X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Brèves

La campagne contre Cheney (suite)

La rédaction

Les attaques politiques contre le vice-président Dick Cheney, concernant son rôle dans la manipulation du renseignement afin de justifier la guerre contre l’Irak, augmentent en nombre et en intensité, tant au Congrès que dans la presse.

Selon une dépêche du groupe de presse Knight Ridder, datée du 24 octobre, Cheney aurait exercé des pressions sur la commission sénatoriale chargée de l’enquête sur les failles du renseignement dans la période d’avant-guerre, pour qu’elle n’examine pas de trop près son propre rôle.

Selon cet article, c’est Cheney qui aurait poussé le président de cette commission, Pat Roberts, à déclarer à la presse que « la communauté du renseignement a mal rempli sa mission auprès de l’exécutif » et que la CIA a « bâclé » ses évaluations des programmes d’armement irakiens. « Un responsable du gouvernement, qui a voulu garder l’anonymat, a déclaré que les commentaires de Roberts sur la CIA avaient été encouragés par Cheney. Ce responsable estime que le vice-président essaie de renvoyer sur la CIA, et non sur la Maison-Blanche, la responsabilité du stagnation irakien qui sera l’un des thèmes importants des élections présidentielles et législatives de l’année prochaine . »

Le même jour, lors d’une audition spéciale convoquée par les sénateurs démocrates, trois anciens officiers de la CIA ont déclaré que les analystes de l’agence avaient été soumis à de fortes pressions de la part de Cheney pour fournir des renseignements venant étayer la campagne gouvernementale en faveur d’une guerre contre l’Irak. Les officiers en question, Larry Johnson, Jim Marcinkowski et Vincent Cannistraro, ont cité les visites répétées et « sans précédent » de Cheney et de son directeur de cabinet, Lewis Libby, au siège de la CIA. Ils ont également affirmé que les « durs » du gouvernement, essentiellement des membres du bureau du vice-Président, avaient présenté les évaluations sous un faux jour, ou les avaient tronquées, afin de rendre crédibles leurs propres accusations sur les armes de destruction massive (ADM) irakiennes et sur les liens présumés entre Saddam et Al-Qaida.

De son côté, le sénateur Jay Rockefeller, membre démocrate de la commission sénatoriale, a réussi à convaincre Pat Roberts de co-signer une lettre datée du 30 octobre, exigeant que le Conseil national de sécurité et les départements d’Etat et de la Défense fournissent certains documents. Ainsi, l’enquête couvrira bien le Bureau des plans spéciaux (OSP) du Pentagone, ainsi que les activités de John Bolton, du département d’Etat. Selon deux sources, l’histoire du minerai d’uranium nigérian sera également examinée.

Cependant, à l’heure actuelle, l’attaque la plus cinglante a été publiée le 28 octobre dans le Washington Post, sous la plume du journaliste Richard Cohen, qui qualifie le vice-président de « maître en matière de fiction contemporaine » et appelle à le censurer. Selon Cohen, Cheney est « le vice-président le plus puissant des temps modernes », ce qui fait dire à certains qu’il est « le cerveau de George W. Bush ou, d’un ton plus moqueur, son ventriloque ».

« Il conviendrait que le plus puissant des vice-présidents soit censuré. A cause de ses agissements. (...) Cheney doit rendre des comptes pour ses exagérations sur la menace irakienne. Je parle ici, plus spécifiquement, de ses sinistres mises en garde selon lesquelles l’Irak de Saddam Hussein était engagé dans un programme menaçant d’armes nucléaires et que les Etats-Unis se devaient d’intervenir dans ce contexte. Nous savons à présent que ce programme n’existait pas. Nous le savons parce qu’il est introuvable. Nous le savons parce qu’il est impossible de cacher un tel programme . »

Cohen ironise sur la façon dont Cheney avait rabroué Hans Blix et Mohamed El Baradei, lors de leur rencontre, menaçant de les discréditer totalement. Or, c’est maintenant Cheney qui est discrédité, tant pour son zèle idéologique que pour sa manipulation des renseignements : « Il a essentiellement court-circuité le processus laborieux de contrôle du renseignement, il s’est rendu à la CIA pour trouver des fragments d’information servant ses objectifs . »

Parmi tous les dissimulateurs de la Maison-Blanche, Cohen classe Cheney dans la catégorie « hors concours ». Le vice-président a bafoué les procédures du renseignement national, intimidé des analystes, émis des avertissements sans fondement sur les capacités nucléaires irakiennes, sur l’enrichissement de l’uranium, etc., tout en affirmant sa « certitude absolue ». « Finalement, une version de cette fiction s’est retrouvée dans le discours du Président sur l’état de l’Union. Depuis, elle a été démentie . »

Pour conclure, Cohen qualifie Cheney d’« acteur clé dans une nouvelle tentative sinistre de tromper le peuple américain », faisant référence à la guerre du Vietnam. « Ce Cheney suffisant et méprisant a beaucoup de comptes à rendre. Il a échoué dans son rôle de cerveau de George Bush . »

En Europe, on trouve un écho de la campagne anti-Cheney dans l’hebdomadaire allemand Die Zeit, associé aux cercles de l’ancien chancelier SPD Helmut Schmidt, qui montre comment Cheney et son équipe ont fait passer des renseignements non corroborés aux plus hauts échelons gouvernementaux.

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard