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La Fed est aussi en faillite !

La rédaction

27 janvier 2011 (Nouvelle Solidarité) – Bon, on le savait déjà, mais là c’est plus qu’officiel pour qui veut bien le voir : alors que la Réserve fédérale américaine imprime 600 milliards de dollars (cf. QEII) et alimente la spéculation hyperinflationniste sur les matières premières, elle vient de procéder à une légère « modification comptable » pour transférer ses actifs toxiques sur le compte du Trésor américain !

Depuis mars 2008, la Fed a racheté pour 1 250 milliards de dollars de MBS (ces fameux actifs titrisés adossés sur des crédits hypothécaires) dépourvus de valeur, mais en les payant à leur valeur nominale. [*] Mais le capital de la Fed n’est que de 50 milliards de dollars, ce qui représente donc un effet de levier de 23 pour 1 (1250/50 = 23) rien que pour les MBS, et 40 pour 1 si l’on compte l’ensemble de ses actifs. C’est-à-dire qu’elle est dans un état pire que les banques de Wall Street au moment de la crise. Comme l’a expliqué le Wall Street Journal lui-même, une simple perte de 10 % sur ses MBS suffirait à anéantir le capital et les profits de la Fed.

Le 6 janvier, dans la discrétion la plus totale, la Fed a modifié ses règles comptables de sorte que lorsque ces pertes sur les MBS arriveront, elle seront automatiquement imputées au compte du Trésor américain plutôt qu’à son propre capital, et deviendront des créances à long terme entre les deux institutions. Il s’agit donc de renflouer une institution en faillite.

Seulement quelques jours avant, le 2 janvier, les organismes semi-publics qui garantissent les produits hypothécaires, Fannie Mae et Freddie Mac, ont annoncé un accord avec les grandes banques émettrices de MBS : Fannie et Freddie ont renoncé à ce que les banques doivent racheter leurs MBS pourris qui plombent leurs comptes. Et c’est le Trésor qui s’est engagé en décembre à un « soutien illimité » envers Fannie et Freddie, alors qu’en 2 ans, il lui a déjà versé 200 milliards de dollars. Avec l’inflation, une éventuelle hausse des taux d’intérêt, la baisse continue des prix de l’immobilier et la multiplication des défauts de paiement des emprunteurs particuliers, l’état des choses ne peut qu’empirer.

En Europe, la BCE à elle aussi absorbée des masses d’actifs toxiques qui l’ont obligée en décembre à procéder à un doublement de son capital auprès des Etats de la zone euro. Pendant ce temps-là, l’argent octroyé quasi-gratuitement aux banques alimente la spéculation qui détruit ce qui reste de la chaîne alimentaire et industrielle qui vous fait vivre.

Au grand maux les grands remèdes : Glass-Steagall !


[*Prenons un exemple fictif : une banque en situation de faillite, par exemple Goldman Sachs, a acheté pour 100 milliards de dollars de MBS ; mais ces actifs étant désormais reniés par le marché, à la vente elle n’engrangerait que 20 milliards, soit une décote de 80% qui plomberait ses comptes et révélerait sa faillite ; la Fed lui propose donc de les racheter à 100% de leur valeur, soit 100 milliards ! Ainsi c’est la Fed qui se retrouve en faillite...

Voir les 5 commentaires

  • cavalier_orange • 31/01/2011 - 14:37

    C’est encore l’Etat américain par l’intermédiaire de son trésor qui va payer. Son compte est bon. (contrairement au calcul de l’effet de lévier figurant dans l’article....)

    Répondre à ce message

  • pikpuss • 27/01/2011 - 21:03

    Et oui...l’oligarchie financière inonde le monde de billets de monopoly. Tous doivent se soumettre à son dikat sous peine de voir l’armée américaine, qui est son bras armé, venir casser la gueule à ceux qui ne veulent plus jouer à ce jeu de dupe...

    • plusieus • 28/01/2011 - 12:44

      L’ argent est le nerf de la guerre qui se casse la figure, donc, la trop coûteuse armée US se cassera la gueule toute seule.

    Répondre à ce message

  • plusieurs • 27/01/2011 - 18:21

    Glass-Steagall !

    A poil les banksters et les collabos !

    Glass-Steagall !

    Répondre à ce message

  • petite souris • 27/01/2011 - 14:21

    la Fed a modifié ses règles comptables de sorte que lorsque ces pertes sur les MBS arriveront, elle seront automatiquement imputées au compte du Trésor américain plutôt qu’à son propre capital, et deviendront des créances à long terme entre les deux institutions.

    Lorsqu’enfant je jouais au Monopoly des parties qui n’en finissaient pas, nous changions les règles pour terminer le jeu. Nous savions que c’était un jeu.

    Cependant modifier les règles alors que tout fout le camp "en vrai", c’est tricher réellement. C’est aussi refuser l’échec ou la fin d’un système.

    Faire "porter le chapeau" c’est à dire les dettes par les autres, c’est tout simplement malhonnête !!!

    Je n’entends aucun dirigeants à Davos s’en indigner !!!

    Le poisson pourrit toujours par la tête proverbe asiatique

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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