Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

12 novembre - Jacques Cheminade : A la juste colère des gilets jaunes Lire 12 novembre - 13 décembre, Clichy - L’urgence climatique est un leurre Lire 12 novembre - M. Blanquer, le budget Education 2019 vous condamne à l’impuissance Lire
AccueilActualité
Brèves

Hillary Clinton veut affamer « les chiens de guerre »

La rédaction

5 février 2009 (Nouvelle Solidarité), Paris – Mercredi, le nouveau Secrétaire d’Etat américain Hillary Clinton a fait savoir que les Etats-Unis envisagaient de réduire, autant que ce peut, l’emploi des sociétés militaires et de sécurité privées (SMP) dans des missions à l’étranger.

Elle précisa que le rôle de ces entreprises serait désormais surveillé au plus près par l’Etat. Cette nouvelle suit la décision du gouvernement irakien d’interdire à la société Blackwater d’exercer sa profession sur son territoire.

Cette société, dont la proximité avec la droite religieuse et la clique Bush-Cheney est notoire, avait provoqué en 2007 l’ire de l’opinion publique internationale quand les vigiles surarmés de Blackwater avaient tué, sans véritable raison, 17 civils, lors du passage d’un convoi que la société sécurisait.

Cette arrogance découle notamment du fait que les « mercenaires sans frontières » ne sont redevables, ni devant la loi du pays dans lequel ils opèrent, ni devant les tribunaux de l’armée américaine. Rappelons ici qu’un certain nombre « d’interrogateurs », à l’œuvre à Abou Graïb et à Guantanamo, ont pu se livrer sans trop d’états d’âme, grâce à ce statut, à des actes qualifiés désormais de torture.

L’Inspecteur général du Département d’Etat, le général Harold W. Geisel, dont la Commission sur les fournisseurs de l’armée annonce un audit sur Blackwater d’ici mars, s’est déclaré « pas surpris » de la décision irakienne, car de toute façon, son ministère planifiait de forcer le départ de cette société hors de ce pays.

Si Hillary Clinton s’était engagée pendant sa campagne électorale à réduire le rôle du privé dans les missions militaires, Barack Obama avait accusé dès 2007 Blackwater d’agir « avec le plus grand mépris pour la vie irakienne ». Il avait notamment proposé une loi pour réguler l’activité des SMP et menacé que toutes celles qui n’y soumettraient pas, seraient « poursuivies ».

Hillary Clinton indiquait mercredi que l’Administration avait déjà serré les boulons à Blackwater depuis la décision irakienne du 29 janvier. Cependant, une autre société est appelée à prendre le relais pour protéger au mieux les quelques 300 employés de l’ambassade américaine à Bagdad.

Or, à peine quelques jours avant la fin de la présidence Bush, le gouvernement américain a statué qu’une société britannique, Aegis Defence, travaillait selon les normes dans le secteur et donc se qualifiait sans problème pour ce travail. En effet, le 14 janvier, dans un audit, le bureau de l’Inspecteur général pour la reconstruction en Irak notait les performances à Aegis entre « satisfaisantes et excellentes ».

Aegis a été fondé par le Colonel britannique Tim Spicer, un ancien commando de la marine écossaise. Aegis était le nouveau nom de la société Sandline, anciennement Executive Outcomes (EO), également fondée au début des années 1990 par Spicer et très impliquée dans les guerres de la Nouvelle Guinée en 1997 et la Sierra Leone en 1998.

Spicer est un proche de Simon Mann, un ancien capitaine du SAS britannique actuellement en prison au Zimbabwe pour avoir fomenté un coup d’état en Guinée Equatoriale financé par Mark Thatcher, le fils de la dame de fer. A la tête d’Aegis, derrière Spicer, qui ne fait qu’office de VRP, on retrouve le Field Marshal Lord Peter Inge, ancien chef d’état-major de l’armée britannique et coauteur, avec quatre autres anciens chefs d’états-majors, du triste rapport proposant des frappes nucléaires préventives, comme « nouvelle » stratégie à adopter pour l’OTAN de demain...

Cependant, vu les déclarations actuelles, on peut espérer que les jours d’Aegis soient également compté.

Hillary Clinton a d’ailleurs déclaré : « Je suis certainement de ceux qui pensent que l’on devrait, autant que possible, réduire notre dépendance des sociétés militaires privées ». « Si on peut aller jusqu’au bannissement, cela me semble improbable pour l’instant, mais nous devrions nous engager à revoir leur rôle avec grande attention pour définir quand elles pourront être employé et quand elles ne le pourront pas ».

Cependant, disait-elle, nous sommes devant un dilemme en Irak. « La réduction du nombre de troupes américaines, comme le président Obama l’a demandé dans son programme électoral, pourrait bien signifier que les privées joueront encore un rôle. Nous allons retirer nos troupes… Alors, comment fournir la sécurité aux fonctions civiles est une question bien difficile… »

Pour conclure, notons que depuis que le retrait des troupes américaines d’Irak se précise, une soudaine prolifération, certainement « spontanée » des actes de piratage ouvre deux nouveaux marchés pour les « mercenaires sans frontières » : celui des pirates et celui de ceux qui les protègent…

A lire : Mercenaires sans frontières, les « chiens de guerre » de la mondialisation

Pour creuser le sujet : focus

Un message, un commentaire ?


form pet message commentaire
Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

  • dra • 07/02/2009 - 00:13

    Si les mercenaires américains quittent l’Irak on ne peut que s’en féliciter .
    Mais s’ils sont remplacé par les hommes de Spicer, des anglais !, on a tout a craindre .............

    • michel49 • 07/02/2009 - 10:46

      Afin de mieux les reconnaître, ne pourrait-on leur donner un bel uniforme noir avec des insignes : deux eclairs d’argent sur le col et une jolie tête de mort sur la casquette ?

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard