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L’establishment prône un régime d’« unité nationale » dirigé par George W. Bush

La rédaction

L’actuel blocage du processus présidentiel ne plaît pas à certains puissants éléments de l’establishment américain, en particulier au Conseil des relations extérieures (CFR), qui craignent en effet que si l’impasse actuelle perdure et que le Collège électoral (qui se réunit le 18 décembre) décide de respecter l’esprit de la Constitution, il ne se développe dans la population américaine un état d’esprit la portant à rejeter tout le processus électoral corrompu et à soutenir « quelqu’un d’autre » que George W. Bush ou Al Gore, pour en faire le Président des Etats-Unis.

Ces éléments savent que, dans la période de crise actuelle, Lyndon LaRouche pourrait devenir un point de ralliement pour des Américains en quête d’un homme politique de la stature de Franklin Roosevelt. C’est pourquoi ils veulent que George W. Bush dirige un gouvernement de coalition bi-partisane, dans lequel des démocrates pro-Gore occuperaient des postes importants. Les Américains, ainsi que le reste du monde, auraient ainsi l’impression que le chaos et la confusion qui règnent depuis le 7 novembre auraient cédé la place à une « unité nationale ».

Ce scénario risque au contraire de créer une situation fortement instable. Non seulement Bush est très peu populaire, mais ni lui ni son équipe n’ont la moindre idée de la façon de faire face à l’effondrement financier imminent. Le 3 décembre sur la chaîne NBC, le candidat républicain à la vice-présidence Dick Cheney a parlé de l’imminence d’une récession. Mais les seules solutions avancées par Bush et son éventuel secrétaire d’Etat Lawrence Lindsey, ancien haut fonctionnaire de la Réserve fédérale, consistent en un plan de « relance » basé sur de fortes réductions fiscales pour les classes aisées, qui ne ferait qu’exacerber l’hyperinflation et aggraver la dépression.

Depuis le début du mois, d’influentes personnalités américaines ont fait savoir à leurs contacts en Europe que l’option Bush/gouvernement d’unité nationale était sur les rails et que c’en était fini de la candidature de Gore, leur recommandant de s’accommoder de cette nouvelle réalité pour éviter que l’establishment transatlantique ne sombre en même temps que les Américains.

Le 5 décembre, une mobilisation massive a été organisée sur les marchés financiers pour créer une ambiance euphorique autour de la « victoire de Bush », pendant que les médias européens propageaient la rumeur d’une « concession imminente de Gore ». Le lendemain, Bush présentait à Washington le nouveau slogan de son équipe de transition, « rassembler l’Amérique » (Bring America Together). Après avoir rencontré sa conseillère à la sécurité nationale, Condoleezza Rice, il déclara : « Je pense que nous avons une occasion unique de promouvoir une politique extérieure qui soit bipartisane. »

Le scénario d’unité nationale a été préparé par la commission « Campaign 2000 » du CFR . Le site Internet de cette dernière affichait des documents politiques des deux camps, ainsi que la transcription de débats au siège du CFR à New York. A la mi-juillet, cette commission s’est jointe à un autre programme complémentaire du CFR, le « Projet des vulnérabilités financières », pour mettre de l’avant la possibilité - dans des conditions de crise économique et financière aggravée - d’un régime « d’urgence » contournant l’institution de la Présidence.

Selon le Washington Post du 3 décembre, l’équipe de Bush a engagé des discussions avec plusieurs démocrates conservateurs, principalement du Sud, en vue de l’attribution de postes ministériels. Le 5 décembre, Dick Cheney a déclaré devant des journalistes qu’il sondait certains démocrates dans le même but et que Bush en avait parlé « au moins à un sénateur ».

Sam Nunn, ancien sénateur démocrate de Georgie et ancien président de la Commission du Service armé du Sénat, a été mentionné par Bush comme éventuel secrétaire à la Défense. Le 5 décembre, le Financial Times spéculait sur le fait que le secrétaire au Trésor d’un gouvernement Bush puisse être Felix Rohatyn, actuel ambassadeur en France qui, au milieu des années 70, avait organisé le programme d’austérité « Big Mac » pour la ville de New York.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

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Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

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Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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