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L’Argentine et l’Amérique du Sud sur les pas de Roosevelt

La rédaction

17 novembre 2007 (Nouvelle Solidaité) - Depuis plusieurs mois, une coordination de chefs d’Etat et de gouvernements d’Amérique du Sud envisage la création d’une Banque du Sud. Le 10 novembre, le président équatorien Rafael Correa a annoncé à Santiago que cette banque sera officiellement fondée le 9 décembre à Buenos Aires en Argentine, et non à Caracas comme prévu à l’origine.

La volonté politique affichée par ce projet vivement soutenue par Lyndon LaRouche, permettra de limiter partiellement les dégâts d’une mondialisation prédatrice et pourra servir de premier pas vers un nouveau système monétaire international comme LaRouche le défend depuis des années. On y trouve en tout cas un reflet des politiques rooseveltiennes en faveur d’une relance industrielle et du développement d’infrastructures lourdes, une politique inspirée par celle d’un crédit productif public mise en œuvre par Alexander Hamilton lors de la révolution américaine, et Jean-Baptiste Colbert en France.

Les fondateurs de la Banque du Sud la voient comme une alternative à la politique de pillage et d’usure du FMI, et sa mission principale sera le financement des infrastructures de base sans les contraintes des politiques de conditionnalités qu’exige le FMI. Cette banque « sera un énorme pas en avant pour l’intégration de l’Amérique Latine et de l’ensemble du continent sud-américain » disait Correa « afin de financer nos propres projets de développement » et non pas « ceux de la Banque Mondiale qui nous ont conduits à la ruine. »

La date et le lieu de la cérémonie fondatrice ont quelque signification, puisqu’elle sera fondée la veille de la prise de fonction officielle de Cristina Fernandez de Kirchner, la nouvelle présidente de l’Argentine. La fondation de la nouvelle banque fournira donc l’occasion d’une rencontre informelle pour « le Club des présidents », une coordination de plusieurs chefs d’Etat de l’Amérique du Sud animés d’une stratégie commune en faveur d’une intégration régionale opposée à la mondialisation brutale qu’impose le FMI au détriment de leurs peuples. Celle qui prendra sa fonction de présidente de l’Argentine, Mme Fernandez de Kirchner, est le nouveau membre du groupe et reprend le flambeau de son mari, le président sortant Nestor Kirchner.

Parallèlement à la création de la Banque du Sud, il faut noter les propos d’Alberto Fernandez, son chef de cabinet, lors de son allocution devant l’assemblée annuelle de l’Union des Industriels Argentins (UIA). Devant quelques 800 industriels enthousiastes, il y annonça le 14 novembre que l’Argentine créera une Banque de développement nationale en vue de financer des projets industriels. Cette banque « servira les entrepreneurs intéressés par la production », les « hommes de l’industrie », disait Fernandez. L’annonce fut chaudement accueillie par Armando Mariante Carvalho, le vice-président de la Banque Nationale de Développement Social (BNDES), une banque d’Etat créée au début des années 50 par le président brésilien Getulio Vargas. Mariante, également orateur de la conférence, a déclaré au quotidien Clarin que l’Argentine réunissait « toutes les conditions pour un développement à long terme, par la création d’une banque de développement. »

Il n’y a pas eu de contacts officiels [avec la banque brésilienne], dit-il, mais il existe « une volonté politique ». Notant que la présidente Kirchner se rendra au Brésil le 19 novembre pour s’entretenir avec le président Lula da Silva, Mariante a suggéré que les deux dirigeants puissent discuter du projet de banque. « Nous serons heureux de partager notre savoir » disait-il.

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

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Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

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Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
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