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Islande : débâcle du système bancaire suite au carry trade

La rédaction

Les trois grandes banques islandaises - Kaupthing, Landsbanki Islands et Islandsbanki - ont joué un rôle important sur le flanc islandais du « carry trade ». Les investisseurs empruntaient à des taux faibles, notamment dans la zone euro, pour investir l’argent dans les obligations islandaises (comme celles émises par ces trois banques de Reykjavic) offrant un taux de rémunération supérieur à 10 %.

Depuis le krach de la couronne islandaise en février, cependant, les transactions de carry trade accusent plutôt des pertes, provoquant un renversement des flux de capitaux. Le bureau de Londres de Merrill Lynch estime que les banques islandaises ont pour près de 18 milliards de dollars de dettes arrivant à échéance au cours des deux prochaines années, ce qui correspond à 150 % du PIB islandais. On prévoit donc des « risques substantiels de refinancement pour les banques l’année prochaine ».

La crainte généralisée d’une crise bancaire systémique en Islande a amené Kaupthing à rendre publics les détails de son passif et de sa situation de trésorerie, afin de convaincre les investisseurs qu’elle n’est pas au bord de la faillite. Le 17 mars, Islandsbanki a décidé de changer de dénomination sociale, en faisant disparaître le mot « Island », dans l’espoir que le nouveau nom, « Glitnir », rassurerait les investisseurs ! Glitnir est en effet la demeure du Dieu de la Justice nordique et, « selon la légende, tous ceux qui y vont repartent réconciliés et en paix », selon le communiqué de presse de la banque annonçant sa nouvelle appellation.

Au Danemark, le quotidien Jyllands-Posten du 13 mars parlait d’un effondrement général du système bancaire islandais : « Les banques islandaises risquent de se retrouver face à de graves difficultés économiques. Dans plusieurs parties de l’Europe, les grands investisseurs institutionnels ont cessé de prêter aux entrepreneurs avides d’Islande ». La banque danoise Nykredit conseille aux investisseurs de se retirer du marché bancaire islandais, où la crise pourrait avoir « d’incalculables conséquences ». Les emprunts des banques islandaises sont si importants que l’Etat ne pourrait sans doute pas à lui seul y faire face. Et, comme le note Nykredit, étant donné qu’une bonne partie des investissements sont à l’étranger, l’Etat n’a pas la même obligation de les sauver.

L’Islande n’est pas un cas isolé. L’agence de notation anglaise Fitch parlait le 16 mars « d’une augmentation générale des risques systémiques bancaires depuis six mois ». Vu les bulles immobilières et boursières, il existe « un niveau élevé de vulnérabilité dans certains pays », dont l’Irlande, la Norvège, la Russie, l’Afrique du Sud et les pays du Golfe.

Krach sur les marchés boursiers arabes

La bulle boursière des « marchés émergents » est en passe d’éclater . La première vague a été marquée par le krach islandais au mois de février, suivi de ses répercussions internationales. Début mars, une nouvelle vague a frappé les actions, obligations et devises partout en Amérique latine et en Afrique, et notamment en Russie et en Turquie.

Depuis la mi-mars, les bulles d’actifs sont touchées à leur tour dans les pays arabes où une bulle géante s’est accumulée ces dernières années. En plus des liquidités injectées par les « carry traders » internationaux, les prix élevés du pétrole ont fait augmenter la quantité de pétrodollars.

Ainsi la capitalisation des sept Bourses des pays du Golfe s’est multipliée par neuf en cinq ans, passant de 119 milliards de dollars en 2000 à 1140 milliards fin 2005 - dont 650 milliards rien qu’en 2005 ! Pendant la même période, l’indice boursier de Dubai est monté de 125 %, celui de l’Arabie Séoudite de 97 % et celui de l’Egypte de 162 %.

Depuis fin février cependant, on assiste à des ventes panique. Le 14 mars, le marché de Dubai a perdu 12 %, un record journalier historique. Au total, le Dubai Financial Market Index a perdu 40 % depuis janvier 2006. Au Caire, le CASE-30 a perdu 11 % à l’ouverture, le 14 mars, avant que le gouvernement égyptien n’intervienne pour suspendre les transactions pendant une heure. Les autorités de surveillance boursière ont alors fait savoir qu’elles achèteraient des actions pour éviter un krach. Au Koweit, après la baisse de 4 % de l’indice boursier, l’Investment Authority a reçu l’ordre d’acheter des actions, La décision fut annoncée publiquement par le ministre des finances du Koweit, Ibrahim al-Assaf.

C’est l’Arabie séoudite qui a de loin le plus grand marché boursier de la région. Les 14 et 15 mars, le Tadawul All Share Index a perdu 10 %, à la suite de grosses pertes au cours des trois jours précédents. Le prince Alwaleed bin Talal a alors annoncé qu’il allait acheter pour 3 milliards de dollars d’actions saoudiennes. Depuis son sommet historique à la mi-février, la capitalisation totale des marchés sur toutes les bourses du Golfe a perdu quelque 250 milliards de dollars.

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

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S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

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Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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