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L’or et la désintégration de 100 milliards de dollars ?

La rédaction

La décision prise par quinze banques centrales européennes de réaffirmer le rôle monétaire de l’or, crée les conditions pour une série de défauts de paiement et de faillites, dont l’ampleur pourrait dépasser ce que l’on a connu avec la crise du LTCM en octobre 1998.

En effet, le 26 septembre, la Banque centrale européenne et quatorze autres banques centrales ont annoncé qu’elles gelaient pendant cinq ans leurs ventes d’or à 400 tonnes par an (c’est-à-dire au maximum 2000 tonnes) et qu’elles limitaient aussi la quantité d’or fournie en leasing aux banques. Cette décision a déclenché un effet de levier inversé.

En effet, toutes les grandes banques et sociétés de placement internationales qui détiennent de nombreux produits dérivés à haut risque, prévoyaient la poursuite de la baisse du prix de l’or ou, au pire, une stabilité autour de 255 dollars l’once. Ces banques, qui avaient beaucoup spéculé dans ce qu’on appelle le gold carry trade (marché porté par l’or), s’attendaient à récolter d’énormes profits en acquérant de l’or, par emprunt ou par contrat de leasing auprès des banques centrales, pour le revendre (même s’il ne leur appartenait pas) contre des dollars, des marks ou d’autres monnaies fortes. Avec les liquidités ainsi obtenues, elles pouvaient spéculer sur les marchés boursiers et obligataires en attendant l’expiration du contrat de leasing.

Comme le prix de l’or baisse régulièrement depuis quatre ou cinq ans et plus encore depuis la décision en mai dernier de la Banque d’Angleterre de vendre 415 tonnes de ses réserves en or les spéculateurs en question étaient certains de pouvoir à l’avenir rembourser leurs emprunts en or, en en rachetant plus tard à des prix encore plus faibles. En outre, ils bénéficiaient de fonds accordés à un taux d’intérêt quasi nul puisque, en général, les banques centrales demandent un loyer d’environ 1% sur l’or accordé par leasing.

La combine a bien marché jusqu’à ce que les quinze grandes banques centrales changent soudainement les règles du jeu le 26 septembre. Les banques sont tout à fait conscientes de la quantité d’or impliquée dans le gold carry trade ; après tout, c’est leur argent.

Le prix du métal jaune est passé de 255-262 dollars dans la semaine du 23 septembre à 323 dollars le 11 octobre. Cette hausse reflète les efforts fiévreux, semble-t-il, de certaines mines d’or et banques pour acheter de l’or pour couvrir leurs risques à court terme. Il semblerait que la totalité de l’or prêté par les banques centrales aux hedge funds et autres spéculateurs atteigne entre 10 000 à 14 000 tonnes, c’est-à-dire l’équivalent de quatre ou cinq ans de production mondiale totale.

Au prix actuel du métal jaune, cela fait entre 100 et 140 milliards de dollars. Si le prix dépasse les 340-350 dollars, les hedge funds et autres spéculateurs devront effectuer en toute hâte des achats pour éviter la faillite ou la catastrophe financière. Dans un tel cas, le prix pourrait monter brièvement jusqu’à 400 ou 600 dollars. Si l’on arrive au seuil de 400 dollars dans les prochaines semaines, la liquidation des investissements dans d’autres titres, comme des actions ou des obligations, risquerait de déclencher un effondrement global du marché. Que les banques centrales décident d’intervenir à ce point pour rendre l’or disponible paraît très incertain.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

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