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L’ex-négociateur israélien pour la paix Shlomo Ben Ami accorde une interview à l’EIR

La rédaction

Le 24 novembre, un journaliste de l’EIR a interviewé Shlomo Ben Ami, ancien recteur de la faculté d’histoire de l’université de Tel Aviv, ancien ambassadeur d’Israël en Espagne, ministre de la Sécurité publique en 1999, puis ministre des Affaires étrangères d’Ehoud Barak.

Au sujet de la récente initiative de paix espagnole (voir brève n° 2510), Ben Ami déclara : « Cette proposition d’engager un tiers dans les négociations est bienvenue, (....), cela fait un bon moment que je suis persuadé qu’aucun accord bilatéral librement négocié entre Israël et les Palestiniens (....) ne peut aboutir. Je pense qu’il n’y a aucune solution bilatérale à un quelconque problème au Moyen-Orient, non seulement par rapport à Israël et à la Palestine mais aussi en Irak et ailleurs. » Il ajouta cependant qu’à son avis, « l’Europe seule ne peut faire la paix au Moyen-Orient, il faudra coordonner d’avance avec les Etats-Unis. (...) Les Etats-Unis et l’Europe doivent développer une stratégie commune pour la région ou, du moins, la plus commune possible. »

Ben Ami, qui était le principal négociateur israélien au sommet de Camp David en 2000, ainsi qu’aux négociations de Taba, a souligné la divergence entre politique de l’administration Bush et celle de Clinton. « Ils ont abandonné toute la culture consistant à résoudre les conflits, en faveur d’une politique de confrontation militaire. D’où six années de perdues pour le Moyen-Orient (...). » L’ancien ministre a exprimé l’espoir que le rapport Baker-Hamilton sur l’Irak signale un changement de politique américaine « débouchant sur une approche différente vis-à-vis du conflit israélo-arabe ». Selon lui, « s’ils engagent les Iraniens - et ce, même de façon sélective, sur des questions d’intérêt mutuel - et s’ils comprennent que la Syrie est toujours le malotru qu’on ne pourra neutraliser qu’en l’impliquant à la fois sur l’Irak et sur les Monts du Golan, alors un nouvel horizon plus prometteur pourrait s’ouvrir pour les peuples de la région. La Syrie n’acceptera pas d’être consultée uniquement sur des questions qui intéressent les Etats-Unis. (...) Il est dans l’intérêt de la Syrie de conclure un accord avec Israël et de voir lever le boycott américain. »

Pour Ben Ami, « la guerre de rhétorique entre Israël et l’Iran est en quelque sorte une façade derrière laquelle se cachent d’autres objectifs. Il n’existe aucune dispute véritable entre Israël et l’Iran. C’est un conflit artificiel. (....) Nous n’avons aucune frontière en commun, nous ne sommes pas opposés sur des questions comme l’accès au pétrole. Israël n’a aucune aspiration dans la région du Golfe, terrain stratégique de l’Iran. Et dans le cadre du conflit israélo-arabe, l’Iran n’a pas d’ambition territoriale. En fin de compte, ces deux pays ont beaucoup plus d’intérêts en commun que de divergences. »

Ben Ami estime également que si l’Iran avait de bonnes relations de travail avec l’Amérique, « il ne conduirait pas cette guerre rhétorique contre Israël. (...) L’une des tragédies des six dernières années, avec l’administration Bush, c’est que notre principal allié n’engage pas le dialogue avec nos principaux ennemis. Dans le passé, par contre, Israël ne parlait pas avec la Syrie, mais les Etats-Unis, si. Maintenant, les Etats-Unis ne parlent ni avec la Syrie ni avec l’Iran ni avec le Hamas. On peut raisonnablement supposer que si les Etats-Unis devaient changer de politique dans la région et négocier avec les malotrus, les conséquences, de notre point de vue, seraient positives. »

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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