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L’euro, ça renfloue !

La rédaction

4 mai 2010 (Nouvelle Solidarité) – L’UE et le FMI viennent de libérer 110 milliards d’euros pour subventionner l’austérité grecque, pas mal ! Mais ce que l’on ne dit pas, ou peu, c’est que cet argent va servir à rembourser illico-presto les grandes banques qui tiennent la nation hellénique en otage.

Hier, un responsable grec assurait à l’AFP qu’il leur fallait « 9 milliards d’euros pour le 19 mai », jour où la Grèce doit rembourser cette somme à ses créanciers, et que les prêts européens « arriveront à temps, tout a été fait sur la base de cette date ». 70% des 300 milliards d’euros de dette publique grecque sont dus à des banques privées étrangères au premier rang desquelles l’on trouve les établissements français (75 milliards), allemands (45 milliards) et britanniques (30 milliards). Voilà donc pourquoi les dirigeants européens étaient si pressés de renflouer la Grèce : c’est un plan de renflouement des banques passé sous couvert de la « solidarité » !

Selon cette logique, il faudra ainsi s’endetter collectivement auprès des marchés à chaque risque de défaut d’un Etat de l’eurozone. Si l’on prend les cinq pays de l’eurozone considérés comme les plus risqués (la Grande-Bretagne est probablement le plus risqué et le plus important mais n’est pas dans la zone euro), Portugal, Irlande, Espagne, Italie et Grèce, la dette publique totale s’élève à 3200 milliards d’euros dont un tiers est détenu par les banques françaises, allemandes et britanniques. C’est un pacte suicidaire qui s’est scellé et dont le montant dépasserait largement le plan de renflouement de Wall Street.

Qui paye ? Les peuples. Pourtant, à ce jeu là, l’Europe a déjà perdu gros dans le passé. Les hauts dignitaires européens que sont Strauss-Khan, Sarkozy et Trichet ont fixé la politique grecque : réduction du déficit de 10 point de PIB pour une amputation annuelle du budget de 24 milliards d’euros. Le niveau de vie grec baissera de 30%. La diminution des pensions, l’arrêt des investissement publics, les baisses des salaires des fonctionnaires et la hausse de 4 points de la TVA ne feront qu’accroître un chômage qui frappe déjà officiellement 18% de la population. L’économie grecque est faiblement industrialisée et n’a aucune perspective de développement à long terme, réduite essentiellement au tourisme et à l’exportation de son huile d’olive.

Mieux vaut reconnaître que l’euro est mort plutôt que de tuer les européens pour le sauver. Il y a une vie après l’euro ! Sauvons l’Europe du monétarisme fou et exigeons un changement de système.


Notre Politique : Notre plan anti-crise, un Glass-Steagall global


Voir les 6 commentaires

  • petite souris • 04/05/2010 - 15:13

    Voilà qui est clair !!!!

    Je pensais bien qu’il y avait quelque chose de pas net !

    Merci.

    Mais, que va-t-on faire lorsque, officiellement, les autres pays seront dans le "même" cas que la Grèce aujourd’hui ???

    Ce sont toujours les français, les allemands, et les autres peuples qui vont se serrer la ceinture, et jusques à quand ?

    Quelle est la limite du supportable avant la révolte ?

    Que pensent nos élites ? Où iront-ils se réfugier avant d’être lynchés ?

    Ils sont au pied du mur, pris la main dans le sac de leurs embrouilles, ceux qui ne "pénalisent" pas Charles Pasqua en fonction de son âge et de ses fonctions passées, pour que cela fasse jurisprudence pour eux mêmes..........

    Selon que vous serez puissant ou misérable,
    Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

    Jean de La Fontaine dans Les animaux malades de la peste.
    http://www.avht.org/popup.php?id=3


    Il n’y a plus de qualificatifs dans la langue française pour ce genre d’attitude... ou alors ! mais dans d’autres temps où l’honneur avait encore un sens pour les chefs.

    • Jonathan Balsamo • 04/05/2010 - 15:48

      J’ai une question intéressante : Pourquoi çà serait nous français à dépenser 6,3 milliards d’€ sur 3 ans pour aider un peuple qui vit au dessus de ses moyens ?

    • Bertrand Buisson • 04/05/2010 - 16:14

      Le problème c’est pas la Grèce, c’est l’euro. Pour rentrer dans l’euro, la Grèce a été poussée à trafiquer ses comptes (avec l’aide de Goldman Sachs). Le problème n’est pas l’endettement, mais l’usure financière pratiquée par des créanciers qui détiennent un monopole de fait. Ensuite, comme toute les économies européennes, la Grèce a connu une croissance très forte des services, qui créent peu de valeur économique, mais aucune transformation scientifique industrielle. Sa chute était inéluctable et d’autres suivront.

      Ce que l’on peut reprocher à la Grèce c’est que ses dirigeants se sont adapter à une mondialisation financière destructrice et que nombreux sont les grecs qui ont laissé faire, bernés par la fausse croissance apportée par l’UE et le libre-échange.

      Mais finalement ce qui s’applique à la Grèce est valable ici aussi. Donc combattons les intérêts financiers ensemble pour gagner notre avenir.

    • arcane • 05/05/2010 - 12:51

      Bertrand a raison, ne nous trompons pas de cible, en effet
      la plupart des pays ont trafiqué leur comptes poussés par l’empire financier qui veut depuis longtemp la peau de l’allemagne, de la france, de la belgique, bref des pays les plus solides. Donc en obligeant les pays les plus fragiles a entrer dans la zone euro ils allaient devenir les maillons faibles, le cheval de troie pour faire tomber les plus fort. Posez vous la question pourquoi les anglais ont conservé la livre, et avec le dollard americain, ils sont les seuls a pouvoir faire marcher la planche a billet.
      Ainsi comme apres la bataille les vaincus pourront etre pillés et la livre et le dollard rachetteront des pans entier de l’europe cela a deja commencé.

    Répondre à ce message

  • retraité g d l luxembourg • 04/05/2010 - 17:31

    suite ,,,
    Prêt à la Grèce,80 Milliards

    Luxembourg 400 Euro / habitant

    Allemagne 270 Euro / habitant

    France 258 Euro / habitant

    un puits sans fond l` EUROPE.

    Répondre à ce message

  • retraité g d l luxembourg • 04/05/2010 - 16:40

    A qui profite le crime .

    Le peuple grecque est mis devant la dure réalité . Ses dirigeants ont sciemment trompés les autres pays de l`europe avec l`appui des banques. Il est illogique que les banqsters et les dirigeants s`en sortent blancs comme neige et que l`on saigne les peuples .

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
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Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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