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Israël rejoint la grève de masse, rejoindra-t-elle le Glass-Steagall ?

La rédaction

8 août 2011 (Nouvelle Solidarité) — Deux fois plus nombreux que la semaine dernière, ils étaient 300000 à manifester samedi à Tel Aviv, alors que 40000 autres manifestaient dans tout le pays, à Jérusalem, à Ashod, à Jaffa, ou encore à Eilat.

Caractéristique de la grève de masse définie et décrite par Rosa Luxemburg, les manifestants, délaissant leurs revendications sectorielles, s’unissaient pour faire valoir que : « Le peuple veut la justice sociale ».

Il s’agit du plus important mouvement social en Israël en quatre décennies. Religieux et laïcs, Juifs et Arabes, membres du Likoud et du Parti Travailliste, l’ensemble de la classe moyenne se retrouve pour constater la faillite du modèle ultra-libéral imposé par Benyamin Netanyahou.

Le paradoxe, c’est qu’avec 4,5% de croissance annuelle depuis 2004, l’économie israélienne, comme l’égyptienne et la tunisienne, se porte bien… sur le papier. Seulement, comme au Maghreb, la richesse financière s’est concentrée dans les mains d’une vingtaine de familles alors que la classe moyenne ne cesse de se paupériser. Un Israélien sur quatre vivait sous le seuil de la pauvreté en 2009 et la situation s’est empirée.

En cause, les réformes néo-libérales drastiques conduites depuis 2003 par le grand ami de Nicolas Sarkozy, lui aussi ministre des Finances Benjamin Netanyahou, avec à la clé une forte baisse des impôts, la refonte du système des retraites et de l’assurance maladie, la privatisation de certains secteurs publics et surtout des coupes massives dans les dépenses publiques et notamment dans les allocations. Si les mêmes causes provoquent les mêmes effets, ce qui se produit aujourd’hui en Israël pourrait se produire bientôt en France.

La dérive oligarchique de la société israélienne éclate par le fait que les prix du logement ont grimpé de 32 % à Tel-Aviv (64 % depuis 2008), et de 17% à Jérusalem, une tendance qui se retrouve à l’échelle du pays. Pour couronner le tout une hausse de l’énergie et une inflation de 4% qui renchérit les produits alimentaires de première nécessité et qui a forcé la banque centrale à augmenter les taux d’intérêt pas moins de dix fois depuis 2009.

Pour les citoyens la coupe est pleine. Tout commença il y a quelques semaines lorsqu’une poignée de citoyens installent des tentes sur l’Avenue Rothschild en plein centre de Tel-Aviv pour contester la hausse insupportable des prix du logement. Cette action a pris immédiatement une ampleur spectaculaire et des milliers de citoyens israéliens se sont réveillés. « On s’était endormi », disent-ils. « On pensait que tout allait bien, qu’on faisait ce qu’il fallait, on faisait nos trois ans de service militaire. On acceptait que tout l’argent aille à la sécurité. Mais les gens plient sous la pression. Ca ne peut plus continuer comme ça ».

Le choc entre la contestation, qui regroupe une quarantaine de mouvements sociaux, et le gouvernement sera frontal. « Nous réclamons un coup d’arrêt aux privatisations, la réduction des impôts indirects, le lancement d’un vaste programme de logements bon marché et l’école gratuite dès le plus jeune âge », affirme une représentante du mouvement, Hadas Kushlevitch.

Netanyahou a exprimé tout son mépris pour la rue en annonçant, dans le cadre des colonisations, la construction de 900 logements supplémentaires à Jérusalem-Est, une décision illégale condamnée, une fois n’est pas coutume, par la France.

Pour tenter d’éteindre le feu de la révolte, le gouvernement a chargé une« équipe spéciale » de pas moins de 17 ministres, en plus des experts, de s’entretenir avec des représentants de la contestation. « Vu la force du mouvement, il se peut que le gouvernement cède sur tel ou tel point, mais pas sur le fond, vu que la revendication heurte de plein fouet les conceptions ultra libérales d’un Premier ministre partisan d’une privatisation à outrance, gardant une foi aveugle dans les vertus du marché », estime l’économiste Aryeh Arnon.

Pour sa part, le député communiste à la Knesset Dov Khenin met en garde contre le danger « que l’establishment utilise des vieilles ficelles, qu’il crée une sorte de crise sécuritaire. (…) Ce peut être une énorme crise, avec une guerre régionale incluant l’Iran, mais ce peut être local, en attisant la situation dans la bande de Gaza. Ils travaillent beaucoup sur ce dernier point ».

Pour l’instant, au moment où une crise bancaire sans précédent se propage au niveau mondial, le gouvernement israélien tente d’étouffer le mouvement avec cette question fondamentale : « Où allez-vous trouver l’argent pour financer vos réformes ? ».

C’est alors que la contestation sociale israélienne va devoir dégainer sans tarder son propre Glass-Steagall, c’est-à-dire une mise en faillite ordonnée du système bancaire permettant de libérer les capitaux nécessaires pour reconstruire le pays. Le chemin de la souveraineté d’une nation commence par le rétablissement de la souveraineté de son système de crédit.

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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