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La BCE continue à foncer sur l’iceberg de l’hyperinflation

La rédaction

4 mai 2010 (Nouvelle Solidarité) – La Banque centrale européenne (BCE), elle aussi, veut « sauver la Grèce ». Pour ce faire, elle a décidé hier, non pas d’assouplir, mais d’annuler simplement les conditions d’acceptation des titres d’Etat grecs à son guichet, décision qui aidera grandement les banques allemandes, françaises et britanniques qui possèdent ces titres.

Rappelons qu’après la faillite de Lehman Brothers, la BCE, appelée à empêcher une faillite systémique du système bancaire européen, avait autorisé les banques à mettre « en pension » certains titres toxiques en échange de liquidités de bonne qualité. Il s’agissait en particulier des Asset Backed Securities (ABS), ces titres adossés à des actifs, assez opaques en ce qui concerne la qualité des prêts qui les composent. Tellement opaque d’ailleurs que certaines banques auraient même fabriqué spécifiquement des ABS pour pouvoir se refinancer à volonté à Francfort !

La proportion d’ABS mis en pension a dès lors explosé, passant de moins de 10 % en 2006 à 28 % en 2008. La BCE s’est retrouvée sur un coussin explosif.

Cela ne pouvait pas durer et la Banque a pris conscience qu’il fallait réagir. Elle a durci les critères d’éligibilité, notamment concernant la notation. Elle a aussi limité la part d’actifs sous-jacents eux-mêmes titrisés, le tout conduisant à une légère baisse de la part des ABS déposés à la BCE en 2009, qui n’était plus que de 23%.

Alors, crise « grecque » oblige, la BCE, cherchant à couper court aux manœuvres des agences de notation, a déclaré hier, contre toute attente, que « le Conseil des gouverneurs a décidé de suspendre l’application, dans le cas des titres de créance négociables émis ou garantis par l’Etat grec, du seuil minimal de notation du crédit requis pour l’éligibilité des actifs admis en garantie des opérations de crédit de l’Eurosystème. Cette suspension restera en vigueur jusqu’à nouvel avis ».

Puisque le plan de sauvetage adopté pour la Grèce ne peut qu’aggraver la situation, la crise bancaire ne tardera pas à repartir de plus belle. La BCE sera alors tentée de continuer sa descente aux enfers. D’abord elle élargira, comme l’exigent les analystes financiers interrogés par Bloomberg, le privilège accordé à la Grèce, à d’autres pays de la zone euro dans une situation semblable ou pire, en particulier l’Espagne et son client le Portugal.

Ensuite, pour la Grèce, la BCE n’exclut plus, en cas de déstabilisation majeure, de recourir à « l’option nucléaire », c’est-à-dire, d’acheter directement sur les marchés secondaires des obligations de l’Etat grec. C’est ce que souhaite fortement Jacques Cailloux, économiste de la Royal Bank of Scotland (RBS), porte avion de l’Empire britannique. Pour d’autres experts, il s’agit là d’une ligne rouge que l’Allemagne n’accepterait pas qu’on franchisse, car il s’agirait d’un financement monétaire direct de déficits, un anathème pour la Bundesbank et le gouvernement allemand, contraire aussi bien à l’article 125 (no bail-out, pas de renflouement) du Traité de Lisbonne qu’à la loi fondamentale (constitution) allemande.

Et enfin, pour réduire l’inflation résultant de sa politique hyperinflationniste, la BCE, tout comme la Réserve fédérale (Fed), augmentera à un moment donné ses taux d’intérêts, accélérant encore un peu plus l’effondrement du système.

Inutile donc de préciser qu’il faut en changer au plus vite. Ce n’est plus l’heure des sparadraps keynésiens, mais d’une mise en faillite ordonnée du système, comme le préconisent Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade.


Article : Le plan LaRouche pour relancer l’économie mondiale


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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

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Jacques Cheminade
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