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Il y a 47 ans, l’assassinat de JFK nous précipitait dans la crise d’aujourd’hui

La rédaction

Par Jeffrey Steinberg, Executive Intelligence Review (EIR)


Washington, le 22 novembre 2010,

Le 22 novembre 1963, une fois de plus, les réseaux impérialistes britanniques assassinaient un grand Président américain, en la personne de John F. Kennedy. [1] Cet assassinat et son étouffement par la Commission Warren ouvrirent la voie à l’opération britannique de destruction des Etats-Unis qui arrive maintenant à son dénouement.

Aujourd’hui, il ne reste que très peu d’aspects de cette affaire qui soient encore un mystère. Le mobile, les commanditaires et même le pédigree du commando ont été largement dévoilés, bien qu’une infime partie du peuple américain connaisse la vérité. On ne pouvait rêver meilleur hommage à la mémoire de JFK que la republication récente du livre Dope, Inc. , commissionné par Lyndon LaRouche. C’est dans ce livre publié pour la première fois en 1979 et régulièrement mis à jour depuis par l’EIR, que la véritable nature de cette opération britannique a été exposée en détail pour la première fois. Plusieurs chapitres sont consacrés à la société Permindex, un faux-nez du renseignement britannique, dont le Procureur de la Nouvelle-Orléans Jim Garrison avait poursuivi en 1967 un des conspirateurs clés, Clay Shaw, ce qui l’amena à deux doigts de faire exploser toute cette cabale britannique. [2]

John Kennedy fut assassiné avant tout parce qu’il avait écouté les sages recommandations des généraux Douglas MacArthur et Dwight Eisenhower, son prédécesseur à la présidence, en décidant de ne jamais engager les Etats-Unis dans une guerre terrestre en Asie. Après avoir affronté et défait les barons de l’acier de Wall Street, Kennedy retira les soldats américains d’Indochine. Il aurait pu être un nouveau Franklin Roosevelt et c’est pour cela que la Couronne britannique décida qu’il devait mourir. Permindex, société de droit canadien basée à Montréal et créée de toutes pièces par les réseaux du renseignement britannique, servit de relais au commando français (mais basé en Espagne), qui ciblait simultanément le Président de Gaulle et le dirigeant de la société nationale italienne des pétroles (ENI) Enrico Mattei, et le déploya au Mexique pour préparer l’assassinat de Dallas, dans l’Etat voisin du Texas. Les trois tueurs traversèrent la frontière pour mener à bien leur plan et revinrent aussitôt le travail accompli. Lee Harvey Oswald servit de bouc-émissaire et fut assassiné dès le lendemain, en direct à la télé, devant des millions d’Américains effarés. Un an plus tard, la Commission Warren nommée par le Président pour faire toute la lumière sur l’assassinat, étouffa la piste britannique, valida la théorie fumeuse du « tireur isolé » et perpétua par ses mensonges flagrants le règne de la peur dans la tête de deux générations d’Américains. Rien de surprenant toutefois lorsque l’on sait que les travaux de la Commission furent menés par John J. McCloy et Allen Dulles (ancien directeur de la CIA), deux ex-financiers de Wall Street recrutés par les intérêts britanniques pour mener la politique d’impérialisme économique des Etats-Unis post-Roosevelt.

En lisant les 26 volumes du rapport Warren, le Procureur Garrison arriva à la conclusion qu’il lui fallait poursuivre les pistes que la Commission avait ignorées ou étouffées. Il ouvrit une enquête contre les réseaux Permindex de la Nouvelle-Orléans qui étaient impliqués dans la préparation de l’assassinat, y compris la mise en place du paravent Oswald. Garrison finit par inculper l’homme d’affaire néo-orléanais et anglophile notoire Clay Shaw pour son implication dans le complot ayant mené à l’assassinat du Président des Etats-Unis, un procès raconté en détail par Garrison lui-même dans son livre On the Trail of the Assassins . Toutefois, de nombreuses interférences dans la procédure judiciaire, y compris une série de meurtres contre des témoins clés, aboutit de justesse à l’acquittement de Shaw.

Par la suite, Jim Garrison reconnut en Dope, Inc. le récit le plus exact de ses propres investigations et conclusions sur l’assassinat de JFK. En 1984, il signa l’appel pour une commission d’enquête indépendante sur le traquenard judiciaire dont furent victimes Lyndon LaRouche et certains de ses collaborateurs, et qui aboutit en 1989 à leur emprisonnement.

Lyndon LaRouche et les auteurs de Dope, Inc. ont pertinemment resitué les preuves du complot contre Kennedy dans la longue histoire des assassinats britanniques de Présidents américains et de la guerre, toujours en cours, entre le Système américain d’économie politique et le Système britannique impérial-monétariste. John Kennedy et son frère Bobby sont tombés au champ d’honneur de cette guerre. Comme LaRouche l’a récemment souligné dans une série de textes, l’assassinat du Président Kennedy fut un tournant crucial pour les Etats-Unis. Il nous précipita dans la longue spirale infernale qui nous amène jusqu’à la crise existentielle d’aujourd’hui. La mort de JFK nous propulsa dans la guerre du Vietnam et conduisit aux assassinats de Robert Kennedy et Martin Luther King, qui rendirent possible l’élection de Nixon, celui qui présida en 1971 à la destruction finale du système de Bretton Woods de Franklin Roosevelt.


[1Voir le dossier de l’EIR sur les assassinats de Abraham Lincoln, James Garfield, William McKinley et John Kennedy : Why the British Kill American Presidents – ndt.

[2Permindex fut créée en 1958 par l’avocat canadien Mortimer Louis Bloomfield. Avant de superviser le recrutement de la division 5 du FBI (contre-espionnage), Bloomfield fut recruté par le Special Operation Executive britannique, dans le cadre de l’opération de pénétration du renseignement américain par les services secret de sa Majesté. Pour les services de renseignement français, il fut au centre du financement de l’OAS visant à assassiner de Gaulle et maintenir la France empêtrée dans la guerre d’Algérie – ndt.

Voir les 3 commentaires

  • Vae Victis • 27/11/2010 - 14:50

    Pourquoi vous ne donnez pas l’identité de celui qui tua Oswald, le très britannique Jack Rubinstein  ? Affaire de petit détail sans doute !!
    C’est un peu douteux pour des gens qui ont l’amour de la vérité !!

    Répondre à ce message

  • petite souris • 24/11/2010 - 23:20

    Le XX° siècle, à partir de la crise de 29/30 fut excessivement meurtrier pour certains hommes de bien et de peuples innocents pour que quelques uns s’enrichissent.
    L’égoïsme toujours et partout.

    Malraux aurait-il raison lorsqu’il affirmait ou souhaitait que le XXI° siècle serait religieux ou ne serait pas ?
    La religion comme source de réflexion sur l’humanité sur le sens de la dignité de l’homme, bien sûr.

    Répondre à ce message

  • ? • 24/11/2010 - 19:46

    Il est probable que la couronne britannique a participé aux assassinats de J.F.Kennedy, 3000 autres personnes le 11 septembre 2001... et quelques millions encore a travers le monde... Viet Nam, Afghanistan, Irak pour faire court...mais il évident que les commanditaires et bénéficiaires de ces crimes et pillages sont aussi des étasuniens.

    Répondre à ce message

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La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

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