X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Brèves

La Russie au secours de l’économie européenne ?

La rédaction

Trois tribunes parues dans Le Figaro des 5 et 6 avril, appelant la France et l’Europe à maintenir et à développer une relation privilégiée avec la Russie, ont retenu toute notre attention. Après lecture, Jacques Cheminade a estimé que ces prises de position étaient très importantes et apparaissaient comme une réaction au très dangereux ralliement de Nicolas Sarkozy à la politique britannique et à celle des hommes au pouvoir aux Etats-Unis. Nous présentons ici des extraits.

Crise financière : la Russie au secours de l’économie européenne ?

par Jacques Sapir, Directeur d’études à l’EHESS

Dans une tribune publiée dans Le Figaro (5-6avril), Jacques Sapir, directeur d’études de l’Ecole de hautes études en sciences sociales (EHESS) et grand spécialiste français de la Russie, formule une proposition visant à éviter à la Russie l’impact du krach financier qui a démarré en août 2007, mais aussi à utiliser ce grand pays comme un point d’appui pour permettre à l’Europe toute entière de sortir de la crise.

Du fait de la bonne tenue de l’économie — « Les banques russes n’ont pas été contaminées par la crise. La croissance du PIB est de 7,5% et de 10% pour l’industrie manufacturière. La demande des ménages a augmenté de 14% en termes réels et l’investissement de 22% » — une menace plane sur le pays. « La finance spéculative pourrait se tourner … vers la Russie, entraînant des entrées massives de capitaux » ce « qui risque de pousser le rouble à la hausse, détruisant la compétitivité de l’industrie ». La banque centrale serait, en effet, obligée d’intervenir pour stabiliser le taux de change, provoquant des bouffées inflationnistes qui passeraient des 12% actuels, à 15 ou 18%.

Mais, pour Jacques Sapir, il y a « heureusement des solutions ». Comme au Chili en 1997, il propose « de réactiver le contrôle des capitaux à court terme » tout en maintenant les investissements productifs à long terme dans les domaines où l’on peut obtenir « des gains de productivité » rendant ainsi supportable la réévaluation à terme du rouble. Dans cette perspective, il appelle à la mise en œuvre de « la politique agressive d’investissement appelée de leurs vœux par les autorités russes au Russia Forum des 30 et 31 janvier à Moscou ». « La réponse russe à la crise mondiale passe par des réglementations et une politique publique de l’investissement très active » dans « les infrastructures, l’éducation et la recherche », dont « l’effet multiplicateur sur les investissements privés, nationaux ou étrangers est bien connu des spécialistes ».

Cette politique d’investissement serait tout à fait « dans l’intérêt des pays comme l’Allemagne, la France et l’Italie, mais aussi de la Russie », plaide Sapir. En effet, elle « ouvrirait des perspectives nouvelles pour les industriels européens dans les domaines de l’équipement industriel et des techniques d’efficacité énergétique », ainsi que pour les fonds souverains russes qui pourraient répondre « aux investissements européens en Russie (Renault dans Avtovaz, Alenia dans Sukhoi Civil) » en investissant dans les entreprises européennes.

« La politique de la BCE comme les préjugés de la Commission européenne interdisent à l’UE d’être un acteur », conclu l’économiste, suggérant qu’à défaut de pouvoir sauver, à elle seule, l’économie européenne, un « partenariat avec la Russie, impulsé de Paris, Berlin et Rome, permettrait de peser sur le cours de la crise et de recréer les conditions d’une croissance durable en Europe ».

La Russie sera-t-elle la dernière carte de l’Europe ?

par Paul Marie Coûteaux

Député européen et directeur de « L’Indépendance »

Dans son propre style, le souverainiste Paul Marie Coûteaux ne dit pas autre chose que Jacques Sapir. Evoquant son récent séjour à Moscou et sa rencontre avec des chefs d’entreprise français qui ne tarissent pas d’éloges sur le nouvel eldorado russe, Paul Marie Coûteaux s’étonne « du décalage entre le discours ambiant sur la Russie, systématiquement dépréciatif, et ses innombrables promesses, ses capacités d’accueil, le dynamisme des entrepreneurs russes et la faveur réservée aux Français, écho à la vieille amitié franco-russe aujourd’hui en déshérence politique ».

Paul Marie Coûteaux met en avant, au contraire, toutes les raisons qui font « que les coopérations seraient naturelles dans des multiples domaines » avec une Russie qui « est l’un de pays les mieux dotés en matières premières », une Russie qui « pourrait être le poumon inespéré d’une Europe anémiée, privée de perspective et de plus en plus dépendante pour ses approvisionnements essentiels, alors que la partie orientale de notre continent possède ce qui manque à sa partie occidentale et réciproquement ».

« La stigmatisation » de la Russie vient de Washington et de l’OTAN, dénonce Paul Marie Coûteaux, c’est eux qui ont tout avantage à « reléguer dans les ténèbres extérieures un pays qui pourrait bien, s’il redressait sa démographie … devenir l’une des premières puissances du monde. L’objectif est de séparer ce prometteur voisin d’une Europe de l’Ouest qu’il est ainsi beaucoup plus aisé de tenir sous contrôle. » « C’est que l’enjeu est immense », continue Coûteaux, « qu’on s’imagine une « grande Europe » allant de Brest à Vladivostok, comprenant une Sibérie qui n’est pas moins européenne que la Turquie et qui, libérant nos Etats, nos entreprises et nos peuples des carcans bureaucratiques de la vieille Union européenne, nous permettrait de participer librement à sa mise en valeur, comme nos partenaires russes le réclament. »

Pour Paul Marie Coûteaux, « si nous ne comprenons pas que la Russie est pour le XXIème siècle notre meilleure carte, alors celle-ci se tournera vers d’autres alliances »avec la Chine, le Japon, les Républiques d’Asie centrale et l’Iran. « L’Europe et la France en particulier doivent d’urgence repérer le futur pivot du monde, déjouant ainsi une marginalisation géopolitique annoncée et comme voulue par ses oligarchies. »

En conclusion, Paul Marie Coûteaux appelle la France à « être la maîtresse d’œuvre du renouveau européen » et souligne que ce n’est pas un hasard si la Russie a choisi Paris pour accueillir bientôt le grand Centre de coopération en Europe qu’il a placé sous la direction d’une femme politique de renom, Natalia Narotchnitskaia.

L’intérêt des Etats-Unis et celui de l’Europe dans l’OTAN

Par Alexandre Adler

Troisième tribune importante dans le même Figaro (5 et 6 avril), celle de l’analyste de renom, Alexandre Adler, qui se félicite d’emblée « qu’une conjonction franco-allemande ait pu enterrer le projet de candidature de l’Ukraine et de la Géorgie dans l’OTAN. » D’habitude plus ondoyant, l’auteur de cette tribune, nous étonne par sa franchise, voire la brutalité de ses propos.

Adler commence par dire ce qu’est l’évidence même mais que plus personne n’osait dire : « ou bien l’OTAN qui était … une alliance militaire des Etats-Unis et de l’Europe de l’Ouest dirigée contre l’Union soviétique, a perdu sa vocation initiale ; ou bien alors, il s’agit toujours d’opérer sur la Russie une opération de 3containement », de mise en quarantaine. »

Examinant de près les cas compliqués de l’Ukraine et de la Géorgie dont l’histoire et la composition démographique ne permettent pas de faire des « chevaux de Troie anti-russes », Adler plaide pour que soient considérées de façon plus favorable « les interdépendances entre les Etats membres de la CEI, lesquelles ne remontent pas à la période stalinienne mais à la longue durée d’une histoire russe et eurasienne ».

« La vérité toute simple », déclare Adler brutalement, « c’est que l’intérêt géopolitique de l’Europe continentale – France et pays latins, tout comme Allemagne et pays germaniques – diverge nettement de celui des Etats-Unis et peut être même de la Grande Bretagne ».

Et Adler d’accuser les Etats-Unis de vouloir obliger l’Europe à une dépendance du pétrole du Moyen-orient qu’ils contrôlent, alors que l’Europe a plutôt intérêt à établir un partenariat énergétique avec la Russie ! « Pour l’Amérique … une dépendance accrue des Européens en matière de pétrole et de gaz du golfe Persique nous oblige à partager les mêmes impératifs de sécurité au Moyen-Orient que Washington. Mais nous pourrions très bien nous affranchir pour l’essentiel de toute dépendance saoudienne en établissant un partenariat définitif, pétrolier et gazier, avec la Russie. Les manœuvres américaines pour empêcher ce partenariat ont donc un sens bien précis, surtout lorsqu’elles proviennent du complexe militaro énergétique, dont le vice-président Cheney est aujourd’hui encore le chef de file. Nous partageons bien entendu avec les Américains le même impératif de vaincre le terrorisme islamiste, et c’est une très bonne chose à cet égard que le président français ait pu réaffirmer cet objectif commun avec force et clarté. Mais nous ne partageons absolument pas la stratégie visant à humilier, à contenir et à rapetisser la Russie. »

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard