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La Russie a besoin du « nouveau Bretton Woods » de LaRouche

La rédaction

Dans son édition du 7 juillet, le journal de Moscou Slovo a publié un article du professeur Stanislav Menchikov sur le séminaire stratégique de l’EIR tenu à Berlin le 27 juin dernier . Sous le titre « Le dollar et la Russie », l’économiste russe passe en revue les deux principaux discours, prononcés par « Lyndon LaRouche, un homme politique américain bien connu et théoricien de l’économie physique » et par un économiste allemand, le professeur Wilhelm Henkel. Menchikov écrit :

« Lyndon LaRouche insiste non seulement sur l’importance strictement monétaire d’une réforme des devises et sur le rétablissement de la stabilité de paiements entre les pays, mais aussi sur la mission d’investissements d’un nouveau Bretton Woods, qui fournirait, au cours des décennies à venir, des ressources financières destinées à des investissements capitalistiques dans la modernisation globale de la production et l’infrastructure économique. Et il met la Russie, avec ses vastes matières premières et ressources scientifiques, au centre de la mise en oeuvre du nouveau système, aux côtés de l’Europe occidentale, plus spécialement de l’Allemagne, avec ses capacités technologiques de pointe. (...)

« LaRouche a également souligné le problème que les ressources naturelles limitées posent pour la croissance future de la production mondiale. Ce sujet fut soulevé au début des années 1970 par le Club de Rome dans son rapport, très en vogue à l’époque, intitulé Halte à la croissance. Mais ses conclusions extrémistes et sans fondement scientifique ont été réfutées de manière convaincante, en particulier dans un rapport des Nations unies L’avenir de l’économie mondiale, publié sous la direction de Wassily Leontieff (à la préparation duquel j’ai moi-même contribué, alors que je travaillais à l’ONU). Ce même sujet réapparaît aujourd’hui, pour plusieurs raisons. La population de la Terre a récemment franchi la barre des six milliards. La Chine et l’Inde se développent rapidement, tandis qu’à l’Ouest, certains doutent qu’il existe suffisamment de ressources pour maintenir un niveau de vie élevé lorsque, dans un avenir proche, la population mondiale comptera entre 8 et 10 milliards d’individus. Pour LaRouche, ce sera impossible sans percée au niveau de la fusion nucléaire et d’autres sources d’énergie alternatives, des nanotechnologies (la création de nouveaux matériaux synthétiques), et des systèmes de production d’eau douce, etc., au cours des 20 à 30 ans à venir. C’est aussi pour cette raison que le nouveau Bretton Woods est nécessaire.

« Le professeur Hankel a soutenu la proposition de LaRouche pour une réforme monétaire internationale, dite nouveau Bretton Woods. Cela implique de rejeter le système actuel à taux de change flottants et de revenir à des taux fixes, tels qu’ils existaient jusqu’au début des années 1970. Au lieu du système précédent, qui était lié au dollar et (indirectement ou directement) à l’or, Hankel propose d’introduire un nouvelle unité de compte mondiale qui exprime les taux fixes de monnaies nationales. Ce genre de système permettrait de se soustraire aux fluctuations incontrôlées du dollar, tout en réduisant radicalement le volume de spéculation sur les devises, qui bouleverse le système international de paiements et l’amène, de temps en temps, au bord de l’effondrement."

Le professeur Menchikov a également résumé sa propre contribution au séminaire et celle du Dr Andreï Kobyakov. Le président Poutine et d’autres responsables russes de haut niveau ont opéré d’importants changements de position, mais ce qui manque toujours, écrit-il, c’est la promotion « d’un accord international pour une réforme monétaire, disons, dans l’esprit du nouveau Bretton Woods. On aurait pu le mettre, par exemple, sur l’agenda du G-8. Il n’est pas encore clair si la Russie s’engagera activement dans ce domaine à l’avenir. »

Menchikov développe ensuite les dangers découlant de l’implication de plus en plus grande d’entreprises russes dans des marchés financiers risqués, au moment même où leur participation dans la production est bloquée (par exemple l’échec de la fusion Arcelor-Severstal). Il cite certaines informations données lors du séminaire par Jacques Cheminade sur les tireurs de ficelle au sein du conseil d’administration d’Arcelor. L’article de Slovo se termine ainsi : « Lyndon LaRouche a réagi avec émotion à cet aspect des choses : "Il y en a certains à Washington qui planifient depuis longtemps l’affaiblissement et, finalement, la disparition de la Russie de la surface de la Terre. Mais nous ne l’admettrons pas." Il est bon de savoir que notre pays compte non seulement des ennemis ouverts et couverts de l’autre côté de l’Océan, mais aussi des amis engagés, fidèles et constants. »

Au cours d’une conférence internet, Poutine précise la politique économique et étrangère de la Russie

Avant son webcast du 6 juillet, quelque 157 000 questions venant du monde entier ont été adressées au président russe Vladimir Poutine par l’intermédiaire du site russe Yandex.ru , et 5000 autres ont été posées via la BBC. Un certain nombre d’entre elles, qui ne lui ont pas été posées pendant la conférence, concernaient les problèmes économiques de la Russie et la référence aux politiques de Franklin Roosevelt faite par le Président russe il y a quelques semaines. Ce dernier a énoncé ses priorités économiques pour la Russie : « Avant tout, l’une de nos principales tâches pour le développement économique est la diversification de notre économie. Nous voulons en faire une économie innovante. C’est pourquoi nous avons mis en place le Fonds d’investissement, dont l’argent sera alloué en priorité au développement de l’infrastructure et à l’innovation. C’est pourquoi nous mettons actuellement en place un Fonds de capital-risque. C’est pourquoi nous avons adopté des lois et établi des zones économiques spéciales, destinées avant tout à la haute technologie. »

La journaliste de la BBC, Bridget Kendall, a interrogé Poutine sur le principal sujet du prochain sommet du G-8, affirmant que beaucoup d’Européens se méfient de la fiabilité de l’approvisionnement énergétique russe, citant à l’appui le conflit avec l’Ukraine à propos du gaz, en janvier dernier. En réponse, le Président russe a demandé à Mme Kendall le prix du collier qu’elle portait autour du cou. « Vous ne le vendriez sans doute pas pour deux sous à l’homme de la rue, pourquoi la Russie devrait-elle brader sa propriété et ses ressources naturelles pour deux sous ? »

À propos de la Corée du Nord, Poutine a appelé au calme et à la retenue, déclarant que « l’émotion ne devrait pas submerger le bon sens. (...) Il faut créer une atmosphère dans laquelle nous pourrions parvenir à un compromis mutuellement acceptable. » Quant à l’Iran, le Président russe a insisté sur le fait que les Iraniens ont « le droit d’accéder à la haute technologie afin de développer leur économie (...) Bien sûr, le développement de la technologie nucléaire doit se faire sous le contrôle des institutions internationales. (...) Nous suggérons la création d’un réseau de centres internationaux pour traiter l’enrichissement et l’utilisation du combustible nucléaire. Nous espérons que nos partenaires iraniens entendront les propositions faites par les six pays. Ma dernière rencontre avec le président iranien Ahmadinejad montre que Téhéran a adopté une attitude positive vis-à-vis de ces propositions. » Poutine a réaffirmé que la question de l’Iran devait se résoudre au sein de l’AIEA et pas du Conseil de Sécurité de l’ONU.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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