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La Chine et la Russie piégées par Soros, Keynes et Strauss-Kahn

La rédaction

25 mars 2009 (Nouvelle Solidarité), Paris — A une semaine du sommet du G20, qui se tiendra le 2 avril à Londres, le gouverneur de la banque centrale chinoise Zhou Xiaochun a fait connaître ses propositions pour une réforme du système monétaire international.

Après la décision récente de la Réserve Fédérale qui, dans une fuite en avant dans l’hyperinflation, a décidé d’acheter 300 milliards de dollars d’obligations du Trésor américain, certains dirigeants chinois s’inquiètent à juste titre de la valeur de cette monnaie. Quand on sait que 70% des 2000 milliards de dollars de réserves de change chinoises sont libellés dans cette devise, on comprend.

Certains dirigeants chinois et russes, par diverses intrigues britanniques et les manœuvres du « socialiste » Dominique Strauss-Kahn, ont été convaincus qu’il est tout à fait « dans leur intérêt » de se battre pour l’adoption d’une nouvelle monnaie de réserve internationale capable de remplacer le dollar…

Déjà, lors du dernier G20 à Washington, le ministre des Finances russe, Alexei Koudrine, avait cité parmi les propositions que préparait son pays, celle de créer un système de type « Maastricht au niveau international ».

Méconnaissant visiblement le vrai visage de l’oligarque profasciste britannique Lord John Maynard Keynes, le gouverneur de la Banque centrale chinoise écrit aujourd’hui que « Déjà en 1940, John Maynard Keynes avait proposé la création du ‘Bancor’, une unité monétaire internationale fondé sur un panier de monnaies » (…) « Malheureusement, la proposition fut écartée. L’effondrement du système de Bretton Woods, un système fondé sur l’approche de Harry Dexter White [conseiller de FDR], indique que l’approche keynésienne était plus clairvoyante… »

Anticipant les difficultés d’aboutir à ce nouveau système, il avoue que les experts lui disent qu’un « nouveau » FMI pourraient gérer cette nouvelle monnaie bien que cela prendrait du temps à se mettre en place.

« La création d’une unité monétaire internationale, d’après la proposition keynésienne, est une initiative audacieuse qui nécessite une vision et un courage hors pair. A courte échéance, la communauté internationale, en particulier le FMI, devrait au moins reconnaître le problème et faire face aux risques découlant du système actuel… » (…) « Le FMI a créé les droits de tirage spéciaux (DTS) en 1969 lorsque les premiers problèmes sont apparus avec les accords de Bretton Woods, afin de parer aux problèmes inhérents à un système fondé sur des monnaies nationales ».

Tout comme George Soros, il propose que, sous la gouvernance du FMI, les DTS (dont la valeur, of course, est précisément constituée par un panier de devises constitué exclusivement du dollar, de l’euro, du yen et de la livre sterling…) puissent servir à la création d’un système « supra-souverain » : « Une attention toute particulière devrait aller aux DTS qui devraient pouvoir jouer un rôle plus important. Les DTS ont les qualités et le potentiel d’être une monnaie de réserve supra-nationale. De plus, un accroissement du volume de DTS aidera le FMI a accroître ses liquidités et de surmonter plus facilement le problème de la représentation des pays membres à l’intérieur du Fonds… »

Comme on pouvait s’y attendre, le FMI a accueilli mardi l’idée chinoise de manière positive. « C’est une proposition sérieuse. Je ne pense pas que ceux qui l’ont proposée la voient comme une question urgente, mais plutôt comme une question à long terme, qui mérite d’être étudiée et examinée sérieusement », a déclaré son directeur général adjoint, John Lipsky.

Ces commentaires font écho à la dernière proposition de la Russie de créer une nouvelle monnaie de réserve émise par les institutions financières internationales, une proposition qui serait soutenue par d’autres membres du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine).

Demain, la commission d’experts de l’ONU sur la réforme du système financier, présidée par le prix Nobel Joseph Stiglitz, pourrait proposer également la création d’une monnaie de réserve internationale qui ressemblerait à l’ECU, révèle Vincent Jauvert, grand reporter au Nouvel Observateur, sur son blog.

Il n’est pas le seul a y voir le triomphe du « modèle » européen, cet empire « non-impérial » et post-westphalien cher à José Manuel Barroso, rigoureusement défini par les apôtres du « libéral impérialisme », en particulier Robert Cooper et l’ancien conseiller de Tony Blair, Mark Leonard, qui préside le Conseil européen des relations étrangères (ECFR). « A l’image de l’ancienne monnaie européenne (l’ECU), il s’agirait d’un panier regroupant les principales devises nationales », écrit Jauvert.

Pour sa part, Christophe Blot, économiste à l’OFCE, estime que « l’avantage d’une monnaie de réserve serait, à l’image de la zone euro, d’apporter une plus grande stabilité des taux de change, de limiter les risques de dépréciation de certaines monnaies nationales et de réguler la dette publique de certains Etats ».

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  • PB • 26/03/2009 - 22:19

    Je pense que le système mondial n’a plus le choix. Le dollars $ US est sur le point de s’écrouler. Il faudra bien inventer une nouvelle monnaie basée sur la valeur d’un ensemble de monnaies (panier)pour l’éhange international. LEAP2020 (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique)a fait parvenir une lettre ouverte ce 24 mars en ce sens aux dirigenants du G20.
    Voici le lien :

    http://www.leap2020.eu/Sommet-du-G20-de-Londres-la-derniere-chance-avant-la-dislocation-geopolitique-mondiale_a3009.html

    Pierre bourdon, Montréal,Québec

    • Colbert_ • 28/03/2009 - 09:12

      D’accord : L’important c’est que le nouvel ÉCU mondial permette la reprise de l’économie, le financement de la recherche et des grands travaux d’infrastructure ( aérotrains,... ) la mise en oeuvre de nouveaux vecteurs et outils de production de l’énergie,...

    Répondre à ce message

  • ybabel • 26/03/2009 - 11:45

    C’est bien joli dire "noooon, pas une proposition des méchants britanniques !!!", mais il serait préférable de fournir de vrais arguments autre qu’une position de principe...
    En quoi cette proposition ne fonctionnerai pas au juste ? En quoi elle ne permettrait pas de sortir de la crise ?

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  • Colbert_ • 25/03/2009 - 21:04

    La monnaie mondiale, si elle est soutenue par la Russie, la Chine et peut-être la Zoneurie ne sera pas facile à instrumentaliser par l’empire godon.
    En revanche dans ce cas, on peut compter sur lui pour spéculer contre le dollar !

    Répondre à ce message

  • dra • 25/03/2009 - 19:25

    Hé bien ! Cela promet ! Savent-ils seulement ce qu’ils font ? Ont-ils conscience des conséquences ? Sont-ils incapables de voir ce qu’il se passe en prenant de la hauteur ? Je crains que ce soit les 3 à la fois !!!

    Répondre à ce message

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Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

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Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

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L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

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Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
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