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Ils veulent tuer RFI !

La rédaction

17 février 2009 (Nouvelle Solidarité) — Nous reprenons ci-dessous, en entier, la lettre ouverte adressée à Nicolas Sarkozy, par les sections syndicales de FO, SNJ, et CGT, de Radio France Internationale. La lettre demande l’arrêt immédiat du plan social actuellement en cours dans cette société à 100% publique, qui prévoit des licenciements secs d’un employé sur quatre !

Au moment du licenciement de Richard Labevière, ancien rédacteur en chef de la radio, pour des motifs politiques, nous avions déjà eu l’occasion de dénoncer le mélange de genres à la tête de RFI. En effet, c’est Christine Ockrent, la femme du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui a été nommée Directrice générale de RFI. Mais RFI fait désormais partie de la société Audiovisuel extérieur de la France (AEF) qui regroupe RFI, France 24 et TV5 monde, sous la présidence d’Alain de Pouzhilac. Or, voilà que cette lettre dénonce un autre mélange de genres, tout aussi dangereux : Alain de Pouzilhac, est également président du Joagroupe, un groupe de casinos, à capitaux nord-américains, exploitant 20 établissements en France ! Voilà quelque chose qui ne contribuera pas à faire taire les rumeurs sur les liaisons dangereuses de Bernard Kouchner avec l’argent.

par les sections syndicales FO, SNJ, CGT de Radio France Internationale
(Lettre parue dans Libération daté du 11 février 2009)

Monsieur le Président, sauvez RFI

Monsieur le Président, depuis une semaine votre état major prétendait qu’il n’y avait pas eu de propositions concrètes dans la grande manifestation des salariés le 29 janvier. Et pourtant si, il y en avait au moins une : le retrait du plan social prévoyant de licencier une personne sur quatre à RFI. Cette revendication là vous concerne directement et personnellement, Monsieur le Président, car RFI appartient à 100 % à l’Etat.

Dans votre intervention télévisée vous avez déclaré que « la question de l’emploi est cruciale. Tout doit être mis en œuvre pour sauver des emplois (…) Il faut tout faire pour éviter les licenciements. » Bravo ! Mais alors commencez donc par donner l’exemple dans les entreprises publiques ! RFI est actuellement une exception : c’est la seule société de service public où un plan social est en cours. Il ne s’agit pas de non remplacement de départs en retraite comme dans la fonction publique. Ce n’est pas non plus un plan de départs volontaires comme à France Télévision. Non, il s’agit bel et bien chez nous de gens qu’on va jeter à la rue contre leur gré, donc de casse sociale. Notre direction prétend qu’il faut en passer par là pour nous moderniser. A votre avis, licencier en pleine crise, c’est-à-dire condamner plusieurs centaines de famille à la déchéance sociale est-ce vraiment là un signe de modernité pour une entreprise et à plus forte raison pour une entreprise publique ?

« La crise s’abat sur nous. C’est à moi de protéger les gens », dites-vous. Alors commencez donc par là où c’est le plus évident et le plus facile : chez vous. Un seul coup de téléphone de votre part suffit pour préserver l’emploi à RFI. Demandez le retrait du plan social. Vous pouvez le faire. Vous avez l’ardente obligation morale de le faire !

Si RFI devait être une exception, de celle-là, nous nous serions bien passé. En revanche, nous nous singularisons avec fierté dans beaucoup d’autres domaines. Nous avons, par exemple, largement plus d’auditeurs, et de loin, que RTL, Europe1, France Inter et France Info réunies.

Ainsi, RFI est-elle numéro 1 dans la plus grande ville francophone dans le monde, à Kinshasa [République démocratique du Congo], avec près de 1 million d’auditeurs, devant tout les autres radios locales et internationales. Le premier groupe de radio privé en France, le groupe RTL dispose d’un budget largement supérieur à celui de RFI pour une audience globale plus de deux fois inférieure.

RFI se singularise également en étant un peu plus qu’une simple société nationale de programmes. Elle est un organe de souveraineté qui fut longtemps le seul à remplir une double mission : une mission d’influence, la France devant rivaliser avec les grands médias internationaux ; et une mission culturelle, la France devant promouvoir sa langue et ses valeurs (démocratie et confrontation des opinions, droits de l’homme, défense du multilatéralisme, laïcité, diversité culturelle, art de vivre). Aujourd’hui RFI n’est plus seule. Elle est rattachée à l’AEF qui rassemble France 24 et TV 5. Le problème c’est qu’on veut déshabiller la radio pour habiller la télévision. RFI est un bel outil au service de la France et de la francophonie. Hélas on est en train de le casser. Cette voix risque de s’étrangler.

Post scriptum : une question subsidiaire Monsieur le Président : savez-vous que RFI et l’Audiovisuel extérieur de la France pratiquent la confusion des genres à grande échelle ? Non seulement notre directrice générale, Christine Ockrent est l’épouse du ministre des affaires étrangères, mais ce que l’on sait moins c’est que notre président Alain de Pouzilhac cumule ses fonctions avec une présidence dans un groupe de casinos exploitant 20 établissements de jeux d’argent en France. Il s’agit de Joagroupe, une société qui plus est à capitaux nord-américains. Alors, nous vous le demandons, Monsieur le Président : n’est-ce pas choquant ?

(Pour plus des renseignements aller sur http://rfiriposte.wordpress.com.

Une pétition on-line peut être signée en allant directement sur http://www.mesopinions.com/detail-petition.php?ID_PETITION=70bc1bc1fbc2b5b732569cd223f4adc4#signer-petition)

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  • souha • 25/02/2009 - 20:52

    oui
    la bataille ne s’arrete la
    bravo Richard, vs n’etes pas seul
    personne ne chasse les insectes, hein ?
    en avance Messieurs Richard, Deniau,Coq et UlYsse

    Répondre à ce message

  • dra • 17/02/2009 - 23:46

    "Faites ce que je dis pas ce que je fais "

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

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La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

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Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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