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La Maison Blanche doit désavouer Cheney

La rédaction

Le 27 septembre, l’organisation « Advocacy for Principled Action in Government » (plaidoyer pour une action de principe de la part du gouvernement) a envoyé à tous les membres du Congrès une lettre signée par des universitaires, experts et stratèges de think-tanks. Elle commence ainsi :

« Le 10 septembre, lors d’une interview télévisée à l’émission Meet The Press de la chaîne NBC, le vice-président Dick Cheney a déclaré sans ambiguïté qu’en 2003, nous aurions envahi l’Irak même si nous avions su que Saddam ne disposait pas d’armes de destruction massive. Cette déclaration de notre vice-Président désavoue le principe légal et moral de non-agression accepté par la communauté internationale et qui a valu aux Etats-Unis la confiance et le respect à l’échelle internationale. Le Congrès et le peuple américain ne peuvent laisser passer une telle déclaration. »

Par conséquent, poursuit la lettre, le Congrès doit exiger du Président Bush qu’il rectifie ou désavoue les déclarations de son vice-Président. Rappelons qu’au lendemain des Première et Deuxième Guerres mondiales, les Etats-Unis ont pris l’initiative d’élaborer un cadre juridique pour condamner la guerre d’agression, qui fut codifié et ratifié par la Charte des Nations unies.

« Les justifications fournies par le vice-président Dick Cheney lors de cette récente interview sont tout à fait insuffisantes, sur le plan juridique, pour motiver une action militaire. La capacité de produire des armes de destruction massive à l’avenir, l’utilisation d’armes de destruction massive par le passé, des crimes commis contre le peuple irakien, des liens possibles avec des organisations terroristes - tous ces points peuvent faire l’objet de griefs présentés par les Etats-Unis contre l’Irak devant les Nations unies, comme nous l’avons fait, mais ne constituent pas des motifs suffisants pour recourir les premiers à la force, sans l’approbation des Nations unies.

« En particulier, la justification avancée par Cheney selon laquelle l’Irak serait devenue une menace future représente l’argument type que les principes juridiques internationaux sont destinés à rejeter. Toute nation est susceptible d’en percevoir une autre comme une menace future. En 1914, l’Allemagne percevait la France et la Russie comme des menaces. En 1941, le Japon percevait les Etats-Unis comme une menace. Aujourd’hui, la Corée du Nord et l’Iran considèrent que les Etats-Unis sont une menace, à plus forte raison depuis notre invasion de l’Irak. La Chine pourrait voir dans Taiwan ou les Etats-Unis une menace future. Face à une menace future non imminente, il est justifié de s’y préparer, recourir à la diplomatie, changer de politique et faire appel aux Nations unies, mais non d’utiliser de la force militaire.

« La déclaration du vice-président Cheney selon laquelle nous aurions envahi l’Irak même si nous savions qu’il n’avait pas d’armes de destruction massive constitue un désaveu de la politique que nous avons défendue pendant plus de cinquante ans : refus d’attaquer une autre nation en l’absence d’attaque, ou d’attaque véritablement imminente contre nous ou nos alliés, à moins de le faire en vertu du droit international et/ou sous la direction des Nations unies, c’est-à-dire pour faire face à une crise humanitaire. Nous ne pouvons pas laisser passer ce désaveu de la part de Cheney, même s’il l’a fait de manière impromptue et non officielle. Le Congrès et le Président doivent publier une déclaration très claire affirmant que les propos du vice-président Cheney ne représentent pas la politique des Etats-Unis et que nous nous engageons à suivre une politique de non agression. »

Parmi les signataires de cette lettre, on compte Samuel Berger, ancien conseiller à la Sécurité nationale de Clinton, le général Wesley Clark, ancien commandant suprême des forces alliées de l’OTAN, Scott Horton, professeur adjoint à la faculté de droit de Columbia et avocat de New York, et Ray McGovern, ancien analyste de la CIA.

Sont joints à cette lettre : la charte de 1945 des Tribunaux militaires de Nuremberg qui définit la conduite d’une guerre d’agression comme un crime contre la paix ; différents articles des documents de Nuremberg et de la Charte des Nations unies ; l’interview de Cheney du 10 septembre à NBC ainsi que son discours devant le VFW le 26 août 2002 ; la conférence de presse du président Bush à Camp David, le 7 septembre, et diverses déclarations d’anciens Présidents confirmant l’adhésion américaine aux principes juridiques inscrits dans la Charte des Nations unies.

Lyndon LaRouche a salué cette initiative, faisant remarquer que « les déclarations publiques de Cheney le rendent potentiellement passible de poursuites pour crime de guerre ». En effet, Cheney savait très bien que l’Irak ne constituait pas une menace et il a agi explicitement en violation des principes de Nuremberg contre une agression injustifiée.

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

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Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

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