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L’Argentine s’attaque au mythe qui a détruit l’Egypte et la Tunisie

La rédaction

4 mars 2011 (Nouvelle Solidarité) – Forte de la lutte qu’elle a menée contre le FMI et les intérêts britanniques qui ont pillé l’économie argentine, la présidente Cristina Kirchner a déclaré le 24 février : « nous devons en finir avec le mythe du libre-marché » . Une leçon fondamentale pour l’Egypte et la Tunisie qui, sous le joug du FMI depuis 30 ans, ont sacrifié leur secteur productif et leur population pour quelques dollars étrangers. La présidente argentine a prononcé ces mots lors de la présentation de son Plan stratégique national d’industrialisation 2020 visant à défendre le droit de son pays à l’industrialisation face à la dépendance des marchés internationaux, affirmant que l’Argentine a le droit de protéger son industrie et les travailleurs qui y participent.

Présentant des objectifs ambitieux pour 2020 – atteindre un taux de croissance annuel moyen de 5%, doubler les exportations industrielles, accroître la part de la production dans le PIB à 80%, etc. – Cristina Kirchner a brisé le mythe selon lequel l’Argentine devait beaucoup au Libre-échange.

Depuis 2003, lorsque son mari feu Nestor Kirchner rejetta le diktat du FMI, 5 millions d’emplois industriels ont été créés ainsi que 140 000 entreprises, alors que sous le règne du Libre-échange dans les années 1990, 50 000 établissements industriels avaient dû fermer. Son plan 2020 concerne essentiellement le secteur agro-alimentaire, le textile, les chaussures, le bois, les matériaux de construction, les machines agricoles, les pièces automobiles, les produits pharmaceutiques, la chimie et l’industrie pétrochimique.

Le mois dernier, au nom de la nécessité de protéger les industries nationales de la compétition internationale injuste, la ministre de l’Industrie Debora Giorgi a ajouté 200 produits à la liste des importations qui ne reçoivent plus de licence systématique pour être vendues dans le pays, portant leur total à 600. Cette nouvelle mesure concerne essentiellement les produits métallurgiques, électroniques, textiles et le secteur automobile. Depuis 2003, l’Argentine applique un protectionnisme progressif permettant d’assurer aux nouveaux secteurs industriels un marché intérieur fiable avec des prix justes. Ainsi – ça peut paraître révolutionnaire ici mais quoi de plus normal – l’Argentine a fabriqué l’an dernier 105 millions de paires de chaussures, un million de réfrigérateurs et 60% des jouets qu’elle consomme !

Cela ne plaît pas à la City de Londres et aux cartels industriels internationaux ? Dommage, leur répond-t-elle ! « Il y en a encore qui, lorsque le gouvernement prend des mesures pour protéger le travail et la production nationale, nous accusent de recourir à des pratiques quasiment illégales (…) Mais nous savons que le libre-marché ça n’existe pas, ni ici, ni ailleurs dans le monde. Le libre-marché que l’on nous enseigne ici et que les puissances étrangères nous recommandent, n’existe pas. »


Lire aussi : Le monde c’est l’Egypte !


A parcourir : LE PORTAIL DU PROTECTIONNISME


Voir les 8 commentaires

  • pegasous • 05/03/2011 - 15:12

    Bravo Mme Kirchner ! Le Libre echange ???? OUI mais seulement pour ceux a qui cela profite .. surtout pas a tous car alors il n y a plus moyen d’escroquer le systeme !
    Nous devons prendre conscience que nous allons vers un retour a "l’AUTONOMIE LOCALE" qui est l’oppose de l’ultra-liberal !
    nous devons revenir a un systeme de productions locales auto suffisantes .. avec l’exportation du surplus genere de facon temporaire ..
    refuser cette vision d’une autonomie localisee ( disons geographiquement sur une region !) est une erreur STRATEGIQUE de politique generale
    Mais pegasosu ne fait que "battre des ailes " ce qui genere un peu de vent pour rien ! c est bien connu !

    Répondre à ce message

  • elie • 05/03/2011 - 01:16

    Critina Kirchner est aussi populaire dans son pays que sarko chez nous, et bien pire encore.....20 % d’opinions favorables, ca ressemble à un fiasco.
    Cinq grèves consécutives(et pas les pseudos grèves de masse dont vous nous parlez) viennent de paralyser le pays pendant de longues semaines.
    Quel secteur productif de le Tunisie a été détruit par le FMI depuis 30 ans ? Arrêtez la désinformation, vous êtes grotesques...

    • Bertrand Buisson • 05/03/2011 - 10:22

      La politique argentine est un joyeux bordel alimenté par les capitaux étrangers qui pour reprendre la main sur un pouvoir pas assez libéral pour eux, poussent des révoltent (en jouant sur des revendications légitimes des gens) contre Kirchner. c’est la même chose en Bolivie.

      Les Kirchner ont permis aux classes moyennes argentines de réémerger. Rappelons que y’a encore quelques années, 40% des argentins ne mangeaient pas à leur faim.

      Kirchner est affaiblie depuis la mort de son mari car Hector était un appui fondamental pour maintenir une base politique organisée dans le pays malgré les dissensions.

      Rien est gagné pour les présidentielles d’octobre, mais si Kirchner dégage ce sera pas pour ce qu’elle à fait au peuple mais pour ce qu’elle et son mari ont fait aux FMN britanniques, américaines et françaises. La City de Londres considère l’argentine comme sa colonie. Ne vous êtes vous jamais demandé pourquoi l’Argentine à une grande équipe de Rugby, à l’instar de l’Australie, de la Nouvelle Zélande ou de l’Irlande ?

    • petite souris • 05/03/2011 - 12:54

      .......comme quoi les sondages de popularité !!!!!!!!!!!!

      L’essentiel est ce qu’elle fait pour les argentins.

      Les sondages : qui les fait ? quels journaux ? qui appartiennent à qui ?

      Attention les manipulations peuvent exister partout !!!

      Ici, à S&P, difficile de dire que c’est de la manipulation
      Demandez-vous d’abord et premièrement :
      - pourquoi S&P n’est pas distribué en kiosque ?
      - pourquoi Jacques Cheminade n’est jamais interviewer par des "grands médias" ?
      son opinion ses idées sont différentes, et objectivement cela pourrait être intéressant dans un débat démocratique
      non ?

    • Benoit • 05/03/2011 - 14:52

      Il semble que ces manifestations ont eu lieu après que Kirchner ait voulu augmenter les taxes à l’exportation agricole pour éviter que toute la production ne parte à l’étranger. (cf http://www.lefigaro.fr/international/2008/07/19/01003-20080719ARTFIG00204-l-argentine-ne-croit-plus-en-cristina-kirchner-.php)
      Les lobbys agricoles et certains hommes politiques l’ont trahie. Les syndicats agricoles ont lancé des grèves assez immenses. Mais ça n’a rien à voir avec un mouvement spontané de "grève de masse" ! Manifestement, les grèves en Argentine sont un outil politique au service de puissances étrangères et du libre-échange.

      Une "grève de masse" est caractérisée par la résistance d’une population à un principe d’injustice de tout un système idéologique, économique et politique. Ce que tente de faire Kirchner est de lutter contre un système de libre-échange qui étrangle fondamentalement les peuples, bien plus qu’une simple augmentation de taxes !

      Ne nous trompons donc pas d’ennemi.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 04/03/2011 - 22:53

    Si une femme peut le faire pour son pays ...

    Quel bel exemple à suivre !!!

    Répondre à ce message

  • edith • 04/03/2011 - 14:23

    OK les argentins prennent un certain nombre de bonnes décisions,mais il faut dire qu’ils avaient atteind les bas fonds de l’intolérable,en ce qui concerne les europeens ils ne sont pas encore dedans,beaucoup pensent encore que se sont les gréves qui détruisent l’économie ,le lien entre pillage et finance n’est pas encore dans les têtes pour la majorité ! ne vous inquietez pas c’est pour cette année et la chute va être tellement brutale que l’on va devoir les ramasser à la grande cuillère. Le protectionnisme va retentir dans les carafes comme les cloches des églises à nous de les faire sonner juste !

    Répondre à ce message

  • sousou • 04/03/2011 - 14:29

    BRAVO MADAME !

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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