X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Brèves

La crise bancaire mondiale

La rédaction

Au cours de la deuxième semaine d’octobre, alors que tous les principaux indices boursiers dégringolaient pour retrouver leur niveau d’il y a cinq ou six ans, la nervosité dans les secteurs de la banque et de l’assurance a atteint un tel paroxysme que la fameuse « équipe de protection contre les plongeons » aux Etats-Unis et ses homologues en Europe ont dû mener la plus grande opération de sauvetage depuis le mois de juillet dernier.

Déjà, à l’époque, on craignait l’éclatement d’une crise bancaire mondiale en raison principalement des problèmes que rencontraient des banques américaines comme Citigroup et JP Morgan Chase. Puis, au moment même où les gouverneurs de banques centrales et les autorités pensaient avoir la situation bien en mains, la crise bancaire s’est à nouveau intensifiée, touchant surtout les banques européennes et en particulier allemandes. En même temps, au Japon, le système bancaire entre dans sa phase finale, comme l’a reconnu le responsable de la surveillance bancaire, Taneka, en déclarant qu’aucune banque n’est « trop grande pour faire faillite ».

Les inquiétudes concernant le secteur bancaire allemand ont été nourries en grande partie par des rumeurs de pertes considérables de la Commerzbank dans les produits dérivés. La source venait de Merrill Lynch-Europe, basé à Londres, qui a diffusé un rapport sur les banques allemandes intitulé « Devenir japonais ». En quelques jours, les actions des banques allemandes ont connu une baisse encore plus brutale que celle subie lors de la crise du LTCM, à l’automne 1998. Il est vrai qu’au cours des trente derniers mois, les banques allemandes ont accusé des pertes énormes sur les marchés, comparables à celles de certains grands groupes de la « nouvelle économie ».

Le cours de l’action de la Commerzbank est passé de 44 euros en 2000 à 5,3 euros le 8 octobre, soit une chute de 88%, pour atteindre son niveau le plus faible en vingt ans. Au cours de la même période, la capitalisation boursière de la Commerzbank s’est réduite de 24 à 3 milliards d’euros. Les autres titres financiers de l’indice DAX ont aussi essuyé de lourdes pertes : Bayerische HypoVereinsbank (-84%), Deutsche Bank (-64%), Allianz/Dresdner Bank (-83%), Müchener Rück (-75%), MLP (-96%). De 330 milliards d’euros en 2000, la capitalisation boursière de ces six banques atteignait à peine 71 milliards d’euros début octobre 2002.

Plusieurs dirigeants bancaires, dont Otmar Issing, économiste en chef de la BCE, Edgar Meister du directoire de la Bundesbank, Karl-Burkhard Caspari, vice-président de l’agence allemande de surveillance financière BaFin, et Rolf Breuer, président du conseil de surveillance de la Deutsche Bank et actuel président de l’association des banques allemandes, ont démenti les rumeurs sur les problèmes de liquidités. Cependant, Issing a dû admettre que la situation du secteur bancaire allemand, au moins sur les marchés boursiers, était en effet « dramatique ».

De plus, les tensions entre centres bancaires sont en train de s’aviver. Certains banquiers de Francfort dénoncent la propagation de rumeurs malveillantes provenant de la City de Londres ou de New York, alors que certains banquiers de Londres affirment que les banquiers allemands « concotent une fois de plus des théories conspirationnistes ».

Le fait est que la crise bancaire est mondiale, et vient à peine de commencer. Le nombre de faillites a atteint un record en Amérique, au Japon et en Allemagne. Pour les neuf premiers mois de l’année, les défauts de paiements sur les obligations de sociétés ont déjà atteint un niveau record (140 milliards de dollars). Cette année, 28 pays, dont l’Argentine, n’ont pas été en mesure d’honorer le service de leur dette et les banques de placement en Europe et aux Etats-Unis devront sans doute faire passer en pertes et profits plus de 130 milliards de dollars de dettes cette année, là aussi un record.

Si les grandes agences de notation ont rétrogradé début octobre la plupart des grandes banques allemandes, le 9 octobre, l’agence Moody’s a aussi baissé la note de la dette à long terme de JP Morgan Chase, la deuxième banque américaine. Depuis le début 2001, sa capitalisation boursière est passée de 105 milliards de dollars à 33 milliards aujourd’hui, soit une perte de 69%. La descente aux enfers concerne aussi Charles Schwab (-82%), Morgan Stanley (-72%), Merrill Lynch (-60%), Goldman Sachs (-54%), Citigroup (-50%), Lehman Brothers (-48%) et Bear Stearns (-45%).

Et l’on ne voit toujours pas le bout du tunnel. Le Brésil risque de suivre l’Argentine dans une cessation de paiement. La dernière des grandes bulles financières américaines - marché hypothécaire et refinancement, dont les 5000 milliards de dollars d’obligations à risques de Fannie Mae et Freddie Mac -est sur le point d’éclater. De même, il faut s’attendre à d’importants krachs sur le marché des produits dérivés, avec notamment la JP Morgan qui en détient un portefeuille de 26 000 milliards de dollars, et la Deutsche Bank (11 000 milliards).

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard