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La crise de l’électricité en Californie

La rédaction

L’état d’urgence décrété par le gouverneur californien Gray Davis, suite à la mise en place de « coupures tournantes de courant » à travers l’Etat le plus peuplé d’Amérique, montre à quel point les autorités ont été prises au dépourvu par une crise énergétique pourtant facilement prévisible. Nous avions mis en garde contre ce danger en mai dernier, dans un article intitulé « Le réseau électrique américain « au niveau du tiers monde" ».

Les implications financières de la crise californienne commencent maintenant à se faire sentir et nombreux sont ceux qui y voient un danger systémique. En effet, l’imminente mise en règlement judiciaire des deux premiers distributeurs en Californie - Pacific Gas & Electric (PG&E) et South California Edison Co. (SCE) - représente, selon les experts, une menace pour tout le système bancaire américain. La semaine dernière déjà, PG&E et SCE s’étaient trouvés dans l’incapacité de régler les quelque 600 millions de dollars de remboursement de la dette venue à échéance, ce qui les met à deux doigts d’un dépôt de bilan formel. SCE a fait savoir que, faute d’un renflouement, il serait en faillite d’ici le 2 février, et la situation de PG&E est similaire. A la suite de ce défaut de paiement, les agences de notation Moody’s et Standard & Poors ont rétrogradé les obligations des deux sociétés au niveau de « junk bonds ». Bien que les marchés financiers n’aient pas encore réagi aux implications financières d’une telle faillite, cet aspect de la crise risque d’avoir des conséquences fâcheuses.

A l’issue d’une session d’urgence des instances législatives californiennes, le 16 janvier, le gouverneur Davis a donc déclaré l’état d’urgence, autorisant ainsi le gouvernement à dépenser 400 millions de dollars pour acheter de l’électricité. Ainsi, l’Etat lui-même achèterait du courant auprès de producteurs extérieurs pour le revendre aux distributeurs californiens. Toutefois, pour apaiser la colère des consommateurs, la loi précise que l’Etat ne paiera pas plus de 5,5 cents le kilowatt-heure d’électricité, alors que les producteurs exigent au minimum 6,5 à 7,5 cents. Par conséquent, il est improbable que l’Etat de Californie soit davantage en mesure d’acheter de l’électricité que les sociétés privées en faillite.

En 1996, la Loi sur la déréglementation de l’électricité adoptée en Californie a obligé les distributeurs à vendre leurs propres centrales et à acheter de l’électricité auprès de fournisseurs déréglementés, la plupart étrangers à l’Etat, alors que les prix de revente aux clients sont restés contrôlés. La majeure partie de l’électricité consommée dans l’Etat provient de centrales au gaz. Suite à l’envolée des prix du gaz en novembre 2000, PG&E et SCE ont dû emprunter aux banques pour pouvoir s’approvisionner. Les fournisseurs ont exploité à fond la situation, augmentant les prix de 400 % en moyenne. Les cinq plus importants fournisseurs de Californie sont AES (Virginie), Reliant Energy (Texas), Southern Co. (Géorgie), Duke Energy (Caroline du Nord) et Dynegy (Texas). PG&E et SCE ont évalué que l’augmentation des prix leur avait coûté, entre janvier 2000 et janvier 2001, pas moins de 12,2 milliards de dollars, financés pour la plupart par des prêts ou des crédits bancaires à court terme. Leurs obligations ayant été rétrogradées, ces entreprises ne pourront pas en émettre de nouvelles pour financer leur opération.

Les banques les plus exposées auprès des distributeurs californiens sont la Bank of America et Wells Fargo Bank, toutes deux faisant partie des grands banques mondiales. Celles-ci ont prêté environ 6 milliards de dollars à court et à long termes aux deux distributeurs, dont la faillite aurait des répercussions sur des milliards de dollars de prêts consentis par ces deux banques et d’autres aux Etats-Unis et en Europe, y compris la Deutsche Bank, qui a des lignes de crédit interbancaires avec Bank of America et Wells Fargo. Ceci, à son tour, pourrait conduire à un « resserrement de crédit » potentiellement systémique.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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