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La chute de la Bourse pénalise les fonds de pension américains

La rédaction

Depuis des mois, le problème du financement des retraites au moyen de fonds de pension fait l’objet d’un intense débat en Europe. C’est aux Etats-Unis que les plans de retraite privés, baptisés « retraite à contribution définie » (CD), ont commencé ; depuis une vingtaine d’années, les salariés et les entreprises ont le droit de déduire de leurs revenus bruts une certaine somme (contribution définie) qui est automatiquement investie dans un fonds commun de placement, géré par différentes sociétés privées. Cette somme est exonérée d’impôts pendant le temps qu’elle est investie, en général jusqu’à la retraite. Aujourd’hui, plus de 55 millions d’Américains ont investi pour 2000 milliards de dollars dans de tels fonds et plus de 40 % de cet argent a été investi dans des actions en Bourse.

Or, depuis douze mois, la valeur totale des actions américaines est en baisse et environ 4200 milliards de dollars de valeur nominale se sont évaporés du Nasdaq et d’ailleurs. On peut donc se demander quelle est la valeur réelle de ces fonds de pension.

Les tableaux ci-dessous montrent l’incroyable croissance des actions détenues par les fonds de pension, à la fois en valeur absolue et en pourcentage de l’ensemble des avoirs détenus (qui comprennent aussi des obligations de sociétés, des bons du Trésor, des instruments du marché monétaire, etc.). Nous considérons les deux principales formes de fonds de pension : d’abord, les fonds privés relevant de salariés et d’entreprises du secteur privé et, ensuite, les « fonds de retraite des employés des gouvernements locaux et d’Etat ».

Tableau 1.
Fonds de pension privés (en milliards de dollars)
AnnéeActions de sociétésAvoirs totauxPourcentage des actions par rapport au total
197510824444,2
198023251345,2
1985516122642,1
19906061635 37,1
19951289292344,1
19992157467846,1
1e tri 20002231482746,2
4e tr 20001999458943,6
Tableau 2.
Plans de retraite des gouvernements d’Etat et locaux (en milliards de dollars)
AnnéeActions de sociétésAvoirs totauxPourcentage des actions par rapport au total
19752410423,4
19804419722,5
198512039930,1
1990271884 30,6
1995791146554,0
19991917292965,4
1e tri 20001920294765,2
4e tr 20001937308562,8
Tableau 3.
Pensions privées, et plans de retraite des gouvernements d’Etat et locaux (en milliards de dollars)
AnnéeActions de sociétésAvoirs totauxPourcentage des actions par rapport au total
197513234838,0
198027671039,9
1985636162539,1
19908772519 34,8
19952080438847,4
19994074760753,6
1e tri 20004151777453,4
4e tr 20003936767451,3

(Source : Federal Reserve Board of Governors, « Flows of Funds »)

Ces chiffres appellent quelques remarques. A la fin du premier trimestre de l’année 2000, les fonds de pension privés détenaient pour 2231 milliards de dollars d’actions mais, entre ce moment-là et le quatrième trimestre 2000, ce chiffre a baissé de 232 milliards. Sur ces 232 milliards, 56 étaient dus au désinvestissement des fonds de pension, c’est-à-dire à la vente d’actions, mais les 176 milliards restants représentent la chute de la valeur des actions, enregistrée au cours de l’année 2000.

Nous voyons dans le Tableau 2 qu’en 1975, sur l’ensemble des avoirs des fonds de retraite des gouvernements d’Etat et locaux, 23,4 % seulement se trouvaient dans des actions. Cependant, au quatrième trimestre de l’année 2000, ce pourcentage a atteint 62,8 %, les rendant bien sûr beaucoup plus vulnérables au krach de la bulle boursière.

Le Tableau 3 montre qu’à la fin du quatrième trimestre de l’année dernière, ces deux types de fonds pris ensemble détenaient pour 7674 milliards de titres financiers, dont 3936 milliards (soit 51,3 %) étaient des actions. Bien que des chiffres sûrs ne soient pas encore disponibles, on peut supposer que si la capitalisation boursière des actions a diminué de 10 % au cours des douze premières semaines de cette année et que, par conséquent, la valeur des deux types de fonds de pension a baissé d’autant (- 10 %), alors les retraites ont déjà perdu depuis le début de l’année quelque 394 milliards de dollars. Si, au cours de cette année, la capitalisation boursière diminue de 30 %, alors les fonds de pension privés et ceux des gouvernements d’Etat et locaux combinés auront perdu presque 1200 milliards.

Précisons que dans le cas de l’Etat de New York, entre avril et décembre 2000, les avoirs détenus par ces plans de retraite ont chuté de 6 milliards de dollars, soit 4,7 % de la valeur totale, en raison de la baisse des actions. Au cours de la même période, les fonds de retraites de la ville de New York ont chuté de 7 milliards, soit de 6,5 %.

Pour maintenir un niveau au moins égal au passif, l’Etat de New York pourrait être obligé de renflouer ses fonds de 150 millions de dollars, et la ville de New York de 500 millions. Ce sont les pertes encourues jusqu’au 31 décembre 2000 ; celles du premier trimestre de 2001 (non disponibles) risquent d’être aussi importantes que celles de toute l’année 2000.

En Virginie, la valeur du fonds de retraite de l’Etat a perdu 5 milliards de dollars, soit 11 %, au cours de l’année dernière.

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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