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La Russie annonce une « Union des transports eurasiatiques »

La rédaction

Lors d’une conférence de presse le 16 mai, le ministre russe des Transports, Serguei Frank, a annoncé la création de l’Union des transports eurasiatiques (UTE), à laquelle il espère voir adhérer « de nombreuses nations asiatiques et européennes ». Deux semaines auparavant, à Bad Schwalbach (Allemagne), Lyndon LaRouche avait fait du développement eurasiatique, basé sur les infrastructures, le thème central de la conférence internationale annuelle de l’Institut Schiller.

En présentant l’UTE, Frank a rappelé la conférence sur les transports eurasiatiques qui s’est tenue de l’année dernière à St-Pétersbourg, avec la participation d’une quarantaine de pays asiatiques et européens. La plupart d’entre eux avaient soutenu l’idée de créer l’UTE, et l’Iran et l’Inde y avaient adhéré sur place. Le Kazakhstan devrait figurer parmi les premiers à adhérer formellement à l’UTE.

L’objectif principal de cette Union est, selon Frank, d’accélérer la réalisation de corridors de transport entre l’Europe et l’Asie passant par la Russie. Ceci comprend la modernisation du transsibérien et des voies fluviales russes (comme le ferry transcaspien).

Une autre priorité est la création d’un nouveau couloir nord-sud de transport, reliant Calcutta et l’Europe du nord, en passant par l’Iran et la Russie. Actuellement, le commerce de marchandises entre l’Inde et la Russie se fait surtout à partir des ports de Rotterdam et de St Pétersbourg, le fret transporté par bateau devant faire tout le tour de l’Europe. Selon les experts du ministère russe des Transports, le volume des marchandises transportées par voie terrestre en containers pourrait s’élever à 15 millions de tonnes par an. Le temps de livraison par cette voie terrestre serait 2 ou 3 fois plus rapide que par mer via le canal de Suez, et le coût serait inférieur de plus de 400 dollars pour chaque container.

Ce corridor de transport nord-sud sera opérationnel avant la fin de 2001, selon Frank. Celui-ci a fait une mention particulière du rôle d’Astrakan, port russe de la Caspienne, où le Premier ministre russe Michael Kasianov a récemment tenu une réunion spéciale pour discuter du développement de ce couloir. Le 26 avril, le vice-premier ministre russe Viktor Khristenko a prononcé un discours sur le même sujet dans la ville kazakhe Almaty. Les routes, les voies ferrées et les autres infrastructures existantes en Iran, en Russie et au Kazakhstan pourront être modernisées à des coûts relativement faibles, selon Frank. Une première version de ce couloir nord-sud ne nécessiterait donc que quelque deux milliards de dollars d’investissements.

... et l’analyse de LaRouche est présentée au Kremlin

Le 15 mai, Jonathan Tennenbaum, représentant de Lyndon LaRouche, a été invité à prononcer un discours lors d’un séminaire sur la crise financière internationale, à la Chambre diplomatique du Palais du Kremlin à Moscou, auquel participaient 150 représentants de la vie politique et économique russe. Ce séminaire, auquel des représentants de groupes de réflexion russes ont également présenté leurs analyses, sur la situation actuelle aux Etats-Unis, témoignait d’une prise de conscience grandissante, dans l’élite russe, de l’impact fondamental qu’aura la crise financière américaine sur la situation stratégique internationale.

Tennenbaum a présenté certains aspects essentiels de la conférence de l’Institut Schiller du 4 au 6 mai derniers, mettant l’accent sur la mise en garde de LaRouche concernant le caractère dangereux, et auto-destructeur, de l’administration Bush, ainsi que sur sa conception du rôle que la Russie devrait jouer dans le contexte du développement eurasiatique. Ce dernier thème a été repris par plusieurs orateurs russes, dont le Pr Panarine de l’Académie diplomatique du ministère des Affaires étrangères.

Parmi les orateurs, l’ambassadeur de Malaisie à Moscou a parlé de l’expérience de son pays dans l’application de contrôles des capitaux et a défendu la souveraineté économique nationale contre les diktats du FMI. Il a également présenté la version russe d’un livre du Premier ministre Mahathir sur le même sujet.

Il est clairement ressorti des discussions, pendant et en marge de la conférence, qu’un nouveau sentiment de confiance en soi se développe en Russie - un sens que la Russie a passé la période la plus dangereuse de ses dix années de crise interne, et qu’elle est en mesure de faire face à un effondrement financier et monétaire international. Il est généralement reconnu que le président Poutine a réussi à consolider, étape par étape, son contrôle sur l’appareil gouvernemental, tout en endiguant, dans une certaine mesure, l’influence des oligarques. Dans ce contexte, la dynamique eurasiatique de la politique étrangère russe, comme on l’a vu avec les récentes initiatives en faveur des transports continentaux, va dans le sens d’une « stratégie gagnante » pour survivre à la crise.

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Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
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