Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Brèves

L’Argentine au bord du gouffre

La rédaction

Le 9 mai, une polémique a éclaté au Parlement argentin au moment du vote de deux nouvelles lois, la première sur la subversion économique et la deuxième sur les faillites. L’adoption de ces deux lois fait partie des conditions exigées par le FMI pour que l’Argentine puisse bénéficier de nouvelles aides économiques. Au cours du débat, où l’on en est venu aux mains, certains députés et sénateurs ont accusé le gouvernement Duhalde de « s’incliner devant le FMI ». Devant autant d’accusations et de récriminations, il n’a pas été possible de parvenir à un accord définitif sur ces lois. Dans une interview accordée à la télévision, l’ancien président Raul Alfonsin a déclaré tout haut ce que pense tout bas la majorité du peuple argentin, à savoir que le programme du FMI se traduirait par « la misère du peuple argentin ». Selon lui, le FMI, en collaboration avec deux instituts conservateurs américains, la Heritage Foundation et le Hoover Institute, entend contrôler la politique nationale, comme en témoignent les modifications qu’il exige de la loi sur les faillites qui donneraient plus de droits aux créanciers qu’aux débiteurs. Comme l’a fait remarquer Alfonsin, la clause permettant aux créanciers de saisir une société en défaut de paiement sur ses dettes ouvrirait la voie à des prises de contrôle étrangères, par exemple des médias. De leur côté, les banques étrangères, comme Nova Scotia et Santander Hispanico, menacent de se retirer du pays si le gouvernement ne clarifie pas la situation.

Le FMI exige donc des mesures d’austérité encore plus draconiennes alors que l’Argentine sombre déjà dans la désintégration économique et sociale. Un indicateur de cet état de fait réside dans l’augmentation de la pauvreté : chaque mois, le nombre officiel de « pauvres » augmente de 300 000, selon le quotidien Clarin dans un commentaire intitulé « La machine à produire de la pauvreté ».

  • Près de la moitié des 36 millions d’Argentins ne peuvent plus manger à leur faim, ou payer leurs notes d’électricité ou de chauffage, et près d’un sur quatre est sans emploi.
  • Les prix au détail ont augmenté de 19,7 % en avril , ce qui donne une hausse de 63,2 % pour les quatre premiers mois de 2002.
  • Suite à une forte dévaluation de la monnaie au début de cette année, les prix à la consommation ont augmenté en avril pour le quatrième mois consécutif. Selon les analystes, la hausse de 10,4 % de l’indice des prix en avril - qui inclut des services comme les transports, l’éducation, le gaz et l’électricité - ne reflète pas totalement l’impact de l’augmentation des prix des biens.
  • Depuis le début de l’année, les prix des médicaments ont augmenté de 44 %, ceux de la nourriture et des boissons de 27 %, et ceux de l’habillement de 30 %. De manière générale, pour les produits de consommation de base, les prix ont augmenté de 35 % rien qu’en avril, l’huile, le fromage et le beurre ayant subi une augmentation de 88 à 162 % depuis janvier.

Par ailleurs, il existe des plans visant à échanger la dette argentine contre certains territoires, comme on peut le lire dans un rapport publié en avril et intitulé « Dettes contre territoires ». Le dirigeant péroniste Juan Labake révèle notamment dans ce rapport que la région de Patagonie, riche en minerais, est particulièrement convoitée par des intérêts financiers anglo-américains. Un cabinet de conseil, Jorge Giacobbe & Associates, a réalisé un sondage auprès d’habitants de la province de Chubut, en Patagonie, leur demandant entre autres : « Seriez-vous d’accord pour que l’Argentine abandonne ses droits sur l’Antarctique à titre de remboursement de l’ensemble de sa dette extérieure ? Soutiendriez-vous l’abandon de terres appartenant au Chubut en paiement de la dette publique de la province ? Que pensez-vous de la proposition selon laquelle les finances de l’Argentine soient gérées par un responsable du FMI ou d’une autre agence internationale ? »

D’autres plans menaçant l’intégrité territoriale de l’Argentine prévoient la création de « réserves écologiques » ou la concession de terrains pour y construire des bases militaires étrangères. Ces dernières années, d’importantes étendues de terres au sud de l’Argentine et du Chili, situées à la même latitude, ont été achetées par des étrangers, ce qui laisse supposer l’existence de projets visant à séparer ces régions de leurs pays respectifs. En outre, si la Banco de la Nacion était privatisée, comme l’exige le FMI, les nouveaux propriétaires (probablement liés à des créanciers étrangers) seraient en mesure de s’emparer de quantité de terres fertiles en saisissant les biens hypothéqués que détient cette banque. Déjà, la Banco Hipotecario Nacional, anciennement une banque d’Etat, est en train de saisir les biens de milliers de ses clients qui ne peuvent plus honorer le paiement de leur hypothèque.

Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard