X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Brèves

L’économie au centre de la nouvelle doctrine de sécurité russe

La rédaction

Le 10 janvier, le président russe par intérim, Vladimir Poutine, a signé la nouvelle doctrine de sécurité nationale de la Fédération russe. Ce document, rédigé en un langage pour le moins sévère, réaffirme non seulement la politique de « première frappe nucléaire », mais comporte également des formulations inhabituelles - à peine rapportées dans la presse occidentale - liant la sécurité nationale aux conditions économiques de la Russie. Insistant sur le rôle de l’Etat dans toute relance de l’économie, il fait allusion à d’éventuelles nouvelles mesures de contrôle monétaire et de réorganisation du système financier russe.

Les « transformations dynamiques » de la situation mondiale d’abord évoquées dans ce document sont caractérisées par un conflit entre, d’une part, la tentative de la Russie et d’autres nations de créer un système multipolaire de coopération politique, scientifique et technologique au niveau mondial et, d’autre part, les efforts pour imposer la « domination des relations internationales par des nations occidentales avancées sous la direction des Etats-Unis ». Ces dernières essaient d’appliquer des « décisions unilatérales à des problèmes mondiaux cruciaux, décisions basées surtout sur la force militaire » et en violation des « normes fondamentales du droit international ». Il est dit en outre qu’« un certain nombre de pays » tentent « d’affaiblir la position de la Russie dans les sphères politiques, économiques, militaires et autres ». En conséquence, « l’importance de la force militaire dans les relations internationales reste très grande ».

Parmi les principales menaces militaires pour la Russie, on cite « le problème du terrorisme, qui a un caractère transnational. (...) Le terrorisme international a lancé une campagne ouverte pour déstabiliser la situation en Russie. » Selon ce document, la sécurité nationale de la Russie comprend non seulement le domaine de la défense militaire en tant que telle, mais aussi les questions économiques et « la défense du patrimoine culturel, moral et spirituel de la Russie, ses traditions historiques et ses normes de vie publique ».

D’importants efforts doivent être consentis, lit-on, pour améliorer la situation dans les forces armées, les forces de sécurité et les structures de renseignement étranger et intérieur, où l’on déplore un « niveau particulièrement faible de préparation opérationnelle et de préparation au combat des forces armées russes (...) et d’inacceptables réductions dans l’allocation budgétaire destinée aux armes modernes et à la technologie militaire », situation qu’il faut désormais inverser. En outre, la nouvelle doctrine affirme « la nécessité d’une présence militaire de la Russie dans certaines régions stratégiquement importantes du monde ».

La caractéristique novatrice de cette doctrine de sécurité a trait à l’effondrement économique de la Russie et aux mesures nécessaires pour y remédier. L’on y évoque notamment « la menace à multiples facettes pour la sécurité (...) déterminée avant tout par la chute importante du produit national, la contraction de l’investissement et de l’activité d’investissement (...), la stagnation du secteur agricole, l’augmentation de la dette intérieure et extérieure ; la prépondérance des matières premières et de l’énergie dans la composition des exportations, et la prédominance de la nourriture et des biens de consommation - y compris des biens de première nécessité - dans les importations ; (...) le déclin de la recherche dans des branches stratégiquement importantes du développement scientifico-technologique (...) et la dépendance technologique accrue de la Russie envers l’extérieur. (...) » L’effondrement économique de la Russie est à « la racine des tendances séparatistes (...) et de l’accroissement de l’instabilité politique » dans le pays.

Le document affirme aussi que les « graves erreurs de calcul, tolérées dans les premières étapes de la réforme dans les domaines économique, militaire, juridique et autres de l’activité gouvernementale, et qui ont affaiblit le système de régulation et de contrôle de l’Etat (...) sont des facteurs fondamentaux ayant favorisé l’accroissement du crime, en particulier le crime organisé et la corruption. Les conséquences de ces erreurs de calcul se caractérisent par un affaiblissement du contrôle juridique sur la situation dans le pays et par l’implication de certains éléments des branches exécutives et législatives du gouvernement dans les structures criminelles, s’étendant à la sphère de direction de la grande industrie, des organisations commerciales et des réseaux de distribution de biens. A cet égard, la lutte contre le crime organisé a non seulement un caractère juridique, mais aussi politique. » Cette dernière formulation est interprétée en Russie comme le signe que Poutine se prépare à prendre des mesures contre Berezovski et d’autres « oligarques russes », qui l’ont jusqu’à présent soutenu.

Des interventions dirigistes de l’Etat destinées à arrêter le déclin économique et rebâtir la base productive du pays sont prônées. Tout en retenant l’idée de l’intégration de la Russie dans le marché mondial, l’accent est mis sur la nécessité de « renforcer la protection des intérêts des producteurs russes de biens, (...) de réduire par étapes la dépendance de la Russie envers le crédit extérieur, (...) de renforcer la régulation de l’économie par l’Etat. (...) » En outre, « des mesures efficaces doivent être prises dans le domaine de la régulation monétaire et du contrôle monétaire afin de créer les conditions propices à mettre un terme à l’utilisation de devises étrangères dans l’économie intérieure et à empêcher le transfert incontrôlé de capitaux hors du pays. (...) La principale priorité consiste à (...) garantir la croissance de la production de biens à haut investissement scientifique et de la production manufacturière. (...) » Pour ce faire, le document propose de « renforcer le soutien de l’Etat à l’investissement, [y compris] des mesures pour créer un système bancaire correspondant aux intérêts de l’économie réelle ». Une priorité spéciale devrait être donnée à la « stimulation de la transmission de nouvelles technologies militaires dans le secteur civil ».

Reste à savoir si ces propositions seront mises en pratique.

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard