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La Russie va-t-elle libeller ses exportations énergétiques en euros ?

La rédaction

Lors d’une conférence de presse conjointe avec le chancelier Gerhard Schröder à Iékaterinbourg, le 9 octobre, le président russe Vladimir Poutine a commenté la rumeur selon laquelle les exportations pétrolières russes seraient bientôt libellées en euros, plutôt qu’en dollars. « Nous n’en excluons pas la possibilité. Ce serait intéressant pour nos partenaires européens. » Il ajouta que la décision ne relèverait pas du seul gouvernement, puisque les grandes compagnies pétrolières sont privées. Cependant, une source du gouvernement allemand sur place a commenté le même jour : « La question revêt une importance de plus en plus grande ».

Le Moscow Times a noté qu’à peine élu, en 1999, Poutine avait déjà proposé d’abandonner le dollar dans les exportations en faveur de la monnaie européenne. Le quotidien ajoute : « La transition vers l’euro de la Russie, le deuxième exportateur mondial de pétrole et détenteur des plus grandes réserves de gaz naturel au monde, représenterait un changement majeur des équilibres monétaires associés à la matière première la plus échangée dans le monde . »

Actuellement, les exportations de pétrole russe créent une demande quotidienne en dollars de quelque 170 millions. Michael Lewis, directeur de la recherche sur les matières premières de la Deutsche Bank, estime que « si la Russie prend cette mesure, cela entraînera une réorientation de son économie vis-à-vis de l’Europe ».

Dans la deuxième semaine d’octobre, le dollar américain a chuté à son niveau le plus faible depuis des années par rapport au yen et aux dollars australien et canadien, et le plus faible depuis trois mois par rapport à l’euro. Ceci, alors que des banques centrales étrangères, surtout japonaise et chinoise, continuent d’accumuler des bons du Trésor américains afin d’empêcher leur propre monnaie de monter, ou de monter trop vite, par rapport à la monnaie américaine.

Le 9 octobre, la Réserve fédérale a annoncé que, pour la seule semaine précédente, la quantité de bons du Trésor et de dettes de Fannie Mae et de Freddie Mac qu’elle détenait pour le compte de banque centrales étrangères avait augmenté de 18,2 milliards de dollars, soit un record hebdomadaire. Ce chiffre a fait passer la quantité totale de ces titres à 992 milliards de dollars. Le même jour, le département du Trésor a rendu publics de nouveaux chiffres montrant que la dette extérieure brute des Etats-Unis avait atteint, fin juin, 6 357 milliards de dollars, soit 58,8% du PIB. Sur ce total, 1 270 milliards devront être refinancés dans les trois mois à venir.

La coopération entre la France, l’Allemagne et la Russie se renforce

La coopération stratégique entre la France, l’Allemagne et la Russie, qui a été lancée à la fin de l’été 2002 au moment où les trois pays commençaient à s’opposer à une guerre contre l’Irak et, de manière plus générale, aux politiques impériales de Washington, se renforce chaque jour. Or, de nombreux experts avaient prévu que cette coopération s’arrêterait rapidement dès la fin de la guerre.

En septembre, le président Chirac, le chancelier Schröder et le président Poutine se sont rencontrés à l’ONU en marge de la session de l’Assemblée générale. Puis, début octobre, le Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin a rencontré Poutine à Moscou. Le 9 octobre, Schröder et Poutine se sont réunis à Iékaterinbourg et, trois jours plus tard, le chancelier était à Paris pour des consultations avec Chirac.

Lors du sommet germano-russe de Iékaterinbourg, d’importants progrès ont été accomplis dans le domaine de la coopération économique et en matière de sécurité. Des contrats commerciaux d’une valeur de 1,5 milliards d’euros ont été signés, portant entre autres sur trois grands projets industriels en Russie (usine de production d’engrais, usine de production d’insuline, centrale à gaz), ainsi qu’un accord entre les deux sociétés ferroviaires pour l’augmentation du transit de fret entre l’Asie et l’Allemagne empruntant le Transsibérien. Par ailleurs, un système de visas préférentiels sera établi de façon à faciliter les visites (de plus en plus fréquentes) de savants, académiciens et experts culturels russes en Allemagne.

Ces accords économiques ont été largement couverts dans les médias des deux pays, mais les accords non économiques n’en sont pas moins importants : des spécialistes allemands participeront au démantèlement de 120 sous-marins nucléaires de la Marine russe qui seront mis hors service, avec un financement de 300 millions d’euros de la part de Berlin. Les chefs des services de renseignement extérieurs des deux pays, réunis à Iékaterinbourg, ont discuté d’une coopération plus étroite contre le terrorisme et le crime organisé, notamment en Afghanistan et en Asie centrale. Enfin, en vertu d’un nouvel accord de transit, l’Allemagne pourra emprunter les réseaux ferroviaires et l’espace aérien russes pour réapprovisionner ses troupes de l’ISAF en Afghanistan ; c’est le premier accord de ce genre entre la Russie et un pays de l’OTAN.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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