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L’Irak après le 30 juin

La rédaction

Le sort de l’Irak après le « transfert de souveraineté » dépendra de l’adoption ou non de mesures politiques et économiques correspondant au concept présenté dans la « doctrine LaRouche pour l’Asie du Sud-Ouest ».

Le projet de résolution américano-britannique, soumis fin mai au Conseil de sécurité, prévoit l’établissement d’un « gouvernement intérimaire souverain » en Irak à partir du 30 juin, jour où l’occupation devrait prendre fin et le rôle de l’Autorité provisoire de la Coalition se terminer. Des élections devraient avoir lieu au plus tard en janvier 2005 pour choisir une assemblée chargée de préparer une constitution prévoyant l’organisation d’élections démocratiques en vue de former un gouvernement. En même temps, le Conseil de sécurité devrait confirmer la présence de « troupes multinationales », la plupart américaines, sous un « commandement unifié » qui serait en fait américain. Cette force internationale aurait l’autorité d’utiliser tous les moyens nécessaires pour maintenir la sécurité et la stabilité de l’Irak, y compris la prévention du terrorisme. Le mandat de cette force serait réexaminé au bout de douze mois ou à la demande du gouvernement intérimaire irakien.

Autrement dit, ce projet de résolution prévoit de légitimer et de perpétuer l’occupation de l’Irak. Nombre de gouvernements, emmenés par ceux qui s’étaient opposés à la guerre et avaient refusé d’envoyer des troupes, ont soulevé des objections : la Russie, la France, l’Allemagne, la Chine, ainsi que l’Arabie saoudite, l’Iran et l’Italie. Le 27 mai, la Chine a diffusé un document, soutenu par la Russie, la France et l’Allemagne, contenant des propositions de changements majeurs à cette résolution. Notamment, le gouvernement intérimaire devrait jouir de la « pleine souveraineté sur les questions politiques, économiques, de sécurité, de justice et de diplomatie ». En outre, ils ont proposé que le mandat de la force multinationale en Irak s’achève fin janvier 2005 (au moment des élections) et que le gouvernement provisoire soit consulté pour les opérations militaires, à l’exclusion de mesures d’autodéfense.

Une objection importante a été soulevée à propos de la composition du gouvernement intérimaire. Munir AKRAN, ambassadeur du Pakistan à l’ONU, a déclaré que le mémorandum chinois reflétait les opinions d’« une majorité de membres du Conseil de sécurité », notant que le document proposait qu’aucune résolution de l’ONU ne soit votée tant que le gouvernement intérimaire n’était pas formé et reconnu par la population irakienne et les pays voisins. L’appel répété de la Russie à une conférence internationale comprenant les voisins reflète ce même souci, ainsi que la dimension économique du problème.

Un aspect capital qui n’est pas mentionné dans la résolution américano-britannique concerne le rôle de l’armée irakienne. La doctrine LaRouche prévoit de renverser le désastreux processus de « dé-baasisation » et de démembrement de l’armée irakienne, afin de permettre la réhabilitation dans une nouvelle armée des militaires entraînés et compétents (à l’exception de ceux coupables de crimes graves).

Si, comme certains le suggèrent, on remet des responsabilités de sécurité et de défense à diverses milices à travers le pays - les PeshmergA dans le Nord kurde, l’armée Al Mahdi d’al-Sadr, la BRigade Al Badr chiite et les forces de résistance sunnites - on risque d’avoir tous les ingrédients d’un conflit interne extrêmement dangereux et d’un éclatement du pays. Il faut au contraire reconstituer une armée nationale et une force de sécurité composée de l’ensemble des Irakiens, dirigées par des officiers militaires professionnels, reconnus pour leur patriotisme. Dans le même temps, les forces militaires étrangères devront se retirer du pays.

Qui est le Dr Allaoui ?

Le 28 mai, le Dr Iyad Allaoui a été nommé « Premier ministre intérimaire » du Conseil intérimaire du gouvernement irakien, apparemment avec l’aval de l’autorité de l’occupation dirigée par Paul Bremer. Cette nomination a ensuite été présentée à l’envoyé spécial de l’ONU, Lakhdar Brahimi, comme un fait accompli. Le porte-parole des Nations unies, Fred Eckhard a dit que la décision serait « respectée », tout en précisant que « nous ne pensions pas que cela se passerait de cette manière ». De toute évidence, Allaoui n’était pas le premier choix de M. Brahimi.

Qui est le Dr Allaoui ? La question est de savoir s’il est davantage un agent britannique ou un agent américain. Ancien membre du Parti Baas, il dut s’exiler à Londres en 1990, après sa rupture avec Saddam Hussein. Il y fonda cette année-là l’« Accord national irakien », avec le soutien du renseignement britannique et de la CIA, en raison de ses liens avec des dissidents militaires irakiens. En 1996, toujours avec la bénédiction des services américains, il fut impliqué dans une tentative de putsch contre Saddam Hussein, qui s’avéra un échec colossal. Il semble qu’Allaoui soit la source de la célèbre déclaration de Tony Blair selon laquelle « Saddam peut lancer des armes chimiques en l’espace de quarante-cinq minutes ».

Le Financial Times écrivait à propos du nouveau Premier ministre : « Sa nomination représente aussi une victoire pour la CIA et le département d’Etat dans leur lutte avec le Pentagone pour savoir qui contrôlera la politique en Irak. M. Allaoui est considéré comme un protégé de la CIA, tandis que son rival, Ahmed CHALABI, était soutenu par le Pentagone . »

On ne sait pas encore ce que l’ayatollah Ali Hussein AL-Sistani dira de ce choix. Allaoui est un chiite « laïc ». On peut présumer que la majorité des Irakiens n’apprécieront pas d’avoir à la tête du nouveau gouvernement « souverain » un homme qui a passé les quatorze dernières années à l’étranger.

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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