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La coopération en matière énergétique se développe en Eurasie

La rédaction

Assurer un approvisionnement énergétique adéquat est une préoccupation majeure des quatre grandes nations eurasiatiques - Chine, Russie, Inde et Iran. Entre les trois dernières, les discussions sur des accords de développement et d’approvisionnement de pétrole et de gaz sont bien avancées. Quant à la Chine, elle est devenue le deuxième consommateur mondial de pétrole.

Le 2 février, le ministre russe des Finances, Alexei Koudrine, a annoncé depuis Moscou qu’un groupe de banques chinoises avait versé un acompte de six milliards de dollars à la compagnie pétrolière russe ROSNEFT pour financer l’achat de 50 millions de tonnes de pétrole russe au cours des cinq ans à venir. Le contrat arrive à point nommé pour la compagnie russe qui est en passe d’acquérir Iouganskneftegaz, une importante unité de production de Ioukos mise en adjudication en décembre dernier.

L’Inde doit importer 70% d’une consommation de pétrole en rapide croissance. Suite à des entretiens avec des responsables de la Compagnie pétrolière nationale de la Chine (CNPC), le ministre indien du Gaz et du Pétrole, Mani Shankar Aiyar, a déclaré que son gouvernement entendait mettre en place un mécanisme de coopération avec la Chine plutôt qu’une concurrence pour leur approvisionnement énergétique. « Nous nous sommes toujours opposées l’une à l’autre, presque toujours au plus grand profit d’un pays tiers. » En effet, les deux pays font des offres compétitives au Soudan, à l’Angola et au Myanmar, mais ils pourraient éventuellement coopérer dans leurs investissements en Russie. A l’invitation du ministère chinois de l’Energie, Aiyar compte effectuer une « visite majeure » en Chine d’ici quelques mois.

Par ailleurs, l’Inde et l’Iran discutent de la construction d’un gazoduc traversant le Pakistan. En janvier, Téhéran avait accepté de vendre à Delhi 7,5 millions de tonnes/an de gaz naturel liquéfié sur une durée de 25 ans.

AIYAR était au Kazakhstan les 18 et 19 février où il a qualifié la coopération en matière de gaz et de pétrole comme « le plus important domaine » du renforcement des relations économiques bilatérales ; l’Inde cherche à acquérir une part dans quatre champs pétroliers kazakhs. Et il semble que la GAIL, la société indienne de transport de gaz, souhaite participer à la construction d’oléoducs reliant le Kazakhstan et la Chine. Les responsables indiens et kazakhs ont également discuté de l’élargissement du projet russo-indo-iranien de Corridor de transport Nord-Sud, afin d’« assurer la libre circulation de biens, y compris le pétrole et le gaz, depuis les côtes de Finlande jusqu’aux Etats de la région du Pacifique », a déclaré Aiyar à Almaty. « L’Inde sera un partenaire actif de cette entreprise ambitieuse. Ensemble, nous devons concentrer chacun de nos efforts pour obtenir des investissements de la part de l’UE et de l’ASEAN dans le projet, tout en y intéressant nos partenaires, l’Iran et la Fédération russe. (...) Le Corridor de transport et d’énergie liera l’Asie à l’Europe de manière substantielle et mutuellement bénéfique . »

Quelques jours plus tard, le 21 février, Aiyer se trouvait en Russie, pour sa deuxième visite en quatre mois. Il a tracé un parallèle entre le soutien russe à la sécurité énergétique de l’Inde et l’engagement politique et militaire de l’ancienne Union soviétique aux côtés de l’Inde. « Notre allié stratégique le plus important dans le secteur énergétique est la Russie, parce que sa position de fournisseur est aussi forte que notre position de demandeur. La force de la Russie, c’est son approvisionnement énergétique, la nôtre, c’est notre demande en énergie - nous sommes des partenaires évidents. » Le ministre indien a rencontré le vice Premier ministre Alexander Zhoukov, le PDG de Rosneft, Serguei Bogdantchikov, son homologue à Gazprom, Alexei Miller, ainsi que le ministre russe de l’Industrie et de l’Energie, Viktor Khristenko. Aiyar a proposé une réunion entre fournisseurs (Russie, Kazakhstan, Turkménistan, Azerbaïdjan) et acheteurs (Inde, Chine, Japon, Corée du Sud). L’Inde cherche des investissements russes dans des projets énergétiques nationaux et pourrait envisager d’acheter une part de Iougansneftegaz. Aiyar avait publié une déclaration publique sur cette proposition en janvier et indiqua le 22 février qu’elle avait été discutée à Moscou.

Reste à savoir si ces négociations complexes en Eurasie déboucheront sur un accord permanent. C’est ce genre d’accord que Lyndon LaRouche avait appelé de tous ses vœux, lors du séminaire de l’EIR à Berlin les 12 et 13 janvier : un accord à long terme entre nations souveraines prévoyant la régulation de l’approvisionnement et des prix de matières premières.

L’Iran et la Russie signent un accord sur l’énergie nucléaire

Trois jours à peine après le sommet Poutine-Bush à Bratislava, la Russie a signé avec l’Iran un accord prévoyant la fourniture de combustible pour son premier réacteur nucléaire à Bushehr, ainsi que l’accélération des travaux afin de respecter les délais d’achèvement prévus. Selon cet accord signé à Bushehr le 27 février par Alexander Rumyantsev, directeur de l’Agence fédérale de l’énergie atomique de Russie, et Gholam Reza Aqazadeh, directeur de l’Organisation de l’énergie atomique d’Iran, la Russie fournira de l’uranium pour la centrale, et l’Iran enverra le combustible utilisé en Russie.

La signature de l’accord a dû être quelque peu retardée en raison de différends concernant les délais de livraison du combustible et, apparemment, les modalités de paiement pour le retour du combustible utilisé. Comme l’expliquait Roumyantsev lors d’une conférence de presse conjointe, « nous avons signé un protocole confidentiel dans lequel le délai de livraison du combustible à Bushehr est fixé. Comme le protocole est confidentiel, je peux uniquement dire que la commande et le délai de livraison correspondent entièrement au processus technologique de construction d’une centrale ».

Rumyantsev est arrivé à Bushehr le 27 février où il a visité la centrale en compagnie d’Aqazadeh, de parlementaires, de divers experts et journalistes. Après avoir inspecté le bâtiment de stockage du combustible et le coeur du réacteur, il déclara : « Ce que j’ai vu dépassait même mes attentes. Les opérations d’assemblage au cours des trois à quatre derniers mois ont été accélérées. » Aqazadeh a annoncé que Téhéran et Moscou allaient créer une commission technique conjointe chargée de la construction d’autres centrales nucléaires en Iran.

Aqazadeh a précisé que la coopération nucléaire avec la Russie est une priorité pour l’Iran dans le cadre de la planification de son programme nucléaire. A l’origine, le programme prévoyait des centrales nucléaires pouvant générer 7000 mégawatts d’électricité, mais les parlementaires ont conçu depuis lors des projets plus ambitieux. Selon le Teheran Times, Aqazadeh a déclaré que la centrale de Bushehr serait raccordée au réseau d’ici 10 mois, pour produire 1000 mégawatts d’électricité.

La signature de cet accord représente une victoire politique pour l’Iran, ainsi qu’une réponse sans équivoque du Président russe aux tentatives de l’administration Bush de torpiller la coopération dans le domaine de l’énergie nucléaire.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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