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La Fed sur la sellette, la direction démocrate à la rescousse

La rédaction

7 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) - Selon une source proche de la Maison Blanche contactée par l’Executive Intelligence Review (EIR), les dirigeants du Parti démocrate américain veulent à tout prix bloquer les possibles révélations sur le rôle de la Réserve fédérale américaine (Fed) dans les renflouements des banques de Wall Street qui ont lieu depuis le mois d’août 2007.

Comme le rapporte le Washington Post du 28 août 2009, grâce à ces renflouements menés par la Fed et le Trésor américain sous les présidences Bush et Obama, quatre grandes banques américaines (JP Morgan Chase, Citibank, Bank of America, Wells Fargo – l’article ne mentionne pas Goldman Sachs) ont consolidé leur contrôle sur le système bancaire américain : plus du tiers de l’épargne nationale est entre leurs mains, et elles émettent désormais la moitié des hypothèques et les deux tiers des nouvelles cartes de crédit.

Au mois de juillet, Neil Barofsky, l’Inspecteur général du plan TARP (Troubled Asset Relief Program, mis en place en septembre 2008 par le secrétaire au Trésor Henry Paulson, Pdg de Goldman Sachs jusqu’en 2006), avait mis en garde le Sénat contre le fait que le coût total du plan de renflouement (Fed + Trésor) pourrait s’élever non pas aux 700 milliards de dollars convenus à l’époque, mais à… 23 700 milliards de dollars. Et pourtant, le record de faillites de banques régionales a été battu (89 depuis le mois de janvier), et la FDIC (Federal Deposit Insurance Corporation, censée couvrir les pertes des épargnants) a établi une liste de 400 autres banques sur le point de couler. Impossible donc de nier le favoritisme accordé par le gouvernement et par la Fed aux plus grandes banques…

La source a donc rapporté que ces dirigeants du Parti démocrate cherchent frénétiquement à saboter les propositions de loi sur la transparence de la Réserve fédérale introduites à la fois au Sénat et à la Chambre des représentants.

Dans la Chambre des représentants, c’est le représentant républicain Ron Paul qui a introduit cette proposition de loi sous le nom de Federal Reserve Transparency Act of 2009. Si cette loi passe, elle ordonnerait au Bureau de comptabilité du gouvernement d’effectuer un audit sur les pratiques de prêts de la Fed et ses relations avec les banques centrales étrangères et d’autres institutions financières. Ron Paul ayant obtenu le soutien de plus de 300 membres de la Chambre, un vote va avoir lieu pour faire passer la loi.

Au Sénat, le Federal Reserve Sunshine Act of 2009 a été introduit par l’indépendant Bernie Sanders et a 23 co-sponsors (sur 100 sénateurs).

Tout aussi inquiétant pour les dirigeants démocrates, l’ordre passé par un juge de New York, Loretta Preska, pour que la Fed communique les documents concernant les prêts qu’elle a accordés en 2007 et 2008. La demande porte notamment sur ce qui s’est passé autour du rachat de Bear Stearns par JP Morgan Chase [*]. Bien que cette demande se situe dans le cadre d’un procès qui n’est certainement pas des plus moraux (Bloomberg LP contre le Conseil des gouverneurs de la Fed), elle permettrait de dévoiler au grand public à quoi a servi une partie de l’argent des plans de renflouement.

Ayant été tenu au courant de la réaction des dirigeants démocrates, Lyndon LaRouche s’est exprimé ainsi : « Le système finira par exploser si ces informations continuent à être tenues secrètes. On ne peut continuer à dissimuler ces faits. Le peuple américain a le droit et le besoin urgent de savoir ce qui a été fait avec son argent. Si nous voulons sauver les Etats-Unis d’une faillite assurée, nous devons déterrer ces preuves. On ne peut cacher la vérité : quel qu’en soit le prix, le public doit savoir. Le peuple américain doit connaître dans toute sa grandeur la folie des présidences Bush et Obama. Si les lois de Sanders et de Paul sont rejetées, une telle suppression d’informations s’avérera équivalente à de la haute trahison. »

A Lire « Nous mettrons les restes de la Fed dans la cave de la Banque nationale »


[*Au mois de mars 2008, Bear Stearns était encore la cinquième plus grosse banque américaine. Suite à la dégringolade de l’action Bear Stearns, la Fed avait volé à son secours en la renflouant. Mais deux jours plus tard, Henry Paulson, Secrétaire au Trésor, et Ben Bernanke, directeur de la Fed, arrangèrent le rachat de la banque par JP Morgan Chase, pour une bouchée de pain.

Voir les 2 commentaires

  • aristarque de samos • 09/09/2009 - 14:01

    http://www.mecanopolis.org/?p=9473

    la crise du capitalisme est désormais totale. Elle touche tout le système : économie, finance, groupes de surveillance du monde des affaires et institutions internationales, politique, morale et idéologie. La continuité de ce système s’accompagne aujourd’hui d’une exigence de destruction de tout ce qui entrave la concentration des richesses par les grands possédants. Ils appellent cela « déréglementation », « privatisation », « libéralisation » ou « mondialisation » et couvrent la répression, l’esclavage, le colonialisme et la dépendance des mots de « sécurité », « liberté », « droits de l’Homme » n’ayant plus que le mensonge, la tromperie et la falsification pour camoufler la fin de leur système.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 07/09/2009 - 13:01

    Ces info-révélations me laissent sans voix !!!

    La petite souris que je suis aimerait bien écouter certaines réunion ou coup de téléphones révélateurs ....

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
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