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Helga Zepp-LaRouche : la crise financière finira-t-elle en guerre mondiale ?

La rédaction

Par Helga-Zepp LaRouche,
présidente de notre parti frère en Allemagne, le Büso

(Extrait)

L’histoire nous livre hélas de nombreux exemples de crises économiques et financières qui se terminent en guerres, et même, au XXe siècle, en guerres mondiales. Alors qu’il apparaît de plus en plus clairement qu’une série de faillites d’Etats annonce la fin du système financier actuel, la combinaison d’une escalade militaire en Afghanistan, de pair avec une frappe contre l’Iran peut déclencher une réaction en chaîne conduisant le monde à un « nouvel âge de ténèbres ».

D’après des sources bien renseignées, les préparatifs et la mise en place d’une coalition pour une attaque contre l’Iran, ainsi qu’une offensive de grande envergure en Afghanistan ce printemps, ont été au centre de plusieurs discussions lors du sommet sur la Sécurité nucléaire de Washington, les 12 et 13 avril.

Ainsi, un environnement se trouve créé, prenant prétexte de l’acquisition possible de l’arme atomique par Téhéran, pour justifier une frappe militaire rapide, dans le pur style de la propagande mensongère britannique concernant les « armes de destruction massive » en Irak. Pourtant, comme on le sait aujourd’hui, ces armes n’ont jamais été trouvées. Et pourtant, le dernier rapport des services de renseignement américain, le National Intelligence Estimate, continue à affirmer que l’Iran pourrait disposer de telles armes dans les trois ou cinq années à venir.

Aussi bien le New York Times que le quotidien israélien Ha’aretz rapportent que Ronald Lauder, le président du Congrès juif mondial, a obtenu le feu vert du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou avant d’envoyer sa lettre ouverte au Président Obama publié dans le Washington Post et le Wall Street Journal. Dans cette lettre, Lauder met en garde contre les « ambitions nucléaires » et les intentions « génocidaires » du régime iranien. La lettre rappelle que les Etats-Unis se sont engagés à ne jamais tolérer que l’Iran se dote de l’arme nucléaire.

La démarche de l’ambassadrice américaine à l’ONU, Mme Susan Rice, contribue tout autant à créer un climat favorable à une frappe contre l’Iran. Le 14 avril, pendant trois heures, Mme Rice a tenté de convaincre la Chine, la Russie, la France, l’Angleterre et les représentants allemands de durcir les sanctions contre l’Iran. Parmi les mesures proposées figurent un embargo sur les livraisons d’armes, le droit de saisir des bateaux soupçonnés de transporter des matériaux pour le programme nucléaire iranien, des mesures pénalisant les investissements étrangers dans le secteur de l’énergie en Iran et des mesures à l’encontre des dirigeants des pasdarans, des sociétés et d’institutions financières iraniennes. Dans ce contexte, il faut noter la lettre envoyée au président Obama, signée par 76 sénateurs et 333 membres de la chambre des représentants des Etats-Unis, demandant des sanctions américaines « pénalisantes » contre l’Iran, et ceci, quelque soit le vote sur les sanctions à l’ONU.

Les signataires demandent également qu’Obama avalise la loi « Iran Refined Petroleum Sanctions Act », déjà voté par le Congrès, qui rend illégale toute relation avec une société américaine ou étrangère impliqué dans le secteur pétrolier iranien. Sans surprise, la publication de cette lettre fut financée par l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC).

Vu tout ce battement de tambour pour le durcissement des sanctions contre l’Iran, constatons que la Chine refuse d’entrer dans le jeu et qu’Ahmet Davutoglu, le ministre turc des Affaires étrangères, rappelle au monde le fait que les sanctions tuent en premier lieu les enfants, comme ce fut le cas en Irak. Peu avant la guerre contre l’Irak, environ un million de personnes, dont de nombreux enfants, sont mort à cause des sanctions. A l’époque, cet auteur avait fondé le « Comité pour sauver les enfants d’Irak » qui envoya de l’aide sur place et transporta un certain nombre d’enfants irakiens malades vers l’Europe et les Etats-Unis pour des soins médicaux.

Aujourd’hui, Israël accuse la Syrie d’avoir fourni des missiles SCUD de longue portée au Hezbollah libanais, une accusation rejetée avec force par les autorités syriennes. D’après le New York Times, un haut responsable israélien craint que le Hezbollah, soutenu par l’Iran, pourrait frapper Israël pour venger une frappe israélienne contre les installations nucléaires iraniennes.

Les commentaires d’Obama de mardi dernier, disant que le conflit au Moyen Orient est « un enjeu vital de la sécurité nationale américaine », phrase qualifiée de « tournant radical » de la politique étrangère américaine, pourraient être le prélude à un scénario dit d’« allié en rupture de ban ». [Privé soudainement d’un soutien jusqu’ici inconditionnel des Etats-Unis, Israël se verrait obligé de faire cavalier seul - Ndt]

Mercredi, le général David Petraeus a annoncé pour ce printemps une vaste offensive en Afghanistan dans la région de Kandahar. En réalité, cette offensive a déjà commencé, avec des opérations spéciales contre les dirigeants des talibans en vue d’une offensive terrestre. Parmi les forces spéciales engagées, il y a la fameuse Force Delta, les commandos de marine (Navy SEALs) ainsi que des forces du Joint Special Operations Command (JSOC) et les Rangers de l’armée de terre.

Un article dans le quotidien britannique The Guardian rapporte que, bien qu’Obama ait annoncé vouloir retirer les troupes américaines avant la fin 2011, la construction de pistes aériennes et de casernes à Camp Leatherneck dans la province du Helmand, laisse présager que les dirigeants militaires comptent s’y installer pendant des longues années. (…)


Article complet : ICI (en allemand dans Neue Solidarität)


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  • petite souris • 21/04/2010 - 17:53

    Très intéressant en effet.

    Je n’oublie pas que nous sommes dans l’année chinoise du Tigre, ces années du tigre sont notoirement turbulentes : agitation politique, coups d’état, et catastrophes frappent souvent pendant ces années débordantes d’action.

    Répondre à ce message

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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