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La FAO : Obama devrait faire de la lutte contre la faim sa priorité

La rédaction

10 novembre 2008 (Nouvelle Solidarité) — Puisque le ralentissement économique global risque de provoquer une nouvelle crise alimentaire à l’échelle planétaire, le nouveau Président des Etats-Unis, Barack Obama, devrait faire de la lutte contre la faim sa priorité absolue. Voilà ce qu’affirme en substance le dernier rapport de la FAO, présenté mardi dernier par son directeur général, Jacques Diouf.

Dans un message de félicitations adressé au futur Président américain, Jacques Diouf a suggéré que les Etats-Unis convoquent un sommet mondial sur la sécurité alimentaire « afin d’obtenir un consensus très large pour l’élimination définitive de la faim dans le monde ».

Ce sommet devrait conduire le monde à investir 30 milliards de dollars par an pour améliorer l’infrastructure rurale et la productivité agricole des pays en voie de développement afin de garantir la sécurité alimentaire d’une population mondiale qui atteindra les 9 milliards en 2050. Il devrait également « jeter les bases pour un nouveau système d’échanges agricoles permettant, aussi bien aux producteurs des pays développés qu’à ceux des pays en voie de développement, de vivre décemment ».

Dans son dernier rapport Food Outlook, la FAO estime que la crise financière actuelle risque d’avoir un impact négatif sur le secteur agricole dans un grand nombre de pays, y compris ceux en voie de développement.

Si le monde connaît aujourd’hui des récoltes record et des prix bas pour l’alimentaire, cela ne devrait pas « créer une fausse impression de sécurité », avertit le rapport.

Pourquoi ? La forte réduction des cultures provoquée par le resserrement de crédit risque de déboucher rapidement sur des émeutes de la faim pires qu’en 2008.

« Vu les perspectives peu reluisantes des prix des biens agro-alimentaires, et vu la hausse des prix de revient et les difficultés d’accès au crédit, les fermiers risquent de réduire la production, ce qui provoquerait à son tour un resserrement de l’offre mondiale en nourriture », affirme Conception Calpe, un des auteurs du rapport.

Un ensemencement revu à la baisse conduira forcément à des récoltes moindres. La pénurie ainsi programmée pour 2009-2010 fera alors exploser, une fois de plus, les prix à la consommation, « provoquant des crises alimentaires encore plus graves que celles auxquelles on a assisté cette année ». « Les émeutes de la faim et l’instabilité alimentaire feraient alors de nouveau la une des journaux. »

Pour la FAO, « il existe un risque réel de voir la crise financière mondiale obliger les gens à réduire leur consommation et le nombre de personnes souffrant de la faim augmenter. »

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Il va de soi que sans un « nouveau Bretton Woods » du type défendu par Lyndon LaRouche aux Etats-Unis et Jacques Cheminade en France, les crédits indispensables à cet effort manqueront à l’appel.


A lire : Henry Wallace et la "Révolution verte" ou l’art de nourrir la planète


Voir les 6 commentaires

  • Perseane • 12/11/2008 - 20:59

    Je pense Obama très concerné par le devenir de l’Afrique et il agira sans aucun doute pour l’amélioration des conditions de vie sur ce continent, j’en suis persuadée.

    Répondre à ce message

  • Christophe Paquien • 10/11/2008 - 20:05

    Ouais, ce serait bien...

    • George Cake • 12/11/2008 - 07:59

      Obama est un leurre, sa priorité, une fois au pouvoir, sera d’y rester, et il fera pour cela toutes les concessions nécessaires, comme il l’a prouvé lors de sa scandaleuse campagne.

    Répondre à ce message

  • Marmiton • 11/11/2008 - 07:55

    Que les chefs d’états se mettent à table pour assurer l’auto-suffisance alimentaire de leur population, c’est une bonne idée, mais il faudra d’abord qu’ils arrêtent de se servir à la cantine du libéralisme financier.

    Répondre à ce message

  • moi • 11/11/2008 - 07:10

    La seule chance des peuples est l’effondrement TOTAL du système financier.Sans argent, fin des gouvernements,des guerres, de la dominations des peuples par des malades de l’argent.Fin de l’esclavage.Place à la création, à l’ingéniosité de chaque individu, à l’énergie libre, à la naissance de l’homme avec ses vraies valeurs.Des possibilités existent, c’est la technologie au service de l’être humain ( bien cachée du public pour asservir les peuples)

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

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Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
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Jacques Cheminade
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