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Irak : le « changement » américain ne résoudra pas le problème

La rédaction

Le changement de politique vis-à-vis l’Irak que l’administration Bush a annoncé à grands renforts de publicité est voué à l’échec. Ce plan prévoit la création d’un gouvernement « provisoire » avant juin 2004, qui sera désigné par une assemblée de délégués choisis par les chefs tribaux et les notables des dix-huit provinces irakiennes. Après la reconnaissance du gouvernement provisoire et le transfert de souveraineté, il est prévu, avant fin 2005, la rédaction d’une constitution et la tenue d’élections. En même temps, comme l’ont clairement exprimé Paul Bremer et le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, l’armée américaine a l’intention de rester sur place. En d’autres termes, « c’est la souveraineté, mais c’est nous qui dirigerons » ;. Il est cependant illusoire de penser qu’un pays puisse être « en partie » ; souverain ; il est souverain ou ne l’est pas.

Ce changement de politique indique toutefois le niveau de panique qui règne à la Maison-Blanche face au renforcement de la résistance irakienne. Néanmoins, cela ne représente pas une solution viable, mais ressemble davantage à la politique américaine de « vietnamisation » du conflit en Indochine au début des années 70. Même l’éditorial du New York Times du 16 novembre affirme que ce « nouveau » plan ne peut mener qu’à la guerre civile. La seule solution, telle que l’a préconisée dès le début Lyndon LaRouche, consiste à confier aux Nations unies le règlement de ce problème. Certes, les Nations unies échoueront peut-être mais, comme le souligne le New York Times, il est incontestable que « l’administration Bush qui, jusqu’à présent, a toujours fait de mauvais choix, n’a pas de meilleure option ».

Quoi qu’il en soit, la résistance va continuer à se renforcer et à s’étendre. Selon des témoignages recueillis sur place, « le train a quitté la gare », c’est-à-dire que la crise s’est détériorée à tel point que les événements échappent désormais à tout contrôle. Cette résistance est devenue le point de ralliement d’une lutte mondiale contre « l’impérialisme américain ». Sa stratégie est d’attaquer des cibles américaines et leurs alliés afin de rendre impossible pour les forces non anglo-américaines (espagnoles, italiennes, polonaises, etc.) en Irak d’assumer les tâches qui leur ont été assignées.

Il existe de nombreux impondérables. Le facteur chiite, toujours résolu à prendre le pouvoir par des moyens politiques, n’est pas encore totalement entré en jeu. Selon certaines sources bien informées, une force d’environ 2 millions de personnes pourrait être mobilisée s’il n’y parvenait pas. Sans compter avec ce facteur, les forces de guérilla sont en train de croître en nombre. Elles bénéficient de tout le dispositif militaire et de renseignement de Saddam Hussein, elles connaissent le terrain, elles sont bien entraînées et possèdent des quantités illimitées de munitions. Leur renseignement est de qualité, comme le démontre le choix de leurs cibles. Avec l’arrivée de l’hiver, la résistance aura un autre avantage : les nuits seront plus longues (de 16 h à 8 h) permettant ainsi d’organiser plus d’opérations furtives.

Si les Etats-Unis et la Grande-Bretagne se préoccupaient sérieusement de la stabilité du pays et du transfert de souveraineté, ils procéderaient différemment. Ils devraient, selon le droit international, confier la responsabilité aux Nations unies et, dans le même temps, solliciter la coopération des pays voisins de l’Irak (qui se sont récemment réunis à Damas), dont les plus importants sont la Syrie, la Turquie et l’Iran. Or les Etats-Unis restent inflexibles et refusent d’aller dans cette direction. Pire, ils ciblent la Syrie, comme en témoigne l’adoption par le Sénat de la loi pour la responsabilité de la Syrie, et haussent le ton vis-à-vis de l’Iran.

Pour sortir réellement de cette crise, il faudrait la participation de nouvelles figures politiques, représentatives de la population irakienne, pour remplacer l’inféodé Conseil de gouvernement irakien. Cela ne peut se faire que par des moyens vraiment démocratiques et non par un simulacre d’élection. L’Irak, contrairement à l’Afghanistan, est un pays doté d’une longue tradition d’indépendance, d’une identité culturelle millénaire ainsi que d’une histoire et d’institutions nationales maintenues au fil des ans, qui devraient être ranimées.

Enfin, on ne pourra assurer de sortie de crise viable que si l’on résout le conflit israélo-palestinien, d’autant plus que la lutte des Palestiniens est identifiée à la résistance irakienne. La résolution de ce conflit est donc nécessaire pour assurer la stabilité en Irak et dans toute la région. Pour cela, Washington doit engager une politique entièrement nouvelle et modifier en conséquence ses relations avec le Premier ministre israélien Ariel Sharon.

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

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