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Hedge Funds : les opérateurs sont nerveux

La rédaction

La réunion des ministres des Finances du G7 à Essen, les 9 et 10 février, n’a débouché que sur la perspective de créer une commission chargée de préparer, d’ici la mi-mai, une feuille de route préliminaire en vue d’une certaine transparence des fonds spéculatifs (ou « fonds sauterelles »). Cependant, c’en était déjà trop pour ces vautours et ceux qui les contrôlent. Cette nervosité s’explique moins par la timide initiative du gouvernement allemand que par le fait que deux puissantes institutions américaines cherchent à renforcer les contrôles : 1 ) la commission des opérations en Bourse (SEC), qui enquête sur des délits d’initié soupçonnés à Wall Street, a émis un questionnaire sur les relations entre fonds et banques, le volume de transactions, etc, et 2 ) le député démocrate Charles Rangel organise des auditions à la commission des Finances (qu’il préside) en vue d’une proposition de loi prévoyant des régulations pour les hedge funds.

Le Financial Times, l’organe des intérêts financiers de Londres, reflétait cette nervosité dans deux articles récents. Le 14 février, l’édition en langue allemande du quotidien a publié un commentaire apparemment favorable à l’initiative de transparence, bien que louant en même temps les effets positifs des fonds, tout en déplorant l’écho international donné en 2005 aux propos de l’ex-dirigeant du SPD, Franz Müntefering, contre les « fonds sauterelles ». Selon ce commentaire de Wolfgang Muenchau, ils ont eu pour effet d’isoler l’Allemagne sur le plan international. « A Wall Street, les remarques de Müntefering ont été considérées comme de l’antisémitisme pur, parce que nombre des fonds d’investissement privés cités sur sa liste avaient des noms juifs ». Evoquant une calomnie des détracteurs de fonds qui avait circulé en 2005, il ajouta qu’« un diplomate allemand de haut rang s’est plaint il y a quelque temps des difficultés qu’il avait eues à l’époque pour calmer les banquiers américains enragés ».

Le lendemain, l’édition internationale du Financial Times publiait une interview de Müntefering, qui est vice-chancelier de la grande Coalition depuis novembre 2005. Bertrand Benoit, correspondant à Berlin, écrivait : « La position de M. Müntefering est modérée par rapport à celles de certains de ses compatriotes. Si on peut se fier aux sondages d’opinion, les investisseurs actifs, en raison des douloureuses restructurations souvent imposées aux sociétés dont ils détiennent des parts, se retrouvent à peu près au même rang que les bourreaux d’enfants sur la liste des personnes les plus haïes par le public. Les sauterelles, dit-il, sont ceux qui agissent sans le moindre égard aux conséquences pour les travailleurs et pour le peuple, et qui essaient, avec les masses d’argent dont elles disposent, de faire encore plus d’argent le plus vite possible. Mais en fin de compte, il y a toujours quelqu’un qui doit payer. »

Le vice-chancelier affirme de son côté que « l’argent en soi n’est pas mauvais. Mais il existe une industrie financière, active à l’échelle mondiale, qui a très peu à voir avec l’esprit d’entrepreneur classique. Certains se conduisent de manière responsable, d’autres non. C’est pourquoi je pense que nous avons besoin de règles pour assurer que cette industrie, cette forme moderne de capitalisme, respecte les considérations d’une économie de marché sociale. » Selon ce commentaire, Müntefering voudrait étendre les règles existant en Allemagne à toute l’Europe et, si possible, au monde. Il a annoncé son intention d’en parler au niveau du G8 en mai, lorsqu’il présidera une réunion des ministres des Affaires sociales à Dresde pour discuter de « La dimension sociale de la mondialisation ».

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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