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L’atterrissage de Curiosity sur Mars : une série d’exploits sans précédent

La rédaction

9 août 2012 (Nouvelle Solidarité) – La première série de données et de photos qui ont atteint la Terre depuis Mars au cours des derniers jours a donné raison aux scientifiques et ingénieurs qui ont sans cesse combattu en faveur d’une approche audacieuse pour faire atterrir le Laboratoire scientifique sur Mars (MSL embarqué par le rover martien Curiosity) en douceur sur la planète rouge.

Ceci montre encore une fois qu’il est nécessaire, pour franchir de nouveaux pas dans la connaissance, de repousser sans cesse les frontières de la technologie, ce que le président américain Barack Obama, parmi bien d’autres, a nié avec véhémence pour justifier les nombreuses coupes qu’il a ordonnées dans le budget de la NASA au cours des dernières années.

La combinaison très complexe de divers techniques, qui n’a jamais été utilisée dans le passé, a parfaitement fonctionné, permettant à Curiosity de se poser en douceur, sans endommager ses instruments. Ceci a été confirmé par les « bips » récurrents qui ont été envoyés à chaque étape clé du processus d’atterrissage, indiquant les paramètres de base lors de son entrée dans l’atmosphère martienne, sa descente à travers cette atmosphère et son atterrissage.

Les missions précédentes n’avaient pas été dotées des mêmes moyens, et il était par conséquent impossible de déterminer les causes précises de celles qui n’ont pas réussi. Curiosity pouvait quant à lui compter sur une infrastructure de communication efficace, composée de deux satellites relais de longue durée qui avaient été placés en orbite lors de missions précédentes. Ceux-ci furent en mesure de relayer les signaux du laboratoire volant vers la Terre pendant sa descente et au point d’atterrissage.

Les scientifiques de la NASA rapportent que Curiosity s’est posé exactement là où ils souhaitaient, à une distance idéale du Mont Sharp, au centre du cratère Gale. Pour la première fois, il furent en mesure de définir une procédure d’atterrissage plus précise, grâce à une série de manœuvres automatisées faites par le laboratoire lui-même. Ceci inclut la première descente guidée à travers l’atmosphère martienne, utilisant des moteurs de fusée plutôt que de se contenter d’une simple trajectoire balistique en chute libre. Grâce à une série de roulis, selon l’expérience acquise lors du retour des mission Apollo et de la Navette spatiale dans l’atmosphère terrestre, et de grandes courbes en « S » pour réduire la vitesse de chute, Curiosity a pu contrôler sa vitesse tout au long de sa descente, de même que sa trajectoire.

Les ingénieurs craignaient que des moteurs de fusée suffisamment puissants pour ralentir ce lourd véhicule au dernier moment avant l’atterrissage puissent provoquer la levée d’une grande quantité de poussière, endommageant les instruments du laboratoire mobile. Il fut par conséquent décidé, pour la première fois, d’utiliser une grue « volante », capable de se stabiliser à 8 mètres du sol et de déployer des câbles de nylon pour faire descendre le rover — qui, rappelons-le, est de la taille d’une voiture — jusqu’à la surface. Cette technique fut donc utilisée pour la première fois et constitue un test pour l’éventuel atterrissage d’une capsule habitée sur Mars.

Bien sûr, la présence d’un instrument capable de transformer la matière en un plasma de 10 000 degrés Celsius à 7 mètres de distance et d’en analyser l’émission lumineuse (par spectroscopie) pour déterminer sa composition est une première, requérant un puissant laser, capable d’émettre une énergie de 30 mJ (l’énergie émise par 30 lasers de poche de classe 2 pendant 1 seconde), mais dans ce cas ci en 7 milliardièmes de seconde.

Précisons que cette technologie, appelée Laser-induced breakdown spectroscopy (LIBS) a été développée en France dans le contexte de l’analyse des matériaux dans le domaine du nucléaire, car il était nécessaire dans plusieurs cas de pouvoir contrôler et analyser des zones non accessibles directement par l’homme, soit parce que cela représente un danger potentiel, soit parce que l’étude nécessite une analyse in situ. La France a toujours été, grâce aux initiatives de Jean Robieux, à la fine pointe des travaux sur les lasers, que ce soit dans le domaine des très hautes énergies, ou celui d’émissions sur de très courtes durées.

Cette vidéo, produite par enjoyspace.com, décrit le principe de fonctionnement des principaux instruments scientifiques se trouvant à bord de Curiosity, à partir d’une maquette en grandeur réelle du véhicule faite par les étudiants de 16 lycées de la région Midi-Pyrénées :

Pour une réflexion plus approfondie sur la présence de l’homme dans l’espace, lire notre dossier Krafft Ehricke : Il n’y a pas de limite à la créativité humaine.

Et pour plus de détails sur le rôle de pionnier de Jean Robieux dans le domaine des lasers de grande puissance : rendez-vous ici.

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  • CV • 09/08/2012 - 13:56

    J’entends encore tout les crétins s’esbaudir en traitant Mr Cheminade d’allumé....
    Hé, les crétins, ça y est ,on peut même dire qu’on est sur Mars. Maintenant, grâce au déploiement de ces nouveaux instruments "sensoriels",cela va changer et approfondir notre compréhension concernant les phénomènes du vivant dans notre système solaire. Ironiquement , l’on pourra certainement et entre autre, observer la terre depuis cet endroit et commencer à travailler sérieusement à sa protection .
    Ceci est une nouvelle tout à fait exceptionnelle et largement porteuse d’espoir pour l’humanité, enfin une note positive....

    Répondre à ce message

  • petite souris • 09/08/2012 - 12:20

    J’espère que la réussite de Curiosity poussera nozélites à revenir sur la politique de l’espace qu’il faut développer pour améliorer notre vie sur le plancher des vaches.

    J’espère qu’ils comprennent le lien entre la recherche et ses conséquences pratiques.... mais n’en suis pas sûre

    Il n’y a pas de limite à la créativité humaine
    est hors de leur portée de compréhension et de conscience sinon ils ne seraient pas aux postes qu’ils occupent, il s’agit d’une illégitimité intellectuelle et morale

    Répondre à ce message

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
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Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

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