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Kofi Annan fait ses adieux

La rédaction

Le 11 décembre, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, qui doit quitter ses fonctions le 14, a prononcé un discours remarquable à Independance, dans le Missouri, en mémoire du président américain Harry Truman, lui-même originaire de cette ville. C’est bien la première fois en 61 ans d’histoire de l’institution des Nations unies qu’un secrétaire général critique aussi durement la politique des Etats-Unis dans son discours d’adieu.

« Aujourd’hui, je tiens à vous faire part en particulier de cinq leçons que j’ai apprises ces dix dernières années, au cours desquelles j’ai assumé les fonctions difficiles, mais exaltantes de Secrétaire général. (...)

« La première leçon est que, dans le monde d’aujourd’hui, la sécurité de chacun d’entre nous est liée à celle de tous. (...) Nous partageons tous la responsabilité de la sécurité de l’autre et ce n’est qu’en collaborant pour assurer la sécurité des uns et des autres que nous pouvons espérer instaurer une sécurité durable pour nous-mêmes. J’ajouterais que cette responsabilité n’est pas seulement l’affaire d’États prêts à voler au secours les uns des autres en cas d’attaque, aussi important que ce soit. Il s’agit également de la responsabilité de protéger les populations contre les génocides, les crimes de guerre, les nettoyages ethniques et les crimes contre l’humanité, responsabilité qu’ont solennellement acceptée tous les ÉE;tats lors du Sommet mondial de l’année dernière. (...)

« La deuxième leçon que j’ai apprise est que nous ne sommes pas seulement responsables de la sécurité de tous. Dans une certaine mesure, nous sommes également tous responsables de notre bien-être collectif. La solidarité mondiale est à la fois nécessaire et possible. Elle est nécessaire parce que, sans une certaine solidarité, aucune société ne connaît de stabilité véritable et nul ne peut vivre dans une prospérité durable. Ce principe est valable pour les sociétés nationales, comme l’ont appris les grandes démocraties industrielles au XXe siècle, mais également pour l’économie de marché mondiale de plus en plus intégrée dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Il n’est pas réaliste de penser que certains peuvent continuer de tirer de grands profits de la mondialisation, tandis que des milliards de leurs frères humains végètent, ou sont jetés dans une misère absolue. (...)

« La troisième leçon est qu’en fin de compte, tant la sécurité que le développement reposent sur le respect des droits de l’homme et sur l’Etat de droit. Bien qu’il soit de plus en plus interdépendant, notre monde reste divisé, non seulement par les différences économiques, mais aussi par la religion et la culture. Le problème ne tient pas à l’existence de ces différences. Tout au long de l’histoire, la diversité a enrichi la vie humaine et les différentes communautés ont appris les unes des autres. Mais, si nous voulons que nos différentes communautés vivent ensemble dans la paix, nous devons également mettre l’accent sur ce qui nous unit : notre humanité commune et notre conviction partagée que la dignité et les droits humains doivent être protégés par la loi. (...)

« C’est la raison pour laquelle, par le passé, l’Amérique a été à l’avant-garde du mouvement mondial pour les droits de l’homme. Mais, pour ce pays, la seule manière de rester en tête sera de se montrer fidèle à ses principes, jusque dans la lutte contre le terrorisme. Lorsque l’Amérique semble abandonner ses propres idéaux et objectifs, ses amis étrangers sont naturellement troublés et déconcertés.

« Il faut également que les États respectent les règles tant dans leurs relations mutuelles qu’à l’égard de leurs citoyens. Ce n’est pas toujours commode mais, en dernier ressort, ce n’est pas la commodité qui compte. Ce qui compte, c’est de faire ce qu’il faut. Aucun État ne peut faire passer ses actes pour légitimes auprès d’autres États. Le recours à la force, en particulier à la force militaire, n’est considéré comme légitime par le reste du monde que lorsque celui-ci est convaincu que cette force est employée à bon escient, pour atteindre des objectifs communs, dans le respect des normes acceptées de tous. (...) Les États-Unis ont donné au reste du monde l’exemple d’une démocratie dans laquelle chacun, même le plus puissant, doit se soumettre à la loi. Leur suprématie mondiale actuelle leur donne une occasion irremplaçable de consolider ce principe au niveau international. (...)

« La quatrième leçon, qui est étroitement liée à la précédente, est que les gouvernements doivent répondre de leurs actions sur la scène internationale comme sur le plan national. (...) Il est facile de demander des comptes aux pays pauvres et faibles, qui dépendent de l’assistance étrangère. Quant aux États puissants, dont les actes sont lourds de conséquence pour les autres, ils ne peuvent être comptables de leurs actions que devant leur propre peuple, à travers leurs institutions nationales. Les peuples et les institutions de ces États puissants sont donc moralement tenus de prendre en compte, outre leurs intérêts nationaux, ceux du reste de la planète et aujourd’hui, plus particulièrement, les vues de ceux que nous appelons, dans le jargon de l’ONU, les acteurs non étatiques. (...) À l’évidence, les États ne peuvent plus - et n’ont d’ailleurs jamais pu - faire face seuls aux défis du monde. (...)

« Le cinquième et dernier enseignement découle inévitablement des quatre précédents. Tous ces objectifs, nous ne pouvons les réaliser qu’en agissant ensemble dans le cadre du multilatéralisme et en tirant le meilleur parti de l’instrument unique que Harry Truman et ses contemporains nous ont légué : l’ONU. En fait, ce n’est que par l’intermédiaire des institutions multilatérales que les États peuvent être redevables les uns envers les autres. Il importe donc au plus haut point que ces institutions fonctionnent de façon juste et démocratique et qu’elles permettent aux pauvres et aux faibles d’exercer un peu d’influence sur les riches et les forts.

« Ce principe s’applique tout particulièrement aux institutions financières internationales telles que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. Les pays en développement devraient parler plus fort au sein de ces instances dont les décisions scellent quasiment leur sort. Il s’applique aussi au Conseil de sécurité, dont la composition reflète le monde tel qu’il était en 1945, pas celui d’aujourd’hui. (...) Ces cinq enseignements, ce sont finalement les cinq principes suivants, que je crois essentiels pour la conduite future des relations internationales : responsabilité collective, solidarité mondiale, primauté du droit, responsabilité mutuelle et multilatéralisme. »

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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