X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Brèves

Italie : très courte victoire pour Romano Prodi

La rédaction

A l’issue des élections générales des 9 et 10 avril en Italie, force est de constater que la faible marge de victoire de la coalition de centre-gauche dirigée par Romano Prodi ne lui permet pas de gouverner sans un accord quelconque avec l’opposition du centre-droit.

A la Chambre des députés, l’Unione a obtenu 49,8 % des voix contre 49,7 % pour la coalition de Silvio Berlusconi, la Casa delle Liberta. En raison de la « prime » offerte au gagnant, la première obtient cependant 340 sièges contre 277 pour la deuxième. Au Sénat, la coalition du Premier ministre sortant a emporté 50,2 % des voix, contre 48,9 % pour le centre-gauche, mais elle obtient moins de sièges en raison d’une loi électorale compliquée, accordant des primes de 3 sièges pour chaque région emportée par l’une ou l’autre coalition. Au final, le bloc de Prodi compte 158 sénateurs et celui de Berlusconi 156. Bien que Prodi puisse compter sur le soutien de cinq sénateurs élus à vie, l’Unione ne sera guère en mesure de gouverner sans obtenir un vote de confiance pour chaque loi.

Le taux de participation élevé (83,6 %) montre que les Italiens ne sont pas « désenchantés » par la politique, mais que le pays est véritablement divisé en deux. Reflétant la tendance européenne générale, les électeurs ont davantage voté « contre » un parti ou un candidat, plutôt que de soutenir franchement l’un ou l’autre programme. Ont voté pour Prodi ceux qui détestent Berlusconi, et vice versa. La moitié des Italiens craignent les abus de pouvoir du Premier ministre sortant et sa politique de division, et l’autre moitié redoutent la position technocrate de Prodi et le retour des politiques anti-industrielles des Verts. Par conséquent, le gagnant ne bénéficie pas d’un mandat clair.

Berlusconi a exploité cette situation pour appeler à un « gouvernement de concordance nationale », suivant le modèle de la Grande Coalition allemande. Le bloc de Prodi a refusé l’offre, mais reste néanmoins divisé : une faction « jacobine » réclame à tout prix la destruction politique et juridique de Berlusconi, tandis qu’un courant pragmatique, groupé autour de l’ancien Premier ministre D’Alema, cherche le dialogue avec l’opposition sur de grands thèmes économiques et institutionnels, tout en rejetant une grande coalition.

La prochaine épreuve de force politique aura lieu à l’occasion de l’élection du nouveau Président de la République. Le successeur de Carlo Azeglio Ciampi doit être élu avant la mi-mai par le Parlement, et pour représenter l’ensemble du pays, il devra être soutenu par une importante majorité, issue de tous les partis. Ensuite, courant mai, il confiera à Romano Prodi la tâche de former le nouveau gouvernement.

Le premier grand test auquel il sera confronté sera la loi budgétaire. D’un côté, l’Italie s’est mise d’accord avec la Commission européenne sur la réduction du déficit budgétaire pour respecter la barre de 3 % du PIB stipulé dans la pacte de stabilité (il se situe actuellement à 4,2 %). De l’autre, la coalition de Prodi a fait des promesses électorales représentant un coût minimum de 10 milliards d’euros.

En outre, les agences de notation Fitch et Standard & Poor’s ont déjà fait savoir que, faute d’appliquer la « discipline budgétaire », l’Italie verrait inéluctablement une dégradation de la note de sa dette nationale au cours de 2006. Pariant sur un risque, Goldman Sachs a conseillé à ses clients d’acheter des contrats dérivés sur défaut contre les obligations de l’Etat italien. Une telle dégradation augmenterait le coût de la dette publique, qui se situe déjà à 108 % du PIB et pourrait alors échapper à tout contrôle.

La question centrale est de savoir si le prochain gouvernement italien va capituler face aux exigences des marchés financiers et imposer des coupes budgétaires draconiennes, ou s’il y résistera en défendant l’industrie et l’Etat providence. Il se peut qu’une large coalition de forces se mette d’accord sur une politique de défense de l’intérêt national, mais elle pourrait aussi choisir la direction contraire, si elle se laisse dominer par des intérêts pro-mondialisation.

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard