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Jacques Sapir : vers une sortie de l’euro ?

La rédaction

Par Christine Bierre

La fessée pédagogique donnée par l’économiste Jacques Sapir, Directeur à l’EHESS, à Benoit Hamon, dans son article « Benoit Hamon n’a rien compris » publié par Marianne a beaucoup fait jaser sur Internet. Jacques Sapir s’en prend vertement aux déclarations du dirigeant socialiste le 27 septembre, qui suite à l’annonce d’un budget pour 2010 avec un déficit record de 8,5% du PIB, s’était insurgé sur l’état de « ruine » de la France.

Est-il idiot pour faire de telles déclarations, demande Sapir ? S’apprête-il à rejoindre le camp de ceux qui sont favorables à la rigueur budgétaire pour réduire l’endettement ? Chiffres à l’appui, l’économiste prouve en effet que l’endettement de la France, public et privé, est plutôt dans la moyenne et parfois même en-dessous, des principales puissances du monde.

« La France n’est pas particulièrement ruinée », dit-il, « elle se trouve même légèrement au-dessous de la moyenne de la zone Euro avec 81,5% prévu pour 2010 contre une moyenne pondérée de 83,6%. » A titre de comparaison, le déficit américain pourrait atteindre 91%, celui de l’Italie, 116,1%, celui de l’Allemagne, 78,7% et celui de la Belgique 100,9%.

La dette ne s’accroît pas plus vite en France qu’ailleurs, souligne Sapir. Son taux d’accroissement entre 2007 et 2010, est estimé à 27.7 % pour la France, alors que la moyenne de toute la zone euro est de 26.7%. Mais c’est chez les ex-« bons élèves » que furent les Pays-Bas, la Finlande, l’Irlande, et l’Espagne, qu’elle explose avec 218,8 % pour l’Irlande, 72,1% pour l’Espagne, 38,4% pour les Pays Bas, et 36,8% pour la Finlande.

Surprise encore lorsqu’on se penche sur la dette des ménages et des entreprises. « En 2006, la France était la moins endettée de tous les grands pays d’Europe. Ceci était dû à la relative faiblesse de l’endettement des ménages. Les deux champions de l’endettement étaient l’Espagne et la Grande-Bretagne. Quant aux États-Unis, avec plus de 240% de dette globale, ils apparaissaient bien comme les champions toutes catégories. »

Ces statistiques étant accessibles au public, et donc à Benoit Hamon qui n’est pas un idiot, Sapir conclut que c’est plutôt l’opportunisme politique – l’anti-Sarko devenu seul programme au PS – ainsi que son amnésie sur toute la responsabilité du Parti socialiste dans l’état lamentable de l’économie française actuellement, qui le rendent idiot. La colère de M. Sapir est d’autant plus justifiée que la rumeur veut que c’est lui, avec Bernard Maris, qui aurait travaillé avec Benoit Hamon à la rédaction de son programme pour la présidence du Parti socialiste, un programme qui était, en effet, d’un autre calibre que celui de ses adversaires.

Sortir de l’Euro

Mais la vraie leçon d’économie n’arrive qu’à la fin de l’article, lorsque l’économiste ébauche un plan de sortie de crise qui ne ferait pas pour autant exploser la dette publique. Comment obtenir de la BCE du crédit à bon marché pour relancer l’économie sans toutefois gonfler l’endettement, demande Sapir, qui souligne le scandale de la BCE qui prête aux banques à un taux de 1% alors qu’elle fait payer 3,51 % aux gouvernements ? Impossible d’organiser une vraie relance avec des taux aussi élevés, mais la BCE refusera de les baisser, se retranchant derrière sa mission de lutte contre l’inflation.

Dans ces conditions, Jacques Sapir propose une stratégie pour obliger la BCE à réduire ses taux en brandissant la menace d’une sortie de la France de l’euro, suivie d’une dévaluation de 20% à 25% du Franc. « Mieux vaudrait ne pas avoir à le faire », dit Sapir. Mais « prévoir le plus mauvais des scenarii relève d’une politique réaliste » dans la crise financière gravissime que nous vivons.

Que les intérêts financiers qui contrôlent la BCE se laissent ou non forcer la main de la sorte c’est difficile à dire, mais cette proposition a le mérite de commencer déjà a envisager tous les problèmes que posera la sortie de l’Euro, sortie à laquelle nous devrons avoir recours, tôt ou tard, au fur et à mesure de l’aggravation de cette crise systémique. En se lançant dans une telle reforme, la France pourrait, en inspirant les autres, catalyser des réformes similaires dans les autres pays.

La Banque centrale européenne, indépendante des pouvoirs publics et supranationale, est l’aboutissement d’un très long processus qui remonte au point de départ de la Communauté économique européenne en 1957. C’est à cette époque que débute la bataille rangée menée par l’oligarchie financière de la City de Londres et de Wall Street, pour obliger les pays européens à céder leur souveraineté sur les processus d’émission monétaire à une institution bancaire indépendante et arrimée aux marchés financiers. Sous l’impulsion des politiques de Charles de Gaulle et de Konrad Adenauer, l’Europe a fait obstacle à cette offensive pendant longtemps. C’est le Traité de l’Union monétaire européenne (Traité de Maastricht, Amsterdam et la suite), imposé par Thatcher, Mitterrand et Bush en 1989, qui a consacré la victoire de ces intérêts financiers.

En dernière analyse, seule une volonté politique forte, exprimée de façon déterminée par les populations, pourra venir à bout de cette institution. Il faudra alors, dans le contexte d’une réforme globale du système, remplacer entièrement la BCE par un système européen de banques nationales, celles-ci détenant le pouvoir souverain d’émission monétaire sous contrôle public et émettant du crédit productif public pour nourrir de grands projets d’infrastructures capables d’entraîner l’ensemble de l’économie.

L’article de Jacques Sapir en entier sur le site de Marianne


Pour creuser le sujet :

Un vrai nouveau Bretton Woods, par Jacques Cheminade


Voir les 4 commentaires

  • Frédéric • 28/10/2009 - 10:14

    J’ai arrêté ma lecture ici :

    le scandale de la BCE qui prête aux banques à un taux de 1% alors qu’elle fait payer 3,51 % aux gouvernements

    Ce n’est pas la BCE qui finance les déficits publics des Etats membres mais le marché c’est-à-dire les investisseurs finaux français ou étrangers :
    http://www.aft.gouv.fr/article_960.html?id_article=960&id_rubrique=163

    Quand bien même la BCE financerait une partie des déficits actuels, il faut comparer ce qui est comparable. Le taux de refinancement bancaire est un taux à court terme (< 1A) alors que le taux de 3.5% des emprunt d’Etat est un taux à long terme (10A). A quel taux l’Etat emprunte-t-il à court terme ?
    Réponse : A moins de 1%
    http://www.aft.gouv.fr/aft_fr_23/dette_etat_24/principaux_chiffres_70/sur_titres_158/index.html

    Il y a beaucoup à dire sur le système financier mais je crois sincèrement que ce genre d’ineptie est contre-productive et in fine nuisible à la cause que certains défendent honnêtement...

    Sapir, idiot utile du système ?

    • gdfontaines • 30/10/2009 - 09:46

      il est déjà complètement aberrant que nous soyons en déficit continu et encore plus que celui-ci soit financé par des INVESTISSEURS privés .. est-ce directement lié à l’article 104 de Maastricht .. qui plus est .. permettrait à ces investisseurs de ne pas payer d’impôt sur les bénéfices engendrés ..

      PS1 : je n’ai trouvé aucun document au premier lien que vous donnez !

      Concernant votre 2ème remarque .. j’opterais plutôt pour .. plus c’est court plus le taux devrait être élevé et plus c’est long plus le taux devrait être bas .. le contraire donc, de ce que vous annoncez et qui semble être la réalité, cette réalité qui est, à mes yeux digne d’une véritable arnaque .. une entente cordiale en quelque sorte entre banquiers et institutionnels éloignés des peuples !

      PS2 : votre lien renvoit à un graphique plutôt quelconque !!!

      C’est dommage, il est pourtant bon et utile de porter la contradiction lorsqu’elle est étayée de sources et elle même capable de recevoir aussi critiques et désaccords !

      Revenons donc à quelque chose de simple et efficace : le crédit productif !

      merci à vous en tout cas

    Répondre à ce message

  • jelutte • 26/10/2009 - 11:05

    Je n’appuie absolument pas la politique de Le Pen.

    Mais il est l’un des premiers à avoir dit qu’il fallait sortir de l’Euro il y a plus de dix ans.

    A l’époque, tout le monde disait : "Mais non, c’est un idiot, il ne faut surtout pas faire ça."

    Et aujourd’hui, y’en a un qui dit qu’il faut le faire et on commencerait à écouter ce dernier.

    Les mauvaises langues diront "Mais la situation a complètement changé." Et elles ne mentiront qu’à moitié.

    Mais qui osera dire que nous serions dans la même panade si nous en étions sortis plus tôt ? Le Pen ne serai-il qu’un idiot ? Je n’apprécie pas l’homme mais j’en doute fort.

    Je n’ai jamais été pour le passage à l’euro.

    Quand on voit la claque qu’ont pris tous les produits de grande consommation en passant à l’Euro et toutes ces dernières années, il ne fait aucun doute qu’on va nous en remettre une couche si on quitte le système actuel pour retourner au Franc (Sapir parle déjà d’une dévaluation). Le système "euro" a, depuis toujours, été déliquescent pour le consommateur lambda.

    La droite et ses idées n’ont plus rien à faire au pouvoir pour l’instant parce qu’il va falloir bien des années pour rattraper leurs abjections et déjections diverses entre la part trop belle faite à quelques mafieux qui se sont engraissés jusqu’à se faire péter l’élastique du slip et les attaques ignobles portées aux valeurs de la République.

    Entre les manipulations de la masse média, le re-vote suite à "erreur technique", les représentations de projets de loi jusqu’à ce que ça passe, bientôt les scènes coupées au direct, Sarkozy a inventé la Dictocratie. Alliage de Démocratie et de Dictature. Que les puristes de la langue me pardonne ce néologisme tiré par les cheveux.

    C’est simple, il se persuade simplement que tout le monde pense comme lui et que toute pensée opposée à la sienne ne peut-être que la pensée Unique. On a déjà enfermé des gens passés devant des psychologues pour bien moins que ça en les considérant comme dangereux.

    Il faut l’arrêter avant qu’il ne fasse comme Bush "père", qui a placé son fils à la Présidence à sa suite, ou comme Kadhafi qui souhaite faire de même avec le sien. Les générations de Président ne sont que des dictatures déguisées dont les bonnes intentions (l’Enfer en est pavé) cachent mal leurs relents méphitiques.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 24/10/2009 - 21:41

    Voilà des chiffres qui expliquent simplement un monde complexe.

    Merci de nous parler de l’article de Jacques Sapir avec lequel je partage son idée de sortie de l’euro et de retourner au franc.

    Je pense que cela permettra également d’ennuyer voire d’empêcher ou même de détruire certains trafics illégaux à travers l’europe et d’autres pays riches en mafias diverses ............

    ........enfin c’est juste l’idée d’une petite souris qui voit bien des choses blottie derrière la plinthe .........

    Répondre à ce message

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Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
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