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L’Islande pris dans le maelstrom du FMI et de l’UE

La rédaction

30 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – « Le FMI nous met le couteau sous la gorge », a déclaré hier le ministre de la santé islandais, « doit-on couper dans le budget d’un service de cancérologie à Reykjavik afin d’honorer notre dette extérieure ? ». Après l’effondrement de ses banques, l’Islande, qui était jusqu’à l’année dernière donnée en modèle mondial du développement, est aujourd’hui à la merci de ses créanciers internationaux – le FMI, la Grande Bretagne et les Pays-Bas, auxquels elle doit 10 milliards de dollars, soit 50% de son PIB. Dans le fond, la situation de l’Irlande n’est hélas pas moins grave que pour d’autres pays, mais simplement plus avancée.

Dans ses déclarations au Guardian de Londres, le ministre islandais Ogmundur Jonasson a expliqué que malgré la sympathie islandaise envers ceux qui ont perdu leur argent dans cet effondrement, « nous ne paierons pas plus que ce que nous pouvons ». Interrogé sur la coupe de 7% dans le budget de la santé, il a répondu que « lorsque l’on en vient à choisir entre les droits des possédants et les droits de ceux qui n’ont rien, je tend à me mettre du côté de ces derniers ».
L’automne dernier, le FMI et l’Union européenne avaient conseillé à l’Islande de nationaliser les pertes des banques en échange de prêts conséquents. Mais ces prêts étaient évidemment conditionnés à une baisse des dépenses publiques, c’est-à-dire un programme d’austérité frappant l’ensemble des islandais. Le FMI a également assorti ces conditions au remboursement de 3,6 milliards de dollars à la Grande Bretagne et de 1,9 milliards de dollars aux Pays-Bas, réclamés après l’effondrement bancaire.

Le cas de l’Islande rappelle aussi ce qui arrive à l’ex- « tigre irlandais », que l’UE et le FMI viennent de pousser à racheter la totalité des actifs toxiques de ses banques, tout en lançant une nouvelle cure d’austérité de 5 milliards d’euros, dont 1,8 milliard de coupes dans les aides sociales, 1,2 dans les dépenses de santé et 746 millions dans l’éducation. Et la Commission européenne, prompt à défendre la solidarité européenne, a osé interférer dans la campagne référendaire sur le Traité de Lisbonne, dépassant même ses prérogatives légales ! [*]

Mais ce n’est pas un problème islandais ou irlandais : l’ensemble du système monétariste/FMI basé sur l’endettement des Etats et le pillage de l’économie physique se désagrège sous nos yeux et menace de nous absorber dans son maelstrom. Il n’y a pas d’autre alternative que de nous battre pour un nouvel ordre international fondé sur du crédit productif public en faveur de toute l’économie, c’est-à-dire bloquer, par une mobilisation populaire, l’émission de capital fictif créé par les banques, et le remplacer par de l’argent émis sous contrôle des Etats pour l’équipement humain et infrastructurel, pour des choses à créer, pas des possessions à exploiter.


[*Notamment en déboursant 150 000 euros pour financer 1,1 millions de brochures "informatives" de 16 pages distribuées gratuitement avec tous les journaux du dimanche irlandais.

Voir les 3 commentaires

  • petite souris • 04/10/2009 - 01:04

    "Le FMI nous met le couteau sous la gorge"

    Alors cela est une découverte ???

    En Afrique, et dans pratiquement tous les pays dits en développement, tout le monde le sait !!!

    Et donc bien évidemment cela nous arrive aussi à nos pays en voie de sous-développement ...

    Aujourd’hui l’Islande, demain l’Irlande, après-demain tous les pays de l’Europe du traité de Lisbonne...
    c’est ainsi que l’on aura enfin la peau de ces traités et de cette europe fédérale à la con qu’"ils" veulent nous imposer au prix de son effondrement afin que ces messieurs-dames gardent leurs jobs inutiles.

    Répondre à ce message

  • Bakounine • 30/09/2009 - 21:12

    Ces messieurs de la haute banque sont atteint de priapisme, ça ne peux pas continuer ainsi, AUCUNE MESURE n’a été prise AUCUNE 0 en faveur du peuple depuis notre entrée dans l’europe AUCUNE, sauf en faveur la finance appatride ELLE !

    Répondre à ce message

  • Kzmir • 30/09/2009 - 21:08

    Ca y est après les trompettes claironnantes et battage médiatique voici enfin le mobile et la solution préconisée "LES AJUSTEMENTS DU FMI" les affameurs du peuple et de misère sont au rendez vous les hyènes sont là... Qu’ils aillent se faire foutre, bandes d’escrocs de charognes, eux et leur système d’argent dette, ils ont joué au casino et perdu c’est la loi et mais que veulent t’ils de plus qu’on les dédommage manquent pas d’air le peuple est de plus en plus informé des sales roueries du FMI caverne des brigants.

    Répondre à ce message

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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