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Jacques Attali : le monde prend le chemin d’un « Weimar planétaire »

La rédaction

3 juin 2009 (Nouvelle Solidarité) – Cela aurait dû faire la une de toute la presse, au moins de toute la presse financière. Le 26 janvier, parlant à Paris au Forum international économique et financier (FIEF), l’ancien sherpa de François Mitterrand Jacques Attali a prononcé ce mot qui commence par H et que seuls Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade ont osé prononcer jusqu’ici : l’hyperinflation « à la Weimar ».

Peu importe si l’on se trouve en désaccord (ce qui est notre cas) avec les remèdes du docteur Attali, son diagnostic se démarque des lieux communs de la pensée sur ce sujet.

Attali commença son intervention en soulignant à quel point les discours officiels se voulaient rassurants. Quand une pierre risque de tomber sur la tête de quelqu’un, il faut lui dire, disait-il. Non pas pour le faire paniquer, mais pour lui permettre d’échapper à l’événement. En réalité, avance-t-il, la situation est bien pire en janvier 2009 qu’en janvier 2008. Si le pire n’est pas certain, il n’en demeure que le scénario du pire est le plus probable.

Suivit ensuite des chiffres qui parlent. Par exemple, la dette totale des Etats-Unis, quand on additionne les acteurs privés et publics, représentait en janvier 2008 l’équivalent de 350% du PIB américain, plus élevée qu’en 1929, quand elle n’a jamais dépassé les 300%. Un an plus tard, en janvier de cette année, cette dette représente 500% du PIB et atteint 54000 milliards de dollars. Ce que l’on fait avec les plans de renflouement des banques est comparable à donner de l’oxygène à un accidenté de la route. Au lieu de le transporter à l’hôpital, on tente de le faire survivre en lui donnant de l’oxygène. Pourtant, c’est précisément cet oxygène qui l’achèvera.

Un autre chiffre dévastateur est le lien entre les encours et les fonds propres des banques. Les encours montent à environ 84000 milliards et les fonds propres ne représentent que 4000 milliards, c’est-à-dire un ratio de vingt. Cette proportion ne doit jamais dépasser les 15%. Pourtant, pour certaines banques, le ratio dépasse les 50 !

Les Etats-Unis ont injecté environ 12000 milliards de dollars pour éviter que le système s’effondre. 1800 milliards de dollars sont allés aux banques américaines dont les fonds propres ne dépassent guère les 1300 milliards. Cela signifie « qu’elles sont, à ce point, techniquement en faillite ». La situation est identique pour les banques britanniques.

L’état de faillite du système bancaire s’exprime également par la différence entre la valeur des banques en bourse et la valeur qu’ils affichent sur le papier. La valeur des trois grandes banques françaises sur le marché est à peu près la moitié de leurs fonds propres. Cela provient du fait que le marché sait bien que ces banques possèdent des actifs toxiques qu’elles refusent de faire apparaître dans leurs comptes.

L’autre facteur aggravant de la situation financière vient du fait que les banques centrales, notamment la Réserve fédérale américaine mais aussi la Banque d’Angleterre et certaines banques centrales du système euro, au lieu de permettre aux banques de prêter de l’argent à l’économie, prêtent elles-mêmes directement aux entreprises en difficulté. Voilà ce qui permet de créer les conditions du pire.

Tous ces facteurs, considérés comme un tout, ajoutés au ralentissement de l’économie mondiale, provoqueront d’énormes besoins de financement pour les grands pays, qui auront besoin entre 50000 et 100000 milliards de dollars chacun ! Ces chiffres énormes, démontrent clairement que nous assistons à un effet de boule de neige. Cela aurait pu être évité. Trouver 100000 milliards de dollars sur les marchés des capitaux n’est guère possible pour un Etat. Seuls les Etats eux-mêmes peuvent dégager ce type de sommes d’argent. Mais les Etats, où trouveront-ils l’argent ? L’économiste américain Nouriel Roubini, sur son blog, vient d’écrire que l’Angleterre pourrait faire faillite d’ici peu. La dette publique américaine est elle aussi passée de 3 à 13% du PIB. Les gens me répondent, « oui, mais la Chine et les pays du Golfe pourraient nous tirer d’affaire ». Cependant, depuis la chute des cours du pétrole, le Golfe a des problèmes et la Chine, elle, ne dispose que de 2000 milliards de dollars. Ce n’est pas grand-chose par rapport aux montants que je viens d’évoquer.

Ainsi, le scénario du pire est vraisemblable, celui d’une grave dépression et d’une inflation importante.

« Je le dis comme je le pense : le monde n’est pas loin de s’engager sur le chemin d’un Weimar planétaire. »

Pour échapper à ce scénario, ce grand économiste propose ni plus ni moins que l’Europe s’endette pour éponger les pertes de la finance folle.

Pour notre part, une réorganisation de fond en comble du système, par une procédure de faillite ordonnée de l’ensemble du système financier international est la seule issue.

A lire : Un vrai Nouveau Bretton Woods, enjeu de civilisation

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  • bernard01 • 04/06/2009 - 09:32

    nous sommes au bord du precipice,faisons un grand bon en avant.pas besoin de mettre en marche le lep du cern en route le trou noir est deja-la.

    • bernard01 • 04/06/2009 - 22:10

      ce qui est désolant aujourd’ui,c’est qu’il n’y a aucun homme politique digne de ce nom,n’a oser quand ils en avaient l’occasion de parler de signer pour la commission PECORA.

    • Arthur • 09/06/2009 - 03:07

      C’est amusant comme l’holocaste de 6 millions de personnes remonte l’effroi et l’ignominie, tous devons expier ce crime .

      Mais , les gentils écolos d’aujourd’hui veulent supprimer 3 milliards d’individu , mais sympa et super populaire. Voir le vote écolo .

      Voter Vert, c’est voter pour le parti NAZI.

      Pour supprimer 3 Mds d’humain , il faudrait faire tourner Ausswish à fond pendant 2000 ans.

      Ce serait un acte très écologiste surement , super sympa et kool , un tas de cadavre de 2 km de haut.

      Arthur,

      Arthur.

    Répondre à ce message

  • whynot • 08/06/2009 - 22:50

    D’où viennent ces chiffres débiles de 100 000 milliards de dollar comme étant une somme capable d’être financé par un seul pays ???

    63000 milliards de dollar est le PIB de l’ensemble du monde entier

    J’ai entendu sur ce site il n’y a pas longtemps un montant d’actif toxique équivaloir à plus d’un million de milliards de dollar ????????????????

    Le FMI en reconnait à peine 4000 milliards de dollar , qui s’ils sont certes sous évalués ne peuvent en aucun cas atteindre 250 fois ce montant c’est impossible

    Donc il y a des chiffres qui parfois décrédibilise des informations par ailleurs parfois très utiles ou éclairantes

    Répondre à ce message

  • de cerveau-las • 04/06/2009 - 13:38

    Bonjour,

    Je vous pose a vous tous qui venez vous informer et partager vos opinions sur l’excellent site de Jacques Cheminade,les questions suivantes.

    Si ce scenario catastrophique est probable, quel interet les Etats auraient a plonger le monde dans ce gouffre.
    Je vois que des trilliards de dollars sont investis pour creer plus de chomage.Je vois pas ou tous ces trillards vont ?

    Dans ces hedges funds et tout ce crap ? Oui, donc (Mermet de France Inter a faconne une appellation qui leur sied a merveille ’ Les industries de la manipulation’), ce serait en ce sens un coup d’etat par la finance ?.

    Ca fait conspirationniste comme theorie, mais en appliquant la belle logique scientifique economique ou financiere, il n’est pas possible de faire les comptes..

    Si ce scenario est celui qui est en passe de se jouer, quel est son but ?
    Reduire la population ? Lorsque l’on regarde de plus pres, il n’y a pas DE PROBLEME alimentaire a l’echelle planetaire, il y a simplement UNE MAUVAISE REPARTITION DES RICHESSES. Lorsque l’Europe ne sait plus quoi faire de son lait, fromage, l’Afrique et l’Amerique Latine souffrent de malnutrition.
    Alors que le Bengladesh (juste pour ne pas me cantonner aux continents nomme plus haut)n’a pas d’eau potable,des piplines transportant du petrole traversent tout le globe la meme chose ne pourrait etre fait avec l’eau ?

    Donc ou est le vrai probleme ?

    Merci

    • Benoit • 04/06/2009 - 18:06

      A votre avis, il vaut mieux que les pays du Sud dépendent des ressources du Nord ou qu’ils les produisent eux-mêmes ?

      Est-ce que vous pensez vraiment que les ressources actuelles sont suffisantes pour accueillir 9 milliards de personnes d’ici 2050 ?

      Ou alors vous soutenez peut-être les thèses de Yann-Malthus Bertrand et du prince Philip et vous voulez voir la population diminuer ?

      La répartition des richesses est à mon sens un faux débat. Quand les ressources s’épuisent il faut en créer de nouvelles. C’est pour ça qu’il faut soutenir le recherche sur la fusion thermonucléaire contrôlée, le déssalement de l’eau de mer et tout le tintouin.

    • jeanpère • 08/06/2009 - 18:35

      Je ne suis guère un spécialiste de Malthus, toutefois il convient de constater que si 9 milliards d’humains pourraient vivre sur la terre, que penser du fait qu’ils vont bien sûr se reproduire ?
      Penser à plus long terme et limiter la population dans ce sens me paraît plus approprie.
      Et pas en tuant des gens, non, en limitant les naissances.

    Répondre à ce message

  • Senec • 05/06/2009 - 16:04

    Dommage que Jacques Attali se fasse du pognon avec ses livres après être passé au pouvoir. Encore un bavard inutile, sauf pour lui-même.
    Quant à Daniel Mermet de France-Inter, c’est du sensationnel de la sinistrose, du Zola journalier et de l’orgueil de gauche caviar. Il ne risque rien, lui !
    Tous des bavards inutiles !

    Répondre à ce message

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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