Reuter. Ce dernier est un « senior economist » du Drug Policy Research Center de la Rand Corporation, un think tank washingtonien en général favorable à toutes les guerres géopolitiques, à part celle qui vise la drogue. Reuter a écrit des livres comme Les bévues des guerres à la drogue, apprendre d’autres vices, d’autres lieux et d’autres époques, ou Le crime désorganisé : l’économie de la main visible. Aujourd’hui, le rapport de Reuter se lit comme une réfutation systématique de ce qui fut le cœur de l’hypothèse LaRouche sur ce trafic formulé dès 1978 dans le livre Dope Inc.

Pour LaRouche, faire la « guerre à la drogue » veut dire avant tout s’attaquer aux complicités dans le monde financier. Dès 1978, l’hégémonie des banques britanniques dans les paradis fiscaux laissait soupçonner leur rôle primordial dans l’existence d’un marché solidement structuré, de haut en bas.

Pour Reuter, « les marchés de la drogue sont, pour l’essentiel, compétitifs et non pas organisés verticalement ou dominé par quelques dealers ou cartels. Les liens entre le terrorisme et les insurrections armées sont importantes mais se limitent à quelques endroits, telles que l’Afghanistan et la Colombie ».

L’étude prétend également fournir des « estimations réalistes » sur la taille du marché en terme de revenu annuel. Elle présente le chiffre de 70 milliards d’euros, à peu près la moitié du montant annoncé par l’Office des Nations Unies sur la drogue et le crime (UNODC) qui elle parle de 125 milliards d’euros.

Une fois la drogue réduite à sa réalité purement sociologique, le lecteur ne peut que se contenter d’une politique anti-drogue qui se concentre sur la « réduction des risques et des dommages », une politique « toujours controversée dans certains pays, bien que gagnant du terrain ailleurs, qui y voient un moyen efficace de réduire les maladies liées à la toxicomanie, le désordre social et la mortalité ».

Poussant l’argumentation, Reuter et sa bande finissent par établir que « la politique consistant à prohiber la drogue a provoqué des dommages substantiels non désirés dont la plupart étaient prévisibles ». Page 51, le rapport écrit qu’il n’est pas très difficile de constater des cas précis : « Par exemple, le fait de limiter la vente de seringues dans le cadre de la lutte anti-drogue, conduit les consommateurs à échanger des aiguilles contaminées et accélère la transmission de sang contaminé et du VIH. Dans certaines circonstances, l’application stricte des loi anti-cannabis, en vue de réduire le nombre de consommateurs, a des conséquences graves sur les perspectives d’emploi d’un certain nombre d’usagers arbitrairement choisis qui finissent avec des condamnations pénales… »

D’autres dommages sont manifestes sur le plan macropolitique : « La stabilité de la Colombie a été affectée durant une longue période par les efforts intenses pour contrôler les cultures de coca qui offrent des revenus lucratifs au rebelles du FARC protégeant les cultivateurs de la coca contre le gouvernement. L’assaut du gouvernement mexicain contre les trafiquants depuis 2006 a été un des facteurs qui a généré une vague de meurtres horribles qui ont discrédité la légitimité du gouvernement mexicain à tous les niveaux. L’épandage d’herbicides sur les champs de coca a provoqué non seulement des dommages environnementaux, mais a obligé les paysans à élargir la taille des zones de production, une culture qui elle-même porte atteinte à la qualité des sols. L’incarcération d’un grand nombre d’individus pour la vente de la drogue a abouti au fait qu’un nombre croissant d’enfants se trouve privé de ses parents pendant de longues périodes… »

Les compilations d’arguments sophistes de Reuter ont été publiées par l’American Enterprise Institute (AEI) cette boite à idées créée pour lutter contre Franklin Delano Roosevelt et vaste pépinière des neo-conservateurs américains.

« La guerre à la drogue a échoué : c’est l’Europe qui le dit », jubile Arnaud Aubron, un des fondateurs de Rue89, sur son blog Drogues News où il met en exergue les paroles de Sir Keith Morris, l’ancien ambassadeur britannique en Colombie et membre du Conseil privé de la Reine d’Angleterre qui déclarait cyniquement en avril 2003 que « La guerre à la drogue ne peut être gagnée parce que c’est une guerre contre la nature humaine ».

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La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

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S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

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Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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