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« Il y a une vie après l’euro », Helga Zepp-LaRouche appelle à un référendum en Allemagne !

La rédaction

Extraits de l’intervention d’Helga Zepp-LaRouche, présidente de notre parti frère, le Büso, filmée le 9 septembre et diffusée sur internet.


Chers concitoyens,

Le temps nous est compté. En démissionnant, Jürgen Stark est désormais, après Axel Weber, le deuxième économiste en chef allemand de la Banque centrale européenne (ECB) à quitter le bateau. Tous deux ont jeté l’éponge. Ainsi, ceux qui s’érigeaient en gardiens de la stabilité monétaire au sein de la BCE sont partis.

La démission de Jürgen Stark est motivée par le fait que la BCE s’oriente de plus en plus vers l’achat de titres toxiques. Après ceux du Portugal, de la Grèce et de l’Irlande, ce sont les titres de l’Espagne et de l’Italie. Or cette politique mène directement à l’hyperinflation. De fait, la BCE est devenue la « bad bank » [« banque poubelle » ou plus élégamment : structure de défaisance – Ndt.] de l’Europe.

De toute évidence, un conflit a vu le jour entre le patron de la BCE Jean-Claude Trichet, véritable valet de l’oligarchie financière centrée à Londres, et ceux qui prennent au sérieux la charte de la BCE stipulant que sa mission unique se résume à défendre la stabilité de l’euro.

Si l’on ajoute à ces divergences au sein de l’Institut d’émission la cacophonie résultant des déclarations des dirigeants européens, on arrive à la conclusion que l’expérience de l’euro a échoué !

Rappelons ici que l’euro fut imposé à l’Allemagne comme prix à payer pour sa réunification et que le peuple allemand ne fut jamais consulté par référendum. La conclusion est simple : l’Allemagne doit quitter au plus vite la zone euro, et tous les traités européens, de Maastricht à Lisbonne, doivent être annulés. Nous devons immédiatement introduire un nouveau D-Mark et rétablir notre souveraineté sur notre monnaie et notre économie. C’est la seule façon d’éviter que la situation ne finisse en chaos. Le passage au nouveau mark doit être accompagné de la mise en oeuvre d’un Trennbankensystem (principe de séparation bancaire entre banques de dépôt et banques d’affaires, identique au Glass-Steagall Act de Franklin Roosevelt), protégeant le crédit au service de l’économie réelle et effaçant les milliers de milliards de titrisations toxiques.

La Grèce

Chaque jour la situation s’aggrave. Si l’on examine la situation grecque, on constate immédiatement que les politiques d’austérité imposées par la troïka (UE, FMI, BCE) ont échoué. Le ministre grec de l’Economie a averti que le pays est au bord de l’explosion sociale. Il a fallu 17 000 policiers pour protéger le Premier ministre face à 25 000 manifestants, lors de la foire commerciale qui s’est tenue à Thessalonique. Pompiers, étudiants, garde-côtes, la police elle-même et le mouvement des « Indignés », tous manifestent contre ceux qui ont « vendu » le pays. En même temps, le commissaire européen en charge de l’Energie, Günther Oettinger, a proposé qu’on envoie une sorte de « casques bleus » en Grèce, des fonctionnaires internationaux mandatés pour mener les privatisations des sociétés appartenant à l’Etat, notamment la vente de certaines îles grecques, et même la collecte des impôts. Au XIXe siècle, ce genre de politique avait fini par provoquer des soulèvements armés contre les puissances coloniales. En Grèce, le peuple garde aussi un souvenir peu attrayant du type de politiques imposées par l’Allemagne il y a soixante-dix ans… C’est évident, l’euro a créé exactement le contraire de la paix en Europe.

(…) Cette politique [de bad bank], qui est celle de la BCE et de la Réserve fédérale américaine, nous conduira rapidement à une hyperinflation semblable à celle de l’Allemagne de Weimar en 1923. Seulement, cette fois-ci, cette inflation touchera non pas un seul pays, mais toute la région transatlantique, et de là, le reste du monde. En Allemagne, chaque famille se souvient que l’hyperinflation est la forme la plus brutale d’expropriation qui puisse frapper le citoyen ordinaire.

(…) Angela Merkel a précipité l’Allemagne au fond du trou avec la combinaison de sa politique européenne et énergétique. Elle demande désormais qu’on modifie les traités européens afin que l’Union européenne puisse enfin devenir une transferunion [union fiscale européenne. Son adoption nécessite modification de la Constitution allemande - NdT]. Cependant, la loi fondamentale allemande, article 146, soumet toute modification de la Constitution allemande à un référendum populaire. C’est pourquoi j’en appelle à organiser immédiatement un référendum sur le retour au Mark et la question de notre souveraineté économique, afin de mettre un terme aux politiques menées par les cercles dirigeants au pouvoir en vue d’imposer une dictature derrière le dos des citoyens.

Aidez-moi ainsi que mon mouvement, le Büso, à sauver l’Allemagne de cette politique meurtrière. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a une vie après l’euro ! Aidez-nous à introduire un nouveau D-mark pour en finir avec cette économie de casino grâce à un nouveau Glass-Steagall !

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  • petite souris • 19/09/2011 - 23:59

    La monnaie est un des éléments essentiel de la constitution d’un état. L’euro n’étant pas la monnaie d’un état, l’euro est mort certes.
    Cependant, en priorité, il faut séparer les métiers de banque afin de sauver ce qui peut l’être, puis d’avoir une banque d’état par une nationalisation de l’une d’entre elles, ensuite émettre du crédit à très long terme et à très bas taux pour des travaux d’infra-structures qui donnera du travail aux uns et des facilités de transport pour certains de marchandises fabriquées par d’autres
    Alors nous aurons un développement réel pour la France.

    Répondre à ce message

  • fLeens • 19/09/2011 - 09:58

    Se défaire de l’Euro serait une erreur pour les Européens et une victoire pour les Anglo-américains et le Dollar. Les Européens tireront le plus grand bénéfice d’une réelle solidarité. L’Euro est malade du fait que la zone Euro n’a pas de politique de solidarité budgétaire comme c’est le cas entre les différents Landers du temps du D-Mark. Au contraire, c’est la concurrence qui est la règle entre les pays de l’Euro et l’Allemagne a exploité la situation à plein en baissant le coût salarial du travail chez elle et en imposant un Euro exagérément fort vis-à-vis du Dollar. De plus, elle a pu imposer ses produits en Europe grâce aussi au crédit facile octroyé aux pays faibles de la zone Euro.

    La solution, entre autres, est de changer la règle Européenne qui impose aux Etats de chercher leur financement auprès des banques privées (18% pour la Grèce aujourd’hui) comme c’était le cas par le passé et de leur permettre de recevoir l’argent directement auprès de la Banque centrale européenne 1,5 %. À cela il faudra ajouter une réelle politique de développement économique de tous les pays de l’Eurozone comme cela a été fait entre les différentes zones de l’Allemagne après la réunification. Par ailleurs, il faudra aussi s’attaquer à l’injustice fiscale et aux bas salaires pour permettre une juste répartition des richesses.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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