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Krach : Ivashov ouvre un dialogue avec LaRouche

La rédaction

Dans un article intitulé « Hourra pour la crise globale », le général russe Leonid Ivashov, président de l’Académie des problèmes géopolitiques, aborde la crise qui frappe l’économie américaine et mondiale. Publié le 26 janvier sur le site de la Fondation de la culture stratégique (fondsk.ru), l’article a été repris sur le site MiK. Dans les deux versions, Ivashov cite l’avertissement de Lyndon LaRouche à propos de l’hyperinflation et son appel à mettre le système financier en redressement judiciaire. Sur MiK, le général, dont les analyses retiennent toujours l’attention de la communauté militaire russe et sont suivies attentivement par les stratèges étrangers, qualifie LaRouche d’« Américain remarquable », précisant qu’en mai dernier, l’économiste l’avait personnellement prévenu de l’explosion financière globale imminente.

Il est vrai que les analyses de Lyndon LaRouche, traduits en russe, sont largement diffusés et répercutés dans toute la Fédération. C’est le cas de ses propos sur le danger d’hyperinflation, tenus le 22 janvier, aussitôt après la décision de la Fed de baisser ses taux directeurs, qui ont été repris, entre autres, sur Anti-glob.ru, le site de la résistance russe à la mondialisation, et sur Strateger.net, un site ukrainien. L’analyse de LaRouche apporte un contrepoids à l’opinion répandue en Russie, où trop de responsables ont l’illusion que leur pays pourrait, d’une manière ou d’une autre, échapper à la débâcle si le dollar chutait et toute l’économie américaine avec lui.

Ce n’est pas le cas du général Ivashov. Ancien directeur du département international du ministère russe de la Défense, il compte parmi les plus perspicaces et les plus sérieux des analystes russes. Dans son article de fin janvier, après avoir évoqué la crise financière et économique, mais aussi éminemment culturelle à laquelle le monde fait face, il écrit : « Lyndon LaRouche, qui n’a cessé de mettre en garde contre l’effondrement imminent, a lancé cet appel : ‘Au lieu de perpétuer les absurdes tentatives de stimuler un cadavre, le gouvernement des Etats-Unis doit utiliser ses pouvoirs souverains pour mettre son propre système financier en redressement judiciaire, créant ainsi un précédent et fournissant le contexte dans lequel d’autres nations pourront agir.’ »

Le général Ivashov se montre cependant assez pessimiste quant à la perspective que les Etats-Unis suivent effectivement les conseils de LaRouche, qui incarne de toute évidence l’Amérique qu’il aimerait voir émerger. Il envisage deux scénarios, l’un qu’il appelle négatif (le chaos global) et l’autre positif, en cas d’effondrement du dollar. Le positif inclut la remise à l’honneur du rôle de l’Etat, le déclin de la civilisation occidentale (« euro-américaine ») et l’émergence d’un nouveau pôle de pouvoir, basé sur l’Organisation de coopération de Shanghai.

Réagissant à l’article du général Ivashov, mais visant un public international beaucoup plus large, Lyndon LaRouche revient sur l’importance - et aussi les moyens - d’éviter une telle catastrophe. Premièrement, il note que l’erreur de jugement la plus courante aujourd’hui parmi les institutions dirigeantes consiste à analyser les événements du point de vue mécaniste et statistique d’un monde cartésien, alors qu’il faut les situer dans un processus dynamique de type « riemannien », de manière à voir comment effectuer le changement voulu. Il explique, à nouveau, le rôle unique de la civilisation européenne dans l’histoire, notamment celui de la science, malgré toutes ses perversions, ainsi que l’importance des Etats-Unis en tant que première République, même si sa véritable tradition a été si souvent trahie.

A la vision pessimiste du général Ivashov, LaRouche contrepose des mesures concrètes qui permettraient d’éviter ce scénario du pire que de nombreux Russes et Européens considèrent comme inévitable. Il faut instaurer un système global de coopération entre Etats-nations souverains, qui devrait être initié par quatre grandes puissances, les Etats-Unis, la Russie, la Chine et l’Inde, pour déboucher sur un accord monétaire. En outre, il faut établir un nouveau système international à taux de change fixes et générer une masse de crédit public, sur 25 ou 50 ans, destiné à de grands projets de développement bien définis, à la fois nationaux et internationaux. Il propose de nommer ces accords « les objectifs communs de l’humanité ».
« Seule une alliance de ce type, écrit LaRouche, reposant sur des objectifs économiques communs de progrès et de sécurité, nous permettrait de réorganiser de manière ordonnée le système monétaro-financier actuel. Cette approche de la sécurité internationale est la seule viable. »

Repenser le sens de la vie

Le général Ivashov situe le débat sur la crise financière à un niveau philosophique et spirituel fort peu habituel dans le monde militaire et stratégique. Il semble refléter à sa manière les idées développées par Lyndon LaRouche sur l’homme et l’univers, qui s’appuient à leur tour sur la distinction entre biosphère et noosphère établie par le scientifique russe Vernadski. La nature de la crise est telle que les gens cherchent des réponses de fond. C’est pourquoi il nous semble utile de citer ces propos du général Ivashov.

« La survie même de la civilisation moderne devient le problème numéro un pour l’humanité. Economistes, écologistes, démographes, physiciens, professionnels de la santé et anti-mondialistes tirent la sonnette d’alarme.

« Nous devons donc comprendre l’essence de l’ordre mondial actuel. Nous devons repenser au sens de la vie, à la place de la civilisation terrestre dans l’univers et à notre relation à Dieu. Nous devons nous rappeler la conclusion de Platon, selon laquelle la civilisation de l’Atlantide périt précisément parce qu’elle avait cessé de communiquer avec le ciel et sombra dans une vie de luxure et de plaisir.

« Les académiciens russes GI Chipov et Aye Akimov ont établi scientifiquement, non seulement l’existence d’un vide physique et de champs de torsion, mais aussi la manière dont des phénomènes naturels et cosmiques (y compris les phénomènes catastrophiques) dépendent des réflexions et des principes de l’humanité, et de l’état de conscience des populations. Albert Einstein se tourna également vers une compréhension de la manière dont l’état des affaires sur la planète dépend de la conscience humaine. (...)

« Aujourd’hui, ce ne sont pas les philosophes, poètes, musiciens ou explorateurs de mondes lointains qui donnent le ton à la vie des gens, mais plutôt les financiers et les hommes d’affaires. Le gain matériel, l’argent, le luxe et le pouvoir sont devenus les codes fondamentaux de la majorité des gens.

« Le dualisme physique-spirituel de l’être humain se réduit, de plus en plus, à sa seule composante "corps". Un tel être humain, cependant, n’est ni utile à la nature, ni acceptable pour Dieu. Par conséquent, il est condamné à disparaître. Car l’homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, alors que son existence physique est assurée par ses liens avec le monde végétal et animal et avec la nature inorganique.

« Le modèle d’être contemporain, basé sur l’idéologie du monétarisme, doit être remplacé par un être spirituel cognitif. Ceci ne peut être fait qu’en passant par le fourneau d’une crise du système financier et économique mondial, dans laquelle la crise elle-même sert à priver l’oligarchie mondiale de son pouvoir. »

Le général Ivashov enchaîne alors avec son commentaire sur Lyndon LaRouche.

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La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

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Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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