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L’OCDE et la FAO condamnent le monde à l’alimentation chère

La rédaction
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Le 31 mai 2008 (Nouvelle Solidarité) – Lors d’une conférence de presse au siège de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) à Paris, cette dernière a présenté le rapport conjoint avec la FAO, Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO 2008-2017, en présence de Jacques Diouf, secrétaire général de la FAO.

Les grands financiers et spéculateurs, qui parient tous sur la montée des prix du baril de pétrole et de l’alimentaire, se retrouvent prodigieusement confortés dans leurs paris à la hausse par l’oracle des grands sorciers du libre-échange : l’étude de l’OCDE/FAO, comme l’écrivent Les Echos, affirme que « la flambée actuelle des prix agricoles mondiaux, qui a déjà suscité des émeutes de la faim dans plusieurs villes d’Afrique et d’Asie, est un phénomène durable ».

Notez tout de suite que si le rapport affirme que la démographie, les aléas climatiques, et pour « au moins d’un tiers », la folle course aux agrocarburants puissent être tenus responsables de la montée des prix, l’impact de la spéculation financière est à peine pris en considération.

Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE, en bon élève de l’analyse objective de la dynamique de l’offre et de la demande, pense d’ailleurs que ce qui permet de lutter contre des prix élevés, ce sont précisément ces mêmes prix élevés ! En effet, ils incitent les producteurs à augmenter l’offre tout en décourageant la demande « excessive »… Il ne s’agit donc que d’une phase dans cette dynamique « merveilleuse » d’autorégulation qui devrait logiquement amener les prix à baisser… sous condition que les Etats ne s’en mêlent pas avec des mesures de régulation distorsives. L’unique solution, selon Gurria, est de rapidement conclure un accord lors du Cycle de Doha de l’OMC, permettant d’en finir avec une agriculture trop subventionnée portant préjudice aux pays du Sud.

Plein d’ambiguïtés, Jacques Diouf lui-même n’a pas hésité à dénoncer « les mesures draconiennes » prises par certains pays « afin de protéger leurs populations », car « ces mesures n’ont fait que renforcer l’instabilité des cours internationaux. » Résultat : « La hausse des prix se traduit maintenant par un accroissement de la faim et des troubles civils ».

A l’opposé des acrobaties intellectuelles de M. Gurria selon lesquelles les prix devraient baisser, le rapport affirme que bien qu’initialement les prix excessifs actuels sont supposés retrouver des niveaux plus bas dans les années à venir, il faut s’attendre à ce que la moyenne des prix des denrées alimentaires soient supérieurs de 10 à 50% dans la décennie à venir en comparaison à ceux de la décennie précédente.

Un journaliste du Irish Farmers Journal journal demanda si tout ceci était éventuellement compatible avec la démarche de Michel Barnier consistant à présenter la politique agricole commune (PAC) comme une source d’inspiration pour garantir la sécurité alimentaire mondiale. La réponse eut le mérite d’être très claire : « totalement incompatible ! ».

Quand un journaliste de Nouvelle Solidarité demanda pourquoi la FAO, qui souligne pourtant le besoin de doubler la production alimentaire d’ici 2050 afin de nourrir 9 milliards d’individus, avait décidé de fermer la Division Mixte FAO/AIEA des technique nucléaires dans l’alimentation et l’agriculture, à un moment où l’humanité a besoin des technologies les plus avancées pour résoudre ce problème, le responsable de la FAO répondit que c’était « une sale question » et qu’il était incompétent en la matière.

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

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