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Handelsblatt : La finance de l’ombre représente une nouvelle bombe atomique

La rédaction

7 février 2011 (Nouvelle Solidarité) – Un article en date du 3 février du correspondant du quotidien allemand Handelsblatt, Gabor Steingart, revient sur le danger d’une nouvelle explosion du système financier international, réalité clairement mise en lumière par la publication du rapport de la Commission américaine d’enquête sur la crise financière (FCIC), présidée par le démocrate Phil Angelides.

Sans mentionner le « rapport Angelides », Steingart estime lui aussi que la crise actuelle n’est pas du tout résolue et que si l’on ne prévient pas la « prochaine crise », son impact sera celui de l’explosion d’une « bombe nucléaire » entraînant tout dans la destruction.

Sans détailler une alternative viable, l’article évoque cependant des sujets rarement abordés dans la presse allemande et européenne.

D’abord, Steingart constate que, si les hommes politiques semblent infectés par le « syndrome du sauvetage » et se démènent sans compter en faveur du sauvetage des banques, ils portent bien peu d’attention à ces machines à faire du fric que sont les hedge funds [fonds de performance].

Et cela, en dépit du fait que le « volume total de tout les [produits financiers dérivés], "seulement" de 18000 milliards de dollars en 1995, est passé à 400000 milliards de dollars actuellement (x 22), alors que le PIB mondial a seulement doublé sur la même période. »

« A l’heure actuelle, les dérivés sur le pétrole représentent dix fois le volume du pétrole physique sur le marché », affirme Steingart, qui cite le patron de l’autorité des marchés financiers britannique Lord Turner expliquant que « la scène financière s’est déconnectée de la réalité (…) et dispose d’une telle puissance qu’elle peut détruire des industries et des pays entiers ».

« Dans l’ombre, écrit Steingart, existe désormais un endroit où des milliers de milliards de dollars s’écoulent comme la pluie dans le Rhin (…) Des nouveaux risques systémiques se font jour alors que, d’après les autorités américaines, quelque 16000 milliards de dollars circulent dans le "système bancaire de l’ombre" ». Et il ajoute : « En Europe, jusqu’ici, les chiffres officiels ne sont pas encore disponibles ».

« Personne dans le secteur financier ignore ces risques », poursuit Steingart. Pourtant, « Personne s’empêche d’en profiter. Car les banques régulées ont des liens avec ceux qui ne le sont pas, via des chemins opaques. Si le monde est condamné à sombrer, il existe toujours des gens qui chercheront à en tirer leur profit. Samir Asaaf, un cadre dirigeant de la banque HSBC à Londres évoque "la bombe nucléaire" qui se construit là. Elle n’explosera pas, ni aujourd’hui, ni demain. Cependant, ce qui se passera après demain, il ne le dit pas. »

« S’il existe une ressemblance avec la crise financière du passé, c’est l’absence totale de vision de la part de nos dirigeants. Les systèmes d’alerte précoce de la Banque centrale allemande, les régulateurs des marchés et le Ministère des finances sont restés muets à l’heure du danger. Ils resteront muets la prochaine fois. Le jour où la nouvelle crise frappera le monde, elle touchera sévèrement le responsable politique. La crise, qu’il a lui-même créé, le prendra par surprise ».

Implicitement, cette analyse souligne l’urgence d’un changement politique en faveur de ceux qui, en France et aux Etats-Unis, n’ont pas manqué de vision pour vous annoncer sur ce site cette crise et les remèdes à y apporter. Allez-vous les rejoindre avant qu’il ne soit trop tard ?

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Pour creuser :

Voir les 3 commentaires

  • petite souris • 08/02/2011 - 11:28

    Le patron de l’autorité des marchés financiers britannique Lord Turner explique que « la scène financière s’est déconnectée de la réalité (…) et dispose d’une telle puissance qu’elle peut détruire des industries et des pays entiers ».

    Comment, à un tel poste de pouvoir et de responsabilité, un homme peut-il dire cela comme un constat tel qu’"il fait beau aujourd’hui !" et ne RIEN FAIRE ?

    1° comprend-il les conséquences réelles de ce qu’il avance ?
    2° a-t-il réellement un pouvoir ?
    3° est-ce que ce constat est la conséquence voulue de ce qui a été fait ?
    4° son objectif professionnel atteint, est-il fier de son résultat ?

    Enfin, je ne suis qu’une petite souris et je ne comprends pas toujours ce que fait l’homme, chez nous il n’y a pas de banques, sauf des planques pour le fromage....

    • sousou • 08/02/2011 - 13:00

      Il y a une justice immanente, qu’on le veuille ou non ! Et comme souvent, c’est quand les choses vont à leurs terme que l’on peut dire que l’on sort du gué.
      Obwana, est le Gorbatchev US, sans aucun doute. Me souviens d’une phrase de Nikita Groutchev, qui disait : Les capitalistes nous vendront la corde pour les pendre ! C’est fait !
      On ne peut diriger des pays comme le faisait les US sans retour de bâton, tout a une fin, sauf les bananes qui en ont deux. LOl

    Répondre à ce message

  • arcane • 08/02/2011 - 13:33

    Nous avons laissé les experts financiers, scientifiques, politiques organiser le monde.
    Laissez nous faire, on s’occupe de tout.
    OUPS c’est la qu’est le probleme, les experts, les techniciens, ont certe des talents de mise en application et de realisation concrete mais en aucun cas ils n’onr la capacité de fixer quelles valeurs doivent constituer et animer notre monde.
    Comment peut on laisser ces techniciens accomplir notre travail et notre travail, c’est tous ceux qui portent en eux
    les valeurs comme le partage, la cooperation, la complementarité, qui veulent un monde ou chacun doit etre en mesure de se nourrir, et de se loger.

    Un monde ou la VIE est respectee, ou chaque acte posé est reflechit avec ses conséquences .
    Quand je dis la VIE c’est toute la VIE, Humaine, Animale Végétale et Minérale. Tout cela participe à une seule conscience indivisible.
    C’est à nous porteur de ces valeurs de décider avec plus de Vigueur car il se trouve que ces porteurs de valeurs ont peur ou ne se sentent pas capable face à ces experts
    qui eux ont cette qualité de volonté, et d’assurance mais ce n’est pas leur rôle.
    Leur Rôle est de developper les details techniques scientifiques politique economiques permettant à ces valeurs fondamentales de prendre forme.
    Nous sommes trop en retrait et ils prennent une place qui n’est pas la leur car l’Univers n’aime pas le vide.
    Osons partout ou nous sommes DE REMETTRE ces experts
    à leur noble place et nous à la notre

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

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Jacques Cheminade
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