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La crise bancaire espagnole s’aggrave à toute allure

La rédaction

9 mai 2012 (Nouvelle Solidarité) – Le gouvernement espagnol doit annoncer le 11 mai un plan de renflouement de la quatrième plus grande banque du pays, Bankia, qui bénéficiera ainsi d’une infusion de 10 milliards d’euros pour lui permettre, espère-t-on, de rééchelonner ses 38 milliards d’euros de prêts immobiliers, dont une très large partie sont en délinquance.

Ceci n’est toutefois que la pointe de l’iceberg d’un vaste plan visant à créer une « bad bank », une vaste poubelle de luxe et « provisoire » dans laquelle on tentera de recycler toutes les mauvaises dettes détenues par le secteur bancaire du pays, et dont la valeur serait garantie par le gouvernement espagnol.

Les demandes pour une bad bank, ou « structure de défaisance » dans le jargon financier, et celle pour le renflouement de Bankia en particulier, ont été transmises au gouvernement espagnol en avril dernier à travers le FMI, les troupes de choc financières au service de l’Empire britannique et de la City.

Lors de la réunion des grands acteurs financiers internationaux, certains participants ont évoqué, en privé, le fait que les banques, pour rentrer dans les clous des nouvelles régulations, seraient obligées de vendre pour 9000 milliards de dollars d’actifs. Le Global Financial Stability Report du FMI n’évoque que 2000 milliards de dollars, mais il s’agirait d’une sous-évaluation notoire.

Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a ainsi effectué un impressionnant virage à 180 degrés sur une pièce de 1 cent, en affirmant à la radio il y a quelques jours que même si « la dernière chose qu’[il] souhaitai[t] faire était de prêter de l’argent public, comme il a été fait dans le passé, s’il était nécessaire de trouver le crédit pour sauver le système bancaire espagnol, [il] n’y renoncerai[t] pas ».

Afin de préparer l’opinion publique au renflouement, le chef de Bankia Rodrigo Rato a démissionné de son poste avant-hier. Rato avait été ministre de l’Economie au cours de la période 1996-2004, ce qui signifie qu’il a été l’un des principaux responsables de la bulle immobilière actuelle ! Il s’est ensuite retrouvé à la tête du FMI (entre 2004 et 2007), jusqu’à l’arrivée de Dominique Strauss-Khan. Il n’est donc pas étonnant qu’aucun de ces augustes personnages n’ait vu venir la crise.

Selon l’agence de presse EFE, les banques espagnoles ont perdu 23 milliards d’euros au cours des cinq premiers mois de cette année, une somme égale à la capitalisation totale de CaixaBank, Banco Popular, Bankia et Banco Sabadell réunies.

Le patron Emilio Botin de Santander, la plus grande banque européenne, a reconnu avoir envoyé le 3 mai une lettre au président de la BCE Mario Draghi lui demandant des lignes de crédit supplémentaires pour les banques espagnoles. La seule réponse de Mario Draghi à ce jour a été de complimenter Rajoy pour ses mesures d’austérité, tout en précisant qu’il fallait « approfondir » les réformes.

Même si la capitalisation boursière de Santander a chuté de 50,2 milliards d’euros à 42,4 milliards entre janvier et avril 2012, Botin a affirmé que la mise en place d’une bad bank n’était pas nécessaire, mais que les mesures d’austérité avaient permis quant à elles à l’Espagne de prendre la bonne direction.

Ce qui n’est pas à l’évidence le cas des flux de capitaux, car le pays a vu s’envoler vers l’extérieur, selon le Japan Times, quelque 55 milliards d’euros entre février et mars, une somme sans précédent dans l’histoire du pays.

Voir les 6 commentaires

  • ? • 16/05/2012 - 19:29

    Les banques ramassent des milliards d’interêts avec la complicite des Etats.
    C’est simplement le moyen de constituer, en dehors des parlements et hors la Loi les reserves necessaires pour faire la guerre inévitable qui s’annonce, pour la maitrise des matières premières.
    Une affaire de 5 ou 10 ans au plus.

    Répondre à ce message

  • Pranakundalini • 10/05/2012 - 17:51

    CRISE : Se poser les bonnes questions pour trouver les bonnes réponses.

    Manquons nous de biens à consommer ?
    Non il y a surproduction.
    Manquons nous de travailleurs pour produire les biens ?
    Non le chômage est en hausse
    Manquons nous de consommateurs ?
    Non des tas de gens souhaiteraient consommer davantage.
    Mais alors que se passe t-il ?
    Il manque de moyens pour permettre l’échange entre les biens et le travail.
    Pourquoi manquons nous de moyens d’échange alors que les banques centrales « injectent » des milliers de milliards d’euros et de dollars ?
    Le problème est que dans nos économies l’argent est toujours crée sous forme de dette.
    Il doit donc faire retour a celui qui l’a créé accompagné d’un intérêt.
    Le problème est cette différence entre la création monétaire et sa destruction.
    Cette différence ne fait l’objet d’aucune création.
    Depuis que ce système fonctionne il y a un énorme trou comptable dans la masse d’argent en circulation..
    C’est pourquoi nous ne réglerons pas le problème de la dette avec de la dette.
    Nous pouvons tout au plus reporter le problème en l’amplifiant :
    Plus de dette=plus d’intérêts introuvables à rembourser.

    Il n’y a qu’un moyen de combler ce déficit comptable créé par les intérêts c’est de mettre en circulation de l’argent qui ne devra pas faire retour à son créateur.
    Et cela seuls les états sont en droit de le faire.
    A l’image de ce qui se fait en Algérie où chaque individu a droit à une somme d’argent non remboursable donnée par le gouvernement pour construire sa première maison.
    Il faut noter que ce système est beaucoup plus juste que le notre car il y a création d’une richesse avec en parallèle les moyens de l’échanger qui restent en circulation.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 09/05/2012 - 21:34

    ... la spirale infernale est en marche !!!

    • Ouallonsnous ? • 10/05/2012 - 17:31

      Pour l’arréter et en sortir, sortons de l’UE, de l’Euro et abrogeons la dette illégitime, résultat d’une manipulation financière artificielle pour la créer au niveau international !

    Répondre à ce message

  • gdfontaines • 10/05/2012 - 09:26

    La bad bank n’est-elle pas la première étape d’une commission d’enquête à venir ainsi facilité ? Nous avons là un 1er gros lot d’effets toxiques qu’il n’y a pas lieu ni d’épauler ni de racheter, qui justifie et permet la mise en place d’une faillite organisée du système ! Toute autre issue est suicidaire, illégitime voir fascisante.
    Vite un GLASS-STEAGALL Global pour protéger Epargnes et Salaires !

    Répondre à ce message

  • libertad • 09/05/2012 - 19:37

    ou sont partis ces 55 milliards , qui a sorti ces 55 milliards ?

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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