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L’Europe est en faillite, faisons une autre Europe !

La rédaction

24 février 2010 (Nouvelle Solidarité) – Les porte-parole de la City de Londres continuent à jouer la déstabilisation de la zone Euro, pour mieux pouvoir obliger les Etats à adopter les politiques draconiennes d’austérité sociale dictées par les marchés financiers. Déjà sous le « fouet » des marchés financiers, qu’Olivier Blanchard qualifiait de bénéfique dans une interview au Nouvel Observateur du 4 février, la Grèce, l’Espagne, l’Allemagne et même la France, ont annoncé des coupes sombres dans les retraites, avec à la clé l’allongement de l’âge de la retraite ou des années de cotisations. Voilà comment les « marchés financiers » pillent la substance publique. Après avoir obligé les Etats à les renflouer sous la menace d’une faillite universelle, ils exigent désormais que ceux-ci réduisent leur endettement en coupant dans les dépenses sociales qui reviennent à l’Etat : retraites, sécurité sociale, chômage, etc.

Hier poursuivant ces attaques, Ambrose Evans-Pritchard révélait dans sa tribune du Daily Telegraph, l’étendue de l’endettement bancaire et public de l’Europe continentale, sans évoquer évidemment la situation encore pire de son côté de la Manche. Et cet endettement est proprement monstrueux ! La dette que les banques européennes devront refinancer en 2010 et 2011 atteint 1100 milliards d’euros : 560 milliards arrivent à échéance en 2010 et 540 milliards en 2011. Mais les banques auront du mal à trouver de l’argent dans un contexte où les Etats, qu’ils ont largement contribué à endetter, auront besoin eux aussi en 2010, de 1 600 milliards d’euros.

Selon Graham Secker de Morgan Stanley, cité par Evans-Pritchard : « L’échelle des émissions provoquera des effets de pénurie, les obligations d’Etat pouvant à elles-seules siphonner la grande majorité des capitaux. L’endettement qui a provoqué la crise n’est pas résorbé ; au contraire, nous constatons un transfert dramatique de la dette du secteur privé à celle du secteur public. Le thème le plus important de la macro économie dans les quelques années à venir sera de savoir comment les Etats pourront payer le service de la dette et réduire leur déficit. La Grèce pourrait bien être un avant-goût des choses à venir ».

Evans-Pritchard note aussi qu’en Allemagne, la BAFIN, l’agence de contrôle financier, vient d’avertir que les engagements des banques allemandes dans les pays du Club Med, pour l’équivalent de 522 milliards d’euros, pourraient comporter un risque systémique si une contagion venait à se développer à partir de la Grèce. C’est sans doute la raison pour laquelle, spécule Evans Pritchard, l’Allemagne se prépare à donner son feu vert à un plan de sauvetage de 25 milliards pour la Grèce.

Mais même si les « anglo-saxons » cherchent à tirer leurs marrons du feu dans un monde irrémédiablement en crise, force est de constater que l’Europe est aussi irrémédiablement endettée, conséquence d’un ordre financier mondial, dominé par la City de Londres et Wall Street, qui vit de la cavalerie financière depuis une trentaine d’années. Comment ça marche ? Imaginons, un million de personnes qui, chacune croit détenir 100 euros qu’il a empruntés à ses voisins, mais eux-aussi ont emprunté les 100 euros a un autre, qui les a emprunté à un autre et ainsi de suite. Rien ou presque ne reste au bout de cette chaîne.

Cette dette est impayable. Il faut se résoudre à remettre la zone Euro à plat, revenir aux monnaies nationales non pas pour se lancer dans des dévaluations compétitives, mais pour reconstruire, à partir des 6 pays fondateurs, une Europe des patries et de projets digne de ce nom. Il faudra, dans ce contexte, éliminer les avoirs spéculatifs, sauver de la faillite ordonnée tout ce qui est lié à l’économie physique et humaine et relancer l’économie productive comme nous le proposons dans le communiqué de Solidarité et Progrès, daté du 22 février.


L’alternative :


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  • petite souris • 24/02/2010 - 20:19

    Puisque la City de Londres est l’endroit où se trouvent les gens les plus "intelligents" puisqu’ils ont un "plan" pour le monde, je propose tout simplement que tous les dirigeants du monde, (chefs d’état, directeurs ou propriétaires de banques ou de multinationales,) tous ces gens, qui aiment se retrouver pour affaire ou le plaisir aillent tous s’installer dans cette ville et définitivement.

    Qu’ils y vivent à leur façon et selon leurs critères.

    Et, surtout, qu’ils nous laissent vivre normalement partout ailleurs.

    Voilà le futur nouveau monde !!!!!!!!!

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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