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L’euro sera-t-il balayé par la crise financière ?

La rédaction

21 janvier 2009 (Nouvelle Solidarité) – Lundi, l’agence de notation Standard Poor’s a abaissé la note de solidité financière de l’Espagne (de AAA à AA+), alors qu’une décision similaire concernant la Grèce a fait chuter la bourse d’Athènes de 5% la semaine dernière.

Si les analystes tentent de minimiser la gravité de la crise, tous admettent qu’en Espagne, « les finances publiques vont souffrir » face aux très mauvaises perspectives. Frappée de plein fouet par la crise de l’immobilier, le taux de chômage, tombé à moins de 8 % en 2007, pourrait y atteindre 15,9 % à la fin de l’année, selon les projections gouvernementales. Et la Commission européenne avance le chiffre de 18,7 % en 2010. Seule la dette publique reste relativement contenue, bien qu’elle devrait passer de 47% du PIB en 2009 à 54% en 2011.

« Maastricht est mort, vive Maastricht », s’exclamaient Les Echos, constatantque les critères du pacte de stabilité sont inapplicables dans la situation actuelle. D’après la Commission européenne, douze des vingt-sept Etats membres - dont sept pays de l’euro - devraient voir leur déficit passer au-dessus du seuil de 3 % du PIB en 2009. Le dérapage pourrait atteindre 11 % en Irlande et 8,8 % au Royaume-Uni. Il se situera à 5,4 % en France et à 6,2 % en Espagne.

Ambrose Evans-Pritchard, un chroniqueur financier tory du Daily Telegraph, toujours en guerre contre l’Europe, constate que l’Espagne, ayant opté pour l’euro, ne peut pas doper sa productivité par une dévaluation. Le seul remède qui reste disponible pour l’Espagne, c’est de « se lancer dans une politique de baisse draconienne des salaires comme dans les années 1930. » Evoquant les manifestations syndicales du week-end, Evans-Pritchard ajoute qu’il « faudra voir si cela [les baisses de salaires] sera toléré par la démocratie… »

Reste à savoir si la crise financière finira par provoquer la fin de l’Euro.

Le Monde rapporte que « Joaquin Almunia, le commissaire européen chargé des affaires économiques et monétaires, a rejeté, lundi 19 janvier, toute perspective d’éclatement de la zone euro. »

« Récession inédite, déficits records, endettement massif, le souffle de la crise économique met cependant à rude épreuve la cohésion de l’union monétaire. En 2009, son produit intérieur brut devrait reculer de 1,9 %, d’après les prévisions en forte baisse dévoilées lundi par la Commission. Dans les seize pays de la zone, le chômage devrait passer de 7,5 % de la population active, fin 2008, à 10,2 % en 2010. A l’instar de l’Espagne et de la Grèce, les Etats membres les plus fragiles voient leur note financière révisée à la baisse par les agences de notation. Une série de pays en difficulté, dont la Grèce, l’Espagne mais aussi le Portugal, l’Irlande et l’Italie sont sanctionnés par les investisseurs internationaux : l’écart entre les taux consentis sur les emprunts d’Etat se creuse comme jamais depuis la création de la monnaie unique voici dix ans. Aujourd’hui, la crise oblige les Etats plus exposés à payer une prime de risque de plus en plus importante, qui alourdit d’autant leur refinancement. »

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« La situation donne des sueurs froides aux dirigeants européens. Les ministres des finances de la zone euro n’ont pu ignorer le sujet lors de leur rencontre mensuelle, lundi soir, à Bruxelles. La pression persistante mise par les marchés de capitaux sur tel ou tel pays frappé par la récession pourrait accélérer son éventuelle défaillance. Cet automne, les Vingt-Sept avaient dû se porter au secours de la Hongrie, un pays non membre de la zone euro, avec l’aide du FMI et de la Banque mondiale. Or, il n’existe pas de dispositif de ce genre pour soutenir un pays membre de l’union monétaire. En principe, les traités européens excluent même une telle initiative. »

Même le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a été appelé au secours. Le grand sorcier de la BCE relativise tout risque de déflation et juge « sans fondement » les spéculations sur le départ de certains pays de la zone euro. Tout le monde sait bien que, si les pompiers arrosent une maison, c’est parce qu’elle est ininflammable…

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Voir les 4 commentaires

  • Senec • 22/01/2009 - 16:57

    Et qui se trouve derrière les décisions des agences de notation ?
    Leurs décisions sont-elles absolument fondées et sans influence possible ?
    Cela revient à lancer des rumeurs, non ?

    • Perseane • 25/01/2009 - 12:42

      Passer de AAA à AA+
      mais c’est de la rigolade !

    • Jonathan Balsamo • 04/05/2010 - 21:53

      c’est pas de la rigolade de passer de AAA à AA+ car ce n’est plus la note maximale . Pour en revenir à l’euro . J’aimais cet monnaie en 1999-2000 quand elle est passé de 1,1825$ à 0,8230$. A ce niveau l’euro nous apportait croissance économique et baisse forte du chômage . Mais en septembre 2000 , le G7 a foutu la merde en intervenant sur le marché des changes pour faire remonter la valeur de l’euro .

    Répondre à ce message

  • princedenogent • 22/01/2009 - 20:41

    L’Euro balayé par la crise financière ? C’est à mon avis inévitable et souhaitable ! Celà permettra le retour de la croissance en France ainsi que dans les autres pays de l’Europe, et surtout le retour de l’Europe des Patries tel que le voulait De Gaulle, et ce au grand Dam de Mitterand et de ceux qui à gauche comme à droite lui auront permis de faire adopter en 1992 le honteux Traité de Maastricht,comme quoi ceux qui voulaient entrer dans l’histoire vont bientôt en sortir !

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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