X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité

L’Europe de Lisbonne : un paillasson pour entrer dans l’Otan ?

La rédaction

4 mars 2008 (Nouvelle Solidarité) - Victoria Nuland, ambassadrice des Etats-Unis à l’Otan et épouse de l’ultra néo-conservateur Robert Kagan (*), exulte : « Je suis d’accord avec la France. L’Europe, les Etats-Unis, l’Otan… ont besoin d’une capacité de défense européenne plus capable. »

Si, en août 2006, le premier ministre polonais appelait ouvertement pour que l’UE se transforme en puissance militaire (*), cette idée, de prime abord assez surréaliste, risque de devenir une réalité sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy lors de la présidence française de l’UE qui commence en juillet prochain.

Pierre Lellouche, le député et délégué général de l’UMP pour la défense qui fut favorable à la guerre contre l’Irak et intime des néo-conservateurs américains, vient d’expliciter ce projet dans une tribune parue le 31 janvier dans Le Figaro : « 8 propositions pour donner à l’Union une défense commune ».

« Vieux rêve de la diplomatie française depuis plus d’un demi-siècle, d’abord avec le projet de CED (Communauté européenne de défense) [repoussé par les gaullistes et les communistes au parlement français en 1954], puis avec le plan Fouchet, l’ambition de doter l’Europe d’une capacité de défense autonome apparaît aujourd’hui aussi indispensable qu’inatteignable »

Indispensable, parce que suite à « l’échec de l’aventure américaine en Irak », que Lellouche soutenait sans états d’âme, l’Otan apparaît « obsolète et fragilisée. » Inatteignable, parce que « les vingt-sept ensemble totalisent moins de 40% du budget du Pentagone, tandis que cet écart atteint 1 à 10 en matière de recherche et développement militaire. »

Heureusement que Nicolas Sarkozy est disposé à y mettre « le paquet » : « La présidence de Sarkozy doit être l’occasion de démontrer que, malgré les blocages actuels, la révolution géopolitique dans laquelle nous sommes entrés impose un véritable saut qualitatif en matière de sécurité commune. »

Pour Lellouche, la France ne doit ni se réfugier dans le repli national ni dans l’alignement atlantiste, mais prendre la tête d’un pilier européen de l’OTAN, dont le groupe « pionnier », ou « G-6 », sera formé par la France, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Italie, l’Espagne et la Pologne, des pays dont les dépenses militaires atteignent au moins 2% de leur PIB, et capable chacun de fournir au moins 10.000 hommes pour une armée européenne de 60.000 hommes.

Divine surprise, Lellouche montre ensuite clairement que le Traité de Lisbonne ne fut qu’une étape intermédiaire, mais indispensable, dans ce projet.

« Après tout, le traité simplifié voulu, inventé par le candidat Sarkozy avant même son élection et que le Congrès ratifiera à Versailles dans quelques jours, n’est-il pas la preuve tangible du caractère irremplaçable de la force d’impulsion française dans la constitution européenne ? Cette force d’impulsion, la France doit à nouveau la mettre au service de la défense commune. »

« En réconciliant la France avec l’Amérique dès son élection et en signalant que défense européenne et Otan sont désormais compatibles du point de vue de la France, le président Sarkozy a d’ores et déjà levé le préalable majeur à l’émergence d’une défense commune entre Européens. »

Un hebdomadaire moins timide, le European Voice que dirige la roumaine Dana Spinant à Bruxelles pour le groupe londonien du Economist, dans un article du 14 février, dévoile quelques uns des arrangements prévus en coulisse.

« Le plan est de lancer un tel groupe dès l’année prochaine suite à la ratification du Traité de Lisbonne, utilisant le dispositif concernant ‘une coopération permanente structurée’ sur le plan de la défense, tel qu’il fut prévu à l’origine, en 2004, dans le projet de constitution européenne. Bien que cette Constitution ait été rejetée, suite aux référendums au Pays-bas et en France, la clause qui permet ce type de coopération fut maintenue dans le traité de Lisbonne. »

« Le Royaume Uni ne soutiendra ce plan ouvertement qu’une fois le nouveau traité entré en vigueur, mais un responsable de l’Union Européenne a confirmé que le Royaume Uni a fait pression pour que cette clause soit incluse dans la Constitution lors de son écriture. La possibilité de constituer un groupe ‘pionnier’ sur la défense a été inclus dans la Constitution, parce que ‘le Royaume Uni et la Francesouhaitaient qu’il y figure’, disait le responsable de l’UE… »

Pour Lellouche, soucieux de bien emballer son projet, il servira « de socle à une relation rééquilibrée avec les Etats-Unis d’Amérique, dès la Seconde moitié de 2009, une fois installée la prochaine Administration américaine. »

Du coté américain, c’est Barack Obama, interrogé sur l’Afghanistan, qui, après avoir fait les éloges du Prince Harry de retour d’Afghanistan, a déclaré qu’en ce qui concerne les alliés de l’Otan, il estimait que le temps était venu pour qu’ils cessent de laisser tout « le sale boulot » aux seuls américains et britanniques. (Ce qui est factuellement erroné, car ce sont essentiellement les Canadiens, les hollandais et les anglais qui perdent le plus de vies en Afghanistan)

Ainsi, on finit par croire que les renforts que la France envisage d’envoyer dans le sud de l’Afghanistan semblent tomber dans la vilaine catégorie des « sacrifices à consentir » afin de pouvoir faire quelques pas sur les marches de la gloire.

Sacré Sarkoléon, c’était donc vrai !

Notes :


(*) Fondateur du New American Century Project (NACP) avec Dick Cheney, Richard Perle et Paul Wolfowitz.

(**) European Voice, « Polish premier : EU should be military power », 7 septembre 2006.

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard