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L’hyperinflation des matières premières

La rédaction

L’explosion des prix des matières premières sur les marchés à terme, que ce soit les métaux précieux et industriels ou le pétrole brut, est désormais hors de tout contrôle. En 2005, la plupart des métaux ont augmenté de 25 à 50 %, et pour certains, comme le zinc, la hausse approche la barre de 100 % pour l’année. Or, en 2006, cette augmentation de 25 à 50 % du prix des métaux s’est déjà produite au cours du seul premier trimestre ! Et au cours des deux premières semaines d’avril, on a constaté les augmentations suivantes : aluminium 5 %, pétrole 12 %, or 9 %, argent 25 %, étain 11 %, cuivre 20 %, zinc 22 %, nickel 22 %, platine 6 %, plastiques 9 % et le prix de gros de l’essence, 14 %.

Cela correspond à un taux quotidien d’inflation approximatif de 1 % ! Si cette tendance se maintient, les prix des matières premières sur les marchés à terme vont être multipliés par 10 ou 20 dans le courant de 2006, approchant les taux d’hyperinflation de Weimar en 1923.

Arrivé à la troisième semaine d’avril, on a sans doute assisté à la semaine de courtage la plus brutale de ces vingt-cinq dernières années. Du lundi 17 au jeudi 20 avril au matin, le prix de l’or a grimpé de 49 dollars l’once, pour atteindre les 649 dollars, le plus haut niveau depuis décembre 1980. Dans l’après-midi de jeudi, le processus hyperinflationniste fut interrompu par de soudaines ventes que certains observateurs ont attribuées à l’intervention habituelle de l’équipe de « protection des plongées », immédiatement avant les rencontres semi-annuelles du G-7 et du FMI à Washington.

Cette opération a permis d’abaisser le cours de l’or de 30 dollars en quelques heures, mais ne l’a pas empêché de repartir à la hausse dès le lendemain pour terminer la semaine avec un gain de 35 dollars. Il en fut de même pour l’argent, qui avait atteint son plus haut niveau en 23 ans dans la matinée du 20, avant de perdre 14 % dans l’après-midi (la plus forte baisse journalière en 23 ans), pour regrimper le lendemain de 8,6 % (la plus forte montée en 11 ans). Malgré les ventes du 20 avril, tous les métaux industriels ont connu des hausses mirobolantes au cours de la semaine : le cuivre grimpa de 10,4 %, le zinc de 6,3 %, le nickel de 4 %, l’aluminium de 3,2 %, le plomb de 3 %. Le prix du pétrole brut a connu, quant à lui, une hausse record sur la semaine, finissant au-dessus de 75 dollars le baril.

La cause immédiate (mais non la principale) de l’explosion des prix est le fait que les hedge funds et les fonds indiciels de matières premières investissent énormément d’argent spéculatif, sans tenir compte des « fondamentaux » de l’offre et de la demande. Il était prévu que les fonds de spéculation dans les matières premières passeraient de 80 milliards de dollars en 2005 à 120 milliards cette année, mais la barre des 100 milliards était déjà atteinte en avril.

Une autre cause, ce sont les fusions de sociétés. Dans son rapport hebdomadaire du 27 mars, Merrill Lynch indique que depuis septembre 2005, au moins vingt grandes fusions ou acquisitions ont eu lieu rien que dans l’industrie de l’or (contre cinq seulement dans la première moitié de 2005). Pour ce qui est de l’aluminium, Alcan, le deuxième producteur mondial, a acheté Pechiney Metals (Montreal) et Novellis Metals, et fermé nombre de ses propres laminoirs, si bien que l’on peut prévoir un manque global de 300 000 tonnes d’aluminium en 2006. Pour le cuivre et le nickel, la fusion de British Inco Ltd. et de Falconbridge Ltd. sis à Toronto, a donné naissance à un nouveau géant mondial, mais à eux deux, ils produisent moins de cuivre et de nickel qu’en 2004, malgré les prix élevés. Et dans le domaine de l’énergie, où des fonds purement spéculatifs fusionnent avec d’autres fonds, on a assisté à la fusion entre Petrofund et Penn West Energy Fund, créant le plus grand trust canadien de l’énergie.

Intensification de la crise dans le secteur hypothécaire

Suite aux premières hausses des taux d’intérêt à court terme de la part des grandes banques centrales, la rémunération des obligations gouvernementales à dix ans aux Etats-Unis, au Japon et en Europe, a subi une forte poussée. Les taux hypothécaires sont également montés et l’on commence déjà à voir les premiers signes de graves problèmes sur les marchés du logement.

On constate ainsi une augmentation du « capital négatif », c’est-à-dire que la valeur de l’hypothèque d’un logement est supérieure à la valeur de ce même logement sur le marché. A titre d’exemple, si l’hypothèque sur un logement se monte à 300 000 dollars, alors que celui-ci ne vaut que 250 000 dollars sur le marché, le propriétaire en question a un « capital négatif » de 50 000 dollars. Ainsi, sur l’ensemble des Américains ayant contracté un prêt hypothécaire, 9,4 % - un sur dix - ont un « capital négatif ». Un chiffre plus parlant, cependant, est l’évolution de ce pourcentage, par rapport à l’année où le crédit fut accordé. Pour un prêt hypothécaire contracté en 1985, 6 % des titulaires ont un « capital négatif » ; pour 2003, ils sont 8,4 %, mais pour 2005, ce taux monte en flèche pour atteindre 29 %. Cela crée une énorme instabilité, car si ces propriétaires vendent leur logement maintenant, ils n’en tireront pas assez pour couvrir l’hypothèque. Ce secteur du logement est également frappé par une augmentation significative des expropriations. Selon l’agence de surveillance des saisies RealtyTrac, 117 259 propriétés aux Etats-Unis ont été l’objet de saisie en février, soit une augmentation de 68 % par rapport à février 2005.

Un éditorial spécial de bloomberg soulignait que l’ensemble du système bancaire américain, et pas uniquement Fannie Mae et Freddie Mac, est entièrement exposé aux risques hypothécaires. « Selon le rapport Flow of Funds de la Réserve fédérale pour le quatrième trimestre 2005, les hypothèques représentaient 32 % des avoirs financiers des banques. Si l’on y ajoute les titres basés sur les hypothèques [de Fannie Mae et Freddie Mac], l’exposition aux prêts hypothécaires est de 44 %. » En réalité, la situation est même pire. En ne considérant que les banques commerciales américaines, à l’exclusion des banques étrangères installées aux Etats-Unis, elles ont pour 6910 milliards de dollars d’avoirs, dont 2900 milliards de dollars en hypothèques et 993 milliards de dollars de titres basés sur des hypothèques. Ainsi, en clair, non moins de 42 % des avoirs des banques commerciales américaines représentent des hypothèques et 14,4 % des titres financiers de Fannie et Freddie, ce qui donne un total de 56,4 %. Dans ces circonstances, inutile de dire ce qui adviendra de ces banques lorsque la bulle du logement éclatera.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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