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Hyperinflation des produits alimentaires : Pourquoi ?

La rédaction

Non seulement le système financier se désintègre, mais l’hyperinflation des prix des matières premières et particulièrement de l’alimentaire, révèle pour ceux qui ne voulait le voir que c’est tout un modèle économique qui est en faillite

14 août 2007 (LPAC) - Non seulement le système financier se désintègre, mais l’hyperinflation des prix des matières premières et particulièrement de l’alimentaire, révèle pour ceux qui ne voulait le voir que c’est tout un modèle économique qui est en faillite. Le prix du lait explose de partout dans le monde. La poudre de lait, utilisée par les éleveurs pour nourrir le bétail comme le veau, et par l’industrie agro-alimentaire pour produire les produits laitiers comme les yaourts, est passée en 12 mois de 2 090 à 4 000 euros la tonne.

En France, les produits laitiers sont attendus à la hausse de 4 à 5 % pour le moins et le litre de lait pourrait grimper de 10 %.
En Afrique, le prix du lait a doublé avec les conséquences que l’ont imagine pour une population déjà en détresse alimentaire.

Aux Etats-Unis, le prix du gallon (3,8 litres) de lait est en hausse de 15 % et certains produits laitiers atteignent des prix 50 % supérieur à ce qu’ils étaient il y a six mois. En Allemagne, les accords entre industriels et grandes surfaces ont conduits le prix de la plaquette de beurre de 250 grammes de 0,79 à 1,19 euros depuis le 1er août, le prix du fromage blanc a bondi de 40 %.

Si le prix général du panier alimentaire moyen a subit une inflation rampante depuis 2002, cette forte inflation du lait ne fait que révéler un phénomène d’hyperinflation généralisé. Voici, selon le site internet de L’Express, les 5 principaux produits hors laitiers qui seraient touchés :

  • Œufs : de + 5 à + 10 %
  • Bière : de + 5 à + 7 %
  • Jambon : + 6,5 %
  • Biscuits : de + 7 à + 10 %
  • Poulet : + 14 %

Sans compter les pâtes, le riz, le soja et l’huile dont les prix mondiaux explosent également.

Ces hausses arrivent à un moment où la plupart des ménages vivent déjà sur la corde raide et où l’ensemble des populations humaines sont en situation difficile voir de forte précarité. Les ONG et autres banques alimentaires qui fournissent de l’aide humanitaire aux populations en grandes difficultés sont obligées de diminuer leurs achats et donc leurs livraisons, ne pouvant faire face à la hausse générale des prix.

Mais que se passe t-il ?

Les médias débitent tous les mêmes arguments : 1) la Chine avale tous les aliments du monde, en volume et en produits nouveaux pour leur marché, comme les yaourts ; 2) la folie des biocarburants avale tous le maïs. Si le « c’est les chinois » n’est que du bourre-mou, la culpabilité des biocarburants est réelle, néanmoins ce n’est pas la seule cause. En voici quelques autres :

  • Les stocks mondiaux de céréales diminuent d’années en années, et le phénomène a démarré bien avant les biocarburants. Les stocks de riz sont à leurs plus bas depuis les années 70. Sous le joug du GATT puis de l’OMC, les nations ont été forcées à abandonner leurs politiques de réserves pour se reposer uniquement sur les « marchés mondiaux ».
  • Les « petits » producteurs de lait ont été amenés à abandonner leur activité dans de nombreux pays à cause des niveaux élevés de l’investissement de base et des prix bas auxquels leur production était achetée. La France compte encore 3,8 millions de vaches laitières, élevées par 100 000 agriculteurs, mais 5 000 de ces éleveurs abandonnent chaque année leur activité pour pouvoir continuer à vivre. Pour les remplacer, de grandes exploitations laitières ont été installées dans certaines zones du monde comme en Haïti ou dans l’Idaho, où souvent les ouvriers sont traités comme des esclaves.
    En mars dernier, le sénateur américain du Vermont Patrick Leahy a engagé une procédure pour sauver les producteurs laitiers, qui ne pourront se maintenir à moins de leur garantir un prix minimum juste, pour leur production.
  • ADM, Cargill, Bunge, Kraft et quelques autres des cartels céréaliers affichent des profits record. Au-delà de l’arnaque des biocarburants, c’est le racket qui en est la cause. Ce que les producteurs touchent de l’argent dépensé par le consommateur final n’est qu’une part infime du prix affiché. Jadis aux Etats-Unis, les producteurs de lait touchaient entre 60 et 70 % du prix de vente au détail, désormais c’est moitié moins.
  • Le mauvais temps vient s’ajouter à tout cela et aux faibles moyens de l’agriculture en général dans le monde, ce qui provoque des pénuries. La sécheresse en Australie a diminué la production de lait d’un milliard de litre pour une production mondiale de 620 milliards de litres.

Manque de mécanismes d’investissement, libre-échange et cartellisation viennent donc s’ajouter à la folie spéculative des biocarburants pour détruire le cycle agro-industriel nourrissant les populations, au Nord comme au Sud. Le sous-investissement chronique dont souffre l’agriculture dans le monde comme l’ensemble des secteurs productifs, n’est la conséquence du système d’hyperspéculation que l’on a laissé se développer sous le nom de mondialisation, en réalité un système d’oligarchie. Seulement dans le cadre d’un nouveau Bretton Woods -un système international réguler par les gouvernements pour un développement mutuel des nations et des peuples- ces problèmes pourront être résolus.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

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Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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