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L’avenir incertain de Tony Blair

La rédaction

On a constaté cette dernière semaine nombre d’articles et de commentaires dans la presse britannique promouvant le chancelier de l’Echiquier, Gordon Brown, comme successeur de Tony Blair dans le court terme. Si une telle ligne n’est pas surprenante de la part du Guardian, même le Times de Londres a publié le 15 mai une interview avec le Premier ministre adjoint John Prescott sous le titre : « La course pour s’emparer de la couronne de Blair est engagée, dit Prescott ; des collègues du cabinet manoeuvrent en vue de la démission du Premier ministre ». Le Times appartient au groupe Murdoch et il semblerait, d’après certains rapports de presse, que Brown ait rencontré Rupert Murdoch dans la première semaine de mai pour solliciter le soutien des médias.

Quoi qu’il en soit, John Prescott, tout en restant loyal envers Blair, est proche aussi de Brown. Il a déclaré au Times : « Je pense qu’il est vrai que lorsque les plaques semblent bouger, chacun se positionne ». Lorsqu’on lui a demandé si les « plaques » en question se rapportaient à un changement sismique au sein du gouvernement, il a répondu : « Lorsqu’il y a ce genre de déplacement, les gens se repositionnent effectivement. » A propos de l’après Blair, il a dit : « Oui, les gens en parlent et on entend cette discussion. (...) Tous les Premiers ministres finissent par partir. » Selon Prescott, Brown ne doit pas s’attendre à un « couronnement », mais il y aurait un changement ordonné. « En tant que parti, nous avons intérêt à assurer une continuité entre ces étapes [de succession] et à maintenir le Parti travailliste au pouvoir. » Tout en reconnaissant une « grave panne » des relations entre Blair et Brown, Prescott a indiqué qu’ils pouvaient peut-être se mettre tous deux d’accord sur un changement de direction d’ici les prochaines élections générales, dans deux ans. Cependant, la situation risque d’évoluer bien plus rapidement. Il semblerait que Brown veuille quitter le poste de chancelier le plus vite possible pour éviter de porter la responsabilité des crises financières imminentes.

Sur un autre front, Tony Blair est aux prises avec la crise de plus en plus grave autour de l’Irak. Bien que Downing Street ait pu empêcher le Daily Mirror de publier des photos de soldats britanniques commettant des sévices en Irak, de nouveaux rapports sur ces abus sont rendus publics quotidiennement. Blair est entièrement mis en cause dans le scandale des tortures, dans la mesure où il a rejeté toutes les demandes - y compris de la part de dirigeants du New Labour - de prendre ses distances avec l’administration Bush-Cheney.

Au sein du gouvernement britannique, la ministre d’Etat pour le Moyen-Orient, la baronne Symons, qui entretient d’étroites relations avec Dick Cheney, est directement impliquée dans le mauvais traitement de citoyens britanniques, d’origine musulmane pour la plupart, capturés en Afghanistan et détenus à Guantanamo. En octobre 2003, Mme Symons avait déclaré devant la Chambre des Lords que le traitement des détenus britanniques était « acceptable ». Cependant, en février 2004, cinq d’entre eux ont été extradés vers la Grande-Bretagne et libérés aussitôt pour manque de preuves contre eux. La baronne Symons joue aussi un rôle central dans la préparation d’un mauvais coup contre le candidat présidentiel américain Lyndon LaRouche.

A tout cela, il faut ajouter des menaces économiques. Downing Street s’attend à des manifestations contre les fortes hausses du prix du pétrole, comme celles qui ont paralysé la Grande-Bretagne en 2000. Si le taux d’inflation « officiel » n’est que de 1,1%, la montée en flèche des prix du logement dément ouvertement ce chiffre. D’autre part, la Banque d’Angleterre a annoncé son intention d’augmenter plus que prévu les taux d’intérêt. Le 10 juin, les élections locales et les élections européennes auront lieu en Grande-Bretagne, et le Labour s’attend à de lourdes pertes.

L’alliance de guerre s’effrite en Europe

Les dirigeants européens qui ont tout fait, depuis le retrait de l’Espagne, pour maintenir leur engagement envers « les forces de la coalition » en Irak et leur allégeance à Bush-Cheney, se trouvent désormais en difficulté.

Au Danemark, le Premier ministre Fogh Rasmussen a déclaré le 11 mai que les « images horrifiantes [de sévices] en provenance d’Irak » ont infligé des « dommages irréparables » à la « coalition » et à la crédibilité de l’Occident en matière de droits de l’homme. Il a fait savoir qu’il aborderait ce problème avec le président Bush lors de son voyage aux Etats-Unis du 28 au 30 mai. Aux Pays-Bas, son homologue, Jan Peter Balkenende, a déclaré, suite à la mort du premier soldat hollandais en Irak, que la présence future et la « légitimité » des 1300 soldats sur place dépendraient du « rôle futur des Nations unies en Irak ».

En Pologne, le nouveau Premier ministre désigné, Marek Belka, qui avait provisoirement remplacé le Premier ministre sortant Leszek Miller le 2 mai, n’a pas obtenu la majorité parlementaire le 12 mai, les deux-tiers des députés ayant voté contre lui. Si un nouveau gouvernement n’est pas approuvé d’ici la mi-juin, il est probable que des élections anticipées se tiendront en août ou en septembre. Il faut savoir que seulement 29% de la population soutient encore la présence militaire de la Pologne en Irak.

Enfin, le gouvernement italien, autre allié de Bush en Irak, est de plus en plus impopulaire. Les soldats italiens participent de plus en plus à des opérations militaires violentes et le nombre de victimes italiennes augmente dans la région chiite. Lors d’une réunion des trois grands partis de l’opposition (DS, Margherita et SDI), présidée par Romano Prodi, actuel président de la Commission européenne et futur candidat au poste de Premier ministre contre Silvio Berlusconi, une déclaration exigeant le retrait immédiat des militaires italiens d’Irak a été adoptée, au vu des « crimes de guerre » commis par les forces de la coalition. Cette qualification avait été choisie par Prodi lui-même, empruntant ainsi une expression du quotidien du Vatican, Osservatore Romano.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

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L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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